CRIAVS-CENTRE
Centre Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles

Organisateur

mercredi, 29 juin 2016 07:32

Prévenir les abus sexuels des enfants

Tom Squire

Clinical Manager, MA, BSc, Diploma in Probation Studies, association Lucy Faihtfull Foundation (Angleterre)

Voici la vidéo de la  conférence qui s'est tenue le 11 Décembre 2015 lors du colloque orgnanisé par le CRIAVS Centre- Val de Loire "Prévention des agressions sexuelles: du premier passage à l'acte à la récidive".

La vidéo est diffusée avec l'aimable autorisation de l'auteur dont les propos constituent la propriété intellectuelle

 

 

 

Tom Squire, Directeur Clinique à la fondation Lucy Faithfull en Angleterre proposera un aperçu des défis lancés par la prévention des agressions sexuelles des enfants. Il démontrera comment cette tâche n’est pas seulement l’apanage des professionnels « experts » mais également de la responsabilité de tout adulte dans la société. Cela nous amènera à questionner ce que le grand public a besoin de connaître pour protéger les enfants de ce type de violences et ce qu’il est également attendu de lui.

Pour affiner ce propos, Tom explorera le processus d’abus sexuel des enfants et présentera un modèle de prévention basé sur les travaux de Smallbone, S., Marshall, W., and Wortley, R. (2008). Il soulignera grâce à ce modèle le travail de la ligne téléphonique d’aide Stop it now ! créée en 2002 par la fondation Lucy Faithfull. Cette Helpline est un service de conseil et d’information confidentiel qui s’adresse aux adultes préoccupés par leurs propres comportements sexuels, pensées et sentiments à l’égard des enfants ainsi qu’aux adultes ayant connaissance des comportements d’autres adultes ou enfants. Ce faisant la Helpline Stop it Now ! vise à protéger les enfants des comportements sexuels violents.

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/bordeaux-un-centre-pilote-pour-prevenir-la-radicalisation_1776998.html

 

Un centre pilote pour prévenir la radicalisation

afp.com/GEORGES GOBET

Le Centre d'action et de prévention contre la radicalisation des individus (Capri) est le premier en France à assurer un suivi pluridisciplinaire des personnes séduites par l'idéologie djihadiste.

Il s'agit du premier organisme en France qui assure un suivi pluridisciplinaire des personnes séduites par l'idéologie djihadiste. Situé à Bordeaux, le Centre d'action et de prévention contre la radicalisation des individus (Capri) s'occupe une trentaine de jeunes de moins de 25 ans, dont deux mineurs. Majoritairement des hommes, plus de la moitié sont sans emploi. 

L'initiative semble faire école en Belgique: Rachid Madrane, le ministre belge de l'Aide à la Jeunesse, visitera le dispositif en juin en vue d'un projet similaire à Bruxelles, précise Marik Fetouh, chargé du projet à la mairie de Bordeaux. Ce rendez-vous a été calé avant les attentats de Bruxelles mardi, qui ont fait 31 morts et quelque 300 blessés

Un lieu confidentiel

L'adresse des locaux ultra-sécurisés du Capri est confidentielle et plusieurs intervenants refusent de s'exprimer. Pas seulement pour des raisons de sécurité: l'association, active depuis fin 2015, "tient à protéger les familles et les jeunes de toute exposition médiatique pour préserver le lien de confiance", explique Marik Fetouh. 

"Le Capri s'intéresse aux cas les plus fragiles, en rupture, qui sont des proies faciles pour les recruteurs, ou à ceux qui tiennent un discours radical", selon cet élu centriste, "né d'un père musulman non-pratiquant et d'une mère catholique". La structure a pour objectifs de déconstruire les argumentaires radicaux, former les acteurs psycho-sociaux à la reconnaissance des signes de radicalisation et accompagner les personnes signalées et leurs proches. 

LIRE AUSSI >> Les centres de déradicalisation pour djihadistes, une bonne solution?

Une trentaine de jeunes suivis

Elle suit une trentaine de jeunes de moins de 25 ans, dont deux mineurs. Majoritairement des hommes (70%), plus de la moitié sont sans emploi. Tous ont été signalés par les services de sécurité ou leurs proches, selon Simon Bertoux, directeur de cabinet à la préfecture de la Région. L'Etat, dit-il, finance avec les collectivités cette association (loi 1901) mais il "n'est là qu'en observateur". 

Imams, psychanalystes, psychiatres, éducateurs, travailleurs sociaux: pour ses animateurs, "la force du Capri tient à sa pluridisciplinarité". Inspirés de modèles britannique et scandinave, les fondateurs du projet ont mutualisé les savoir-faire de la Fédération musulmane de Gironde, de la mairie de Bordeaux, qui voulait créer un "comité de vigilance sur la radicalisation", et de la Société de recherche et d'analyse en emprise mentale (Sfraem), présidée par un avocat spécialiste des dérives sectaires, Daniel Picotin. 

15 à 20% relèvent de la psychiatrie

La démarche s'appuie sur une "pré-analyse" collégiale pour un "diagnostic éventuel de radicalisation". Même si elle n'est pas nécessairement liée à une radicalisation, "une rupture scolaire familiale et sociale peut amener à s'interroger", selon le Dr Bernard Antoniol, pilote du volet psychiatrique. Mais, nuance-t-il, "15 à 20% - peut-être plus - des sujets signalés au Capri relèvent exclusivement de la psychiatrie". 

LIRE AUSSI >> Déradicalisation: Dounia Bouzar jette l'éponge

Tel ce patient suivi régulièrement à l'hôpital, qui à chaque rechute, se proclame "salafiste". A son image, certains jeunes "trouvent sur internet et les réseaux sociaux confirmation de leurs idées délirantes. Ils ne sont convertis par personne... mais le sont surtout par eux-mêmes", observe le psychiatre, expert des tribunaux. Un discours de soutien à l'organisation Etat islamique peut être un critère plus explicite et conduire à poser la question de l'endoctrinement. 

"Poser le bon diagnostique"

Mais là encore, "tout candidat au djihad n'est pas obligatoirement sous emprise mentale". D'où la nécessité de poser "ensemble le bon diagnostic", selon Me Picotin. Il distingue "les cas psychiatriques, les identitaires par choix idéologique et les personnes manipulées". Lui n'intervient qu'auprès de cette dernière catégorie, car "le radicalisme peut suivre le même processus que l'embrigadement sectaire: séduction, dépersonnalisation et reconstruction d'une identité". 

Dans son combat contre l'emprise mentale, Me Picotin fait appel à des psychanalystes pour "créer le déclic" de libération. Enfin, le Capri s'appuie sur "l'expertise théologique" de l'imam de Bordeaux, Tareq Oubrou, très actif sur internet pour diffuser le "contre-discours à la propagande djihadiste". 

A ses côtés, le secrétaire général du Conseil régional du culte musulman (CRCM), Fouad Saanadi, soutient ardemment l'idée de "théologie préventive". "Nous sommes assez armés pour déconstruire - par des réponses individuelles à ces jeunes aux profils très divers - les aberrations que l'on peut entendre sur le Coran et le djihad", assure cet aumônier musulman des hôpitaux. 

+ Plus d'actualité sur : Radicalisation islamiste: ces Français qui deviennent djihadistes

Les ouvrages mentionnés ci-dessous sont consultables au Centre de documentation du Criavs Centre-Val de Loire et peuvent vous être prêtés sur demande

( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ) – 02 18 37 05 98

Vous pouvez consulter la base de données documentaire des CRIAVS ThèséAS http://theseas.reseaudoc.org/opac/

 

De nouveaux ouvrages dans notre fonds documentaire

ADDICTION SEXUELLE

sexaddicts

SANDIS Florence, DUMONTEIX Jean-Benoît. Les sex addicts – Quand le sexe devient une drogue dure. Paris : Pocket, 2013, 253 p.

 

Qu'est-ce que la dépendance sexuelle ? Que ressentent les hommes et les femmes qui n'arrivent plus à contrôler leurs pulsions ? Comment devient-on "sex addict" ? Peut-on s'en sortir ? Après les questions suscitées par l'affaire DSK, et pour la première fois en France, un document lève le voile sur la dépendance sexuelle, ce comportement qui touche près de 5% des Français mais qui ne s'avoue pas. Huit personnes ont accepté de témoigner avec une sincérité poignante.

Qu'ils soient hétérosexuels ou homosexuels, jeunes exposés trop tôt à la pornographie ou quadragénaire sous pression, célibataires ou en couple, homme d'affaires, journaliste, femme au foyer, étudiante… tous racontent cette même quête effrénée de jouissance qui devient une drogue dure. Éclairé par les explications de thérapeutes spécialistes de l'addiction sexuelle en France, ce document exceptionnel fait le point sur cette maladie taboue qui reflète aussi l'évolution de notre société.

 

ESTELLON Vincent. Les sex-addicts. Paris : PUF, 2014, 127

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Hanté par la quête d’excitations sensorielles, le sex-addict démultiplie le temps qu’il consacre à la recherche de situations sexuelles diverses (cybersex, multipartenariat, consommation compulsive de pornographie, fréquentation de prostitué(e)s, rencontres fast sex, etc.). Sa vie semble entièrement tendue vers la prochaine expérience sexuelle. Progressivement, l’excitation sexuelle, maintenue à l’écart du sentiment amoureux, se réduit à la performance. Ce qui est recherché dépasse les conventions morales et sociales : un au-delà du plaisir difficile à trouver et à satisfaire. Cet ouvrage explore le fonctionnement de l’addiction sexuelle qui, si elle n’est pas nouvelle, n’est véritablement prise en compte que depuis quelques décennies. Il invite à comprendre comment se construit cette sexualité compulsive et certaines modalités qui sous-tendent ce taylorisme sexuel.

 

 

DEVIANCE SEXUELLE

 

THIBAUT Florence. Approche psychiatrique des déviances sexuelles. Paris : Springer, 2013, 130 p.

 thibaut2013

Au fil des siècles, l'émotion suscitée par les crimes sexuels, particulièrement quand les victimes sont des enfants, n'a cessé de croître. Elle est même devenue un marqueur de notre société contemporaine. Bien que les condamnations soient de plus en plus fréquentes, de nombreux crimes échappent encore à la justice en raison de la difficulté persistante pour les victimes à porter plainte. Si la législation s'est considérablement renforcée en matière de répression de la délinquance sexuelle et que les peines sont de plus en plus lourdes, il est établi que l'emprisonnement seul ne peut prévenir la récidive. La solution passe par une meilleure connaissance des déterminants de la délinquance sexuelle et par un diagnostic approprié, par les psychiatres, des comportements sexuels paraphiliques qui peuvent favoriser crimes et délits. Ce diagnostic doit conduire à mettre en place la prise en charge la mieux adaptée à chaque type de paraphilie et garantir à la fois l'atténuation de la souffrance des patients atteints de paraphilies mais surtout la réduction du risque de récidive. Ce livre aborde la délinquance sexuelle du point de vue épidémiologique et législatif. Il explore les liens entre la criminalité sexuelle et le diagnostic de paraphilie. Il évoque ensuite les éléments physiopathologiques connus et fournit, un panorama des thérapies comportementales et pharmacologiques les mieux adaptées à chaque cas sans en méconnaître les aspects éthiques.

 

INSTITUTIONS

 

FUSTIER Paul. Le travail d’équipe en institution. Clinique de l’institution médico-sociale et psychiatrique. Paris, Dunod, 2015, 216 p.

 fustier2015

Les problématiques d’équipes sont au coeur des pratiques professionnelles dans les domaines de l’éducation spécialisée, de l’exclusion sociale et de la psychiatrie. Cet ouvrage, qui regroupe les principaux travaux de Paul Fustier sur ce thème, est organisé en trois axes :

• la question de l’origine ou de la fondation de l’institution qui entraîne une interrogation sur les différentes modalités de direction ;

• la question de la fabrication en équipe d’une représentation inconsciente des personnes prises en charge ;

• la question du traitement de l’écart qui existe entre une équipe de professionnels et chacun de ses membres, écart entre positions individuelles et culture d’équipe, entre ce qui surgit de l’intime et ce qui relève du collectif.

Un long chapitre à forme conclusive propose objectifs et repères méthodologiques aux psychologues et psychiatres dont la tâche est d’aider les équipes dans leur travail auprès des personnes prises en charge.

FUSTIER Paul. Les corridors du quotidien. Clinique du quotidien et éducation spécialisée en institution. Paris : Dunod, 2008, 169 p.

fustier2008

Ce livre est consacré à certaines formes de prise en charge réalisées auprès de personnes (enfants, adolescents, adultes) manifestant des difficultés d’intégration sociale en lien avec des difficultés d’ordre psychologique. Des institutions construites en dérivation par rapport au modèle traditionnel de l’internat accueillent ces personnes et leur offrent, à côté de traitements spécifiques, un milieu de vie dans lequel elles côtoient des professionnels éducateurs ou soignants qui partagent avec elles le quotidien ou l’ordinaire de la vieChez les personnes accueillies, cette « présence proche » a des effets importants de changement psychologique quand elle est l’objet d’un travail d’approfondissement clinique qui en dévoile les enjeux, les avatars, et les tâtonnements. La métaphore du « corridor » désigne ces espaces-temps ambigus au sein desquels se déploient, sous une apparente banalité, des échanges complexes qui permettent une reconstruction du lien social.

 

PRISON

JACQUOT Stéphane, RAIMBOURG Dominique. Prison. Le choix de la raison. Paris : Economica, 2015, 100 p.

 jacquot raimbourg2015

Attirance et répulsion, rejet et fascination, rigueur et compassion : le regard porté sur la prison regorge de contradictions. Rien d étonnant à cela. La prison est d abord faite pour les honnêtes gens. Elle leur montre le sort réservé à ceux qui se conduisent mal. Elle est le châtiment fait pierres, briques et moellons. Mais en même temps la prison est un outil pour mettre à l’écart des délinquants, pour les sanctionner et les faire évoluer avant leur remise en liberté. Réfléchir sur le rôle de la prison, sur la peine, c’est réussir à prendre en compte ce double aspect, à la fois symbole et outil. C’est dire toute la difficulté de l’exercice. C’est pourquoi les auteurs s’y sont attaqués à deux. Venus d’horizons différents, l’un est de droite, l’autre est de gauche, ces deux responsables politiques ont croisé leurs regards sur cette institution.

 

 PSYCHANALYSE

 

MASI (DE) Franco. Travailler avec les patients difficiles. Paris : Ithaque, 2015, 330 p.

 demasi2015

Pour un grand nombre de thérapeutes, les pathologies graves résistent au traitement psychanalytique, lequel serait avant tout indiqué pour les patients névrotiques. Fort de sa longue expérience clinique, Franco De Masi interroge ce lieu commun en examinant les causes de la destructuration de la psyché chez certains types de patients dits " inanalysables ", – pervers, borderlines, psychotiques – ceux-là mêmes qui ne parviennent ni à symboliser ni à donner sens à leurs propres états émotionnels. Pour De Masi, la psychopathologie de ces patients n'est pas un obstacle, au contraire, elle féconde l’activité thérapeutique quotidienne. Plus encore – et c’est là l’un des aspects les plus novateurs de l’ouvrage –, elle constitue le terrain propice à un nouvel ancrage de la psychanalyse dans la clinique.

 

PSYCHOTHERAPIE

 

COUTANCEAU Roland, BENNEGADI Rachid. Résilience et relations humaines. Couple, famille, institution, entreprise, cultures. Paris : Dunod, 2014, 197 p.

coutenceau2014

Parallèlement à la recherche des qualités « cachées » dans la dynamique de la résilience : lucidité, courage, optimisme, créativité, humour, imaginaire, ce livre s’intéresse à tout ce qui se joue de résilient dans les relations interpersonnelles, que ce soit dans des espaces clos (couple, famille, institution, entreprise) ou dans l’environnement social (société, cultures). Quant aux facteurs culturels, le défi pour la psychiatrie sociale est de les prendre tous en compte ; en situant la complémentarité d’une ethnopsychiatrie qui surligne les différences, et une ethnopsychiatrie humaniste qui souligne l’universalité de certains ressorts de l’âme humaine. L’originalité de cet ouvrage est de mettre en lumière les souffrances, intrapsychiques ou propres à la relation interpersonnelle ou au groupe, afin de les surmonter et de faire de chacun d’entre nous un sujet capable de résilience pour qu’il retrouve son identité et sa place au sein du groupe.

 

SEXUALITE

 

GIAMI Alain, MOREAU Emilie, MOULIN Pierre. Infirmières et sexualité : entre soins et relation. Paris : Presses de l’EHESP, 156 p.

giami2015 Si la sexualité occupe une place grandissante vans la pratique clinique et la santé publique, les professionnels de santé ne reçoivent, paradoxalement, quasiment aucune information en ce domaine au cours de leur formation initiale. Alors que les infirmières sont censées connaître l'évolution de la sexualité aux différents âges de la vie et l'intégrer dans leurs soins, elles se sentent souvent démunies pour répondre aux demandes des patients, pas toujours explicites, et faire face à leurs comportements. Illustré de nombreux extraits d'entretien, cet ouvrage explore les expériences de terrain des infirmières en lien avec la sexualité. Il met en évidence le malaise parfois ressenti et les ressources personnelles que certaines mobilisent pour gérer l'érotisation inhérente à la relation de soins, tandis que d'autres préfèrent se placer dans des stratégies d'évitement. Au terme de ce parcours, les propositions de travail des infirmières sont discutées à l'aune des études sur les soins infirmiers et la sexualité. Cet ouvrage invite professionnels, étudiants, chercheurs ou usagers à s'interroger sur la santé sexuelle des patients et, plus largement, sur leur qualité de vie dans le cadre des soins. Ces questions mettent en jeu la formation et les compétences des infirmières et des professionnels de santé.

VIOLENCES

DALIGAND Liliane. La violence féminine. Paris : Albin Michel, 224 p.

Daligand

Parler de la violence féminine provoque toujours un malaise tant il est difficile d'imaginer la femme en criminelle... Lorsque c'est le cas, elle est aussitôt traitée comme un cas unique, voire comme une victime. Pourtant, la majorité des cas de maltraitance des enfants au sein de la famille est le fait des mères, et la délinquance des adolescentes est en nette progression, y compris pour des actes d'agression à caractère sexuel. Quant aux hommes battus, ils sortent de leur silence. Les médias font un large écho aux crimes les plus spectaculaires, infanticides répétés, actes de barbarie guerrière... Sans compter les agressions quotidiennes souvent plus discrètes, verbales ou psychologiques, mais courantes au bureau ou à l'école, qui peuvent provoquer d'immenses dégâts. Alors, faut-il en finir avec un tabou : la figure de la femme protectrice et aimante ? Ou, comme Liliane Daligand, se demander, en allant au-delà des statistiques, des faits et des études théoriques, ce qui a changé pour que cette violence, qui a peut-être toujours existé, éclate maintenant au grand jour ? S'appuyant sur les expertises qu'elle a été amenée à réaliser, l’auteur éclaire les ressorts de cette violence, une violence que nous maîtrisons, mais qui n'en reste pas moins enfouie en chacun de nous, hommes et femmes.

GUERIN Violaine. Comment guérir après des violences sexuelles ? Paris : Tanemirt Editions, 2014, 231 p.

guerin2014

Comment guérir après des violences sexuelles ? Endocrinologue et gynécologue, le Dr Violaine Guérin nous interpelle tous sur le sens caché des maladies : le corps parle et nombre de ses expressions ne sont que mémoires de violences du passé. Vivre des violences sexuelles est l’expérience la plus destructrice qu’il soit donné de vivre à un être humain. C’est un crime, souvent “parfait”, qui touche une femme sur quatre et un homme sur six dans sa vie. Les personnes qui en sont victimes, majoritairement dans l’enfance, sont souvent projetées dans une amnésie post-traumatique qui les empêche de faire le lien entre leur mal être, tout un cortège de symptômes et ce qu’elles ont vécu.

C’est pourquoi il est important d’entamer un véritable parcours de réparation de ces violences, et qu’un grand nombre de professionnels de santé soient formés à ces soins si spécifiques et subtils. Il est aussi important de veiller à ce que les personnes victimes de telles violences soient aidées le plus tôt possible par rapport au traumatisme, d’où l’importance du dépistage et de la mise à disposition de protocoles thérapeutiques efficaces et limités dans le temps. C’est l’objet de cet ouvrage.

LOUIS Edouard. Histoire de la violence. Paris : Seuil, 2016, 229 p.

louis2016

J'ai rencontré Reda le soir de Noël 2012, alors que je rentrais chez moi après un repas avec des amis, vers quatre heures du matin. Il m'a abordé dans la rue et j'ai fini par lui proposer de monter dans mon studio. Ensuite, il m'a raconté l'histoire de son enfance et celle de l'arrivée de son père en France, son père qui avait fui l'Algérie. Vers six heures du matin, il a pris plusieurs de mes affaires, il a sorti un revolver et il a dit qu'il allait me tuer. Il m'a insulté, frappé, violé. Le lendemain les démarches médicales, policières et judiciaires ont commencé, qui, plus qu'elles ne réparent la violence, la prolongent et l'aggravent." Ce livre retrace l'histoire de cette nuit et des jours suivants. Construit comme un huis clos, il tient son originalité de la puissance de son sujet, et de sa construction formelle. En effet, plus tard, Edouard se confie à sa soeur, qui décrit à son tour les faits à son mari. Edouard l'entend par une porte entrouverte. Les deux récits s'entremêlent dans une spectaculaire opposition de langages, offrant des points de vue différents sur ce qui s'est passé cette nuit-là, sur ce, qui peut permettre de comprendre les dynamiques de l'agression et du traumatisme. Ils évoquent l'enfance d'Edouard, mais aussi celle de Reda et de son père, les effets de l'émigration, du racisme, de la misère. Et posent des questions sur les mécanismes judiciaires auxquels les victimes sont confrontées ou encore sur le rôle de l'amitié. Ce livre propose une histoire de la violence, de ses origines, ses raisons et ses causes.

 

 

mercredi, 06 avril 2016 13:07

Formations réseau Previos - Toulouse

L'objectif du réseau Previos est d'accompagner les professionnels confrontés à la violence à mieux appréhender les processus en jeu, les conséquences sanitaires, sociales et judiciaires de ces violences et à favoriser une attitude adaptée à la situation.

Nous vous proposons deux formations sur la thématique des adolescents victimes de violences sexuelles :
  
  •  Ces formations peuvent être réalisées dans le cadre du DPC :
 
 
Elles peuvent être dispensées in-situ.

Pour toute demande de formation ou de sensibilisation dans le domaine des préventions de la violence, n'hésitez pas à contacter Saba LIGNON, Coordinatrice du réseau PREVIOS (06.38.26.78.22 ou   Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ).
 
N'hésitez pas à diffuser nos informations autour de vous et à visiter notre site (www.reseauprevios.fr) ainsi que notre blog ( http://news.reseauprevios.fr/) pour suivre les actualités du réseau et de ses partenaires.
 
Cordialement.
 
L'équipe du Réseau Previos
Association PREVIOS
www.reseauprevios.fr
 http://news.reseauprevios.fr

Responsable Pédagogique :   Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Service Formation :   Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
mercredi, 06 avril 2016 00:00

Références bibliographiques Mars 2016

Certaines références sont parues dans le bulletin hebdomadaire de février 2016 de la FFCRIAVS

 

 

AUTEUR DE VIOLENCES SEXUELLES

 

 SM02 16

MENOUD Elodie. Hormonothérapie et psychothérapie de l’abuseur sexuel. Santé mentale, février 2016, n° 205, pp. 14-18

 

Incarcéré pour des agressions sexuelles, Michel parvient, grâce à un traitement hormonal « qui laisse de l’espace », à entamer une psychothérapie. Un parcours de soin qui illustre l’intérêt d’associer ces deux axes thérapeutiques pour permettre au sujet d’accéder à son histoire et d’évoluer. (Résumé d’auteur)

 

 

PREVENTION DES RECIDIVES

 

Journées d’études internationales. La prévention des récidives : Évaluation, suivis, partenariats. Direction de l’administration pénitentiaire. Paris, 20-21 octobre 2014. Criminocorpus (en ligne). URL :  http://criminocorpus.revues.org/3168

SOULA M. Récidive et illusion rétrospective.

 

DUBOURG E. Les instruments d’évaluation des risques de récidive, du jugement professionnel non structuré aux outils actuariels.

 

HIRSCHELMANN A. Décloisonner les pratiques et connnaissances relatives aux personnes placées sous main de justice.

 

WATERVAL H. Former les acteurs à la prévention de la récidive : Quelles méthodes ? Quels outils ?

Une vision globale et intégrée pour augmenter l’efficacité des interventions des assistants de justice dans le cadre des missions confiées par les autorités mandantes

LE ROY P. De la mise à l’épreuve à la contrainte pénale. Quelle évolution vers quel contenu ?

 

HOFINGER V. Le développement actuel de la probation en Autriche.

GAUTRON V. Les mesures de sûreté et la question de la dangerosité : la place des soins pénalement ordonnés.

TANIFEANI F. La Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS).

LECHON L., MAHE N. Le champ de la prévention de la récidive dans sa dimension multipartenariale et interinstitutionnelle en Charente-Maritime : étude locale et perspectives comparatistes.

 

MILBURN P., JAMET L. La compétence professionnelle des conseillers d’insertion et de probation à l’épreuve de la prévention de la récidive.

 

 

SANTE & SEXUALITE DES JEUNES

 

AMSELLEM-MAINGUY Yaëlle, DUMOLLARD M., Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire INJEP. Santé et sexualité des jeunes pris en charge par la PJJ : entre priorité et évitement : Rapport d’étude . Paris : Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), 2015, 165 p.

 http://www.injep.fr/sites/default/files/documents/2015-05_pjjsante_yam-md.pdf

 

En résumé, l’objectif de cette enquête exploratoire est double :

- documenter la situation, les comportements et les représentations en matière de santé des jeunes pris en charge par la PJJ par une approche qualitative de compréhension des parcours individuels. Pour ce faire, la focale est mise sur la vie affective et sexuelle ;

- confronter les discours des jeunes à ceux des professionnels de la PJJ qui les suivent et les accompagnent afin de saisir les représentations et pratiques de ces derniers en matière de sexualité – et par extension de santé – du public dont ils ont la charge. (Résumé d’auteur)

 

 

AMSELLEM-MAINGUY Y ., CHEYNEL C., FOUET A. Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire INJEP. Entrée dans la sexualité des adolescent(e)s : la question du consentement. Enquête en milieu scolaire auprès des jeunes et des intervenantes en éducation à la sexualité : Rapport d’étude. Paris : Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), 2015, 102 p.

 http://www.injep.fr/sites/default/files/documents/rapport_sivs_def.pdf

 

 

L’objectif de cette enquête est double : comprendre comment les animateurs·trices appréhendent et abordent la question du consentement lors des séances d’éducation à la sexualité en milieu scolaire, mais également comprendre comment se joue le consentement dans les pratiques des adolescent·e·s lors de l’entrée dans la sexualité, et cela à la lumière du genre. Pour ce faire, l’étude s’intéresse aussi bien aux récits des professionnel(le)s qu’aux séances même d’éducation à la sexualité – qui ont été observées – et aux récits des adolescent(e)s.

 

 

RADICALISME

 

 Obs86 2015

Radicalisme violent.Comprendre, prévenir au-delà de l’urgence (dossier).

L’observatoire n° 86/2015, pp. 5-81

Longtemps, nous avons hésité à consacrer un numéro de l’Observatoire à la question du radicalisme violent. N’allions-nous pas encore alimenter la surmédiatisation d’un phénomène qui ne concerne, directement, qu’une petite minorité de jeunes ? N’allions-nous pas risquer d’encore attirer les regards inquiets sur une population musulmane déjà fortement stigmatisée ? Nous avons néanmoins fini par franchir le pas. Parce que, à diverses occasions, nous avons pu constater que les travailleurs sociaux se posent de nombreuses questions sur ce sujet complexe et sensible, tout en évitant de trop « s’en mêler » car craignant la maladresse, l’erreur d’interprétation, l’amalgame, … Parce que, aussi, la prévention du radicalisme, à condition qu’elle soit clairement dissociée de la répression et du contrôle - ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas -, implique d’en revenir à certains fondamentaux du travail social. Nous avons construit ce dossier en nous appuyant sur les rencontres co-organisées par le Centre Régional d’Intégration de Charleroi (CRIC) et le Centre Régional de Verviers pour l’Intégration (CRVI), en collaboration avec la Direction Générale Opérationnelle de l’Action sociale de la la Région wallonne (DGO5), « Prévention du radicalisme violent. Osons en parler », programmées en octobre et novembre 2015. Celles-ci nous ont servi de point de départ - vous retrouverez plusieurs orateurs conviés à ces journées dans nos contributeurs - mais nous avons aussi étoffé ce dossier, que nous avons conçu en deux parties, en nous appuyant notamment sur les avis pertinents de Thierry Tournoy, Directeur du CRIC et de Daniel Martin, Directeur du CRVI. La première partie pose cette terrible question : pourquoi des jeunes de chez nous se laissent-ils séduire par les discours de Daesh et partent-ils faire la guerre en Syrie ou se font-ils exploser dans des attentats suicides ici, en Europe ? Pour y répondre, nous avons sollicité une palette de contributeurs qui, par leur expertise, décortiquent ce qui se joue derrière cet embrigadement criminel des jeunes dans le radicalisme violent.

La seconde propose des pistes et des réflexions sur ce qu’il y a lieu de mener, d’inventer, de soutenir comme actions pour prévenir cette radicalisation. Si les travailleurs sociaux ne peuvent certes agir sur la variable géopolitique ni révolutionner notre contexte sociétal actuel, ils peuvent jouer un rôle important dans divers domaines : aider le jeune à se construire comme sujet et comme acteur de son devenir ; reconstruire le lien décousu entre celui-ci et la société, sa famille, l’école, … ; consolider son esprit critique et sa résistance morale face aux tentatives d’endoctrinement ; promouvoir l’interculturalité et le vivre-ensemble ; lutter contre les inégalités et les discriminations ; … Et, au-delà de l’urgence, participer par leurs convictions et leurs idéaux à une société davantage inclusive et porteuse de signes positifs, d’émancipation, d’espoir.(résumé éditeur)

 

AJP02 16DUMONT C. Radicalisation djihadiste, liberté religieuse et laïcité en prison.

AJ Pénal, février 2016, n° 2 pp. 70-73

Cet article est issu du mémoire professionnel intitulé « Repérer et prévenir la radicalisation djihadiste en prison. La conciliation entre respect des libertés de culte et de conscience des personnes détenues, principe de laïcité et lutte contre la radicalisation », rédigé par l’auteur à la suite d’un stage de six semaines en maison d’arrêt, dans le cadre du master 2 pénologie de l’université Jean Moulin Lyon 3. Il vise avant tout à présenter les points de vue des professionnels de terrain et des personnes détenues sur la mise en place d’une politique de lutte contre la radicalisation en prison. (résumé éditeur)

Voici le lien vers deux rapports de recherches l'un portant sur la santé et la sexualité des jeunes pris en charge par la PJJ, et l'autre sur la sexualité des ados suite à une enquête en milieu scolaire auprès des jeunes et des professionnels.
 
 
 
AMSELLEM-MAINGUY Y ., CHEYNEL C., FOUET A. Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire INJEP. Entrée dans la sexualité des adolescent(e)s : la question du consentement. Enquête en milieu scolaire auprès des jeunes et des intervenantes en éducation à la sexualité : Rapport d’étude. Paris : Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), 2015, 102 p.
 
L’objectif de cette enquête est double : comprendre comment les animateurs appréhendent et abordent la question du consentement lors des séances d’éducation à la sexualité en milieu scolaire, mais également comprendre comment se joue le consentement dans les pratiques des adolescent·e·s lors de l’entrée dans la sexualité, et cela à la lumière du genre. Pour ce faire, l’étude s’intéresse aussi bien aux récits des professionnel(le)s qu’aux séances même d’éducation à la sexualité – qui ont été observées – et aux récits des adolescent(e)s.
 
 
 
AMSELLEM-MAINGUY Yaëlle, DUMOLLARD M., Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire INJEP. Santé et sexualité des jeunes pris en charge par la PJJ : entre priorité et évitement : Rapport d’étude . Paris : Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), 2015, 165 p.
 
En résumé, l’objectif de cette enquête exploratoire est double :
- documenter la situation, les comportements et les représentations en matière de santé des jeunes pris en charge par la PJJ par une approche qualitative de compréhension des parcours individuels. Pour ce faire, la focale est mise sur la vie affective et sexuelle ;
- confronter les discours des jeunes à ceux des professionnels de la PJJ qui les suivent et les accompagnent afin de saisir les représentations et pratiques de ces derniers en matière de sexualité – et par extension de santé – du public dont ils ont la charge
 
en PJ le guide fruit du partenariat entre CERIAVSIF et La maison des adolescents
Violences à caractère sexuel : révélations, suspicions, victimes, auteurs : guide pratique à l'usage des professionnels travaillant auprès d'un public adolescent
 

François BOILLAT

Directeur de l'Espace Romand de Prévention, Association DIS NO (Suisse)

Voici la vidéo de la  conférence qui s'est tenue le 11 Décembre 2015 lors du colloque orgnanisé par le CRIAVS Centre- Val de Loire "Prévention des agressions sexuelles: du premier passage à l'acte à la récidive".

La vidéo est diffusée avec l'aimable autorisation de l'auteur dont les propos constituent la propriété intellectuelle

 

 

vendredi, 04 mars 2016 00:00

Conduite accompagnée

Audrey Schillinger, Magali Félicier

Psychologues au CHS G. Mazurelle (La Roche sur Yon)

Le 22 Novembre 2013, Maison des Sports de Touraine (37)

La vidéo est diffusée avec l'aimable autorisation des auteurs dont les propos constituent la propriété intellectuelle

Pr Jean-Pierre GUAY

Professeur agrégé, il enseigne à l'école de criminologie, Université de Montréal, Québec

Voici la vidéo de la  conférence qui s'est tenue le 11 Décembre 2015 lors du colloque orgnanisé par le CRIAVS Centre- Val de Loire "Prévention des agressions sexuelles: du premier passage à l'acte à la récidive".

La vidéo est diffusée avec l'aimable autorisation de l'auteur dont les propos constituent la propriété intellectuelle

 

Jean Pierre Guay a notamment travaillé sur la traduction d'un outil d'évaluation des facteurs de protection: la SAPROF article ici

http://criavs-centre.fr/centre-de-documentation/publications/guides-et-pratiques/item/111-saprof-guide-d-evaluation-des-facteurs-de-protection