CRIAVS-CENTRE
Centre Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles

Organisateur

mardi, 27 février 2018 00:00

CIFAS 11-14/06/2019 Montpellier

Le prochain Colloque international francophone sur l'agression sexuelle (CIFAS) aura lieu en France du 11 au 14 Juin 2019,

Sexualités, transgressions : La question de l’autre

– Lois, soins, préventions –

La sexualité relève de la sphère individuelle, interpersonnelle et psychoaffective. La question de la rencontre avec l'autre y est fondamentale. Lorsqu'elle est imposée, elle devient violence qui fait effraction dans l'intime. S'agit-il de transgression, de déviance, de pulsion, de recours à l'acte ? Les enjeux étiologiques, diagnostiques ou pronostiques interrogent quotidiennement les pratiques des professionnels, de la police, de la justice, du sanitaire, du social, de l'éducation mais aussi l'entourage familial, les associations de soutien aux victimes et les citoyens.
En 2019, le CIFAS propose une mise en commun des connaissances autour des axes d'évaluation, de prise en charge et de prévention, en interrogeant le rapport à l'altérité, tant pour les victimes que pour les auteurs, adultes ou mineurs et au-delà même des actes subis ou commis. Au travers du fil conducteur -lois, soins, préventions- ce CIFAS en France souhaite relever le défi d'une parité des intervenants/ participants issus de la victimologie autant que de l'agressologie.
Ce dixième CIFAS s'inscrit dans l'esprit de ce qui l'avait fondé en 2001 : échanges internationaux francophones et préoccupations humanistes autour de la problématique des violences sexuelles.

Lien vers le site offciel: https://www.cifas2019.com/

Newsletter du cifas:  http://newsletters.altilab.com/CIFAS/2019/CIFAS2019.html

Voici un lien vers un clip sure le harcèlement de rue

« LA TAILLE DE SA JUPE »    de MANON TANGUY / Réal Gabrielle Vigneault-Gendron

 https://www.youtube.com/watch?v=9eEtTC2bKew&t=2s

 

Contact :

Facebook :  https://www.facebook.com/ManonTanguy4/
Contact promo : Le comptoir musical Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

mercredi, 25 octobre 2017 11:25

Références biblio octobre-novembre 2017

ARTICLES FRANCOPHONES

 

 

ADDICTION

 

POUDAT François-Xavier, LAGADEC Marthylle. Cybersexualité addictive et thérapie comportementale et cognitive. Journal de thérapie comportementale et cognitive, 2017, 27, pp. 138-146

Ce présent article a pour but de faire le point sur les prises en charge par les thérapies comportementales et cognitives (TCC) de la cybersexualité addictive. Après une discussion au sujet du cadre et des limites du concept d’addiction sexuelle, nous essayons de préciser la place de la cybersexualité addictive dans l’ensemble des addictions sexuelles et de ses rapports avec la cyberaddiction. Nous passons en revue les paramètres essentiels de la clinique tant sur le plan comportemental que cognitif. Nous soulignons l’importance d’une bonne analyse fonctionnelle intégrant notamment les autoévaluations et l’étude des systèmes cognitifs spécifiques au comportement sexuel addictif et au cybersexe. Des outils TCC sont détaillés en trois étapes (observation, mobilisation et individuation), dont le but est de permettre au patient de se détacher progressivement de son ancrage pathologique pour mieux s’autonomiser. Nous détaillons aussi les protocoles TCC de groupe qui sont actuellement utilisés notamment dans les thérapies de restructuration cognitive. Ils ont montré une réelle efficacité dans la mobilisation à long terme du symptôme cybersexe, notamment dans les préventions de rechute.

 

AUTEURS DE VIOLENCES SEXUELLES

PATURAL Christophe, BLEIRAD Aurélie. Accompagner les agresseurs sexuels déficitaires. Santé mentale, n° 220, septembre 2017, pp. 18-21

En détention, quelles prises en charge proposer à des patients agresseurs sexuels présentant un important retard intellectuel avec des difficultés de compréhension et d’adaptation ? Des psychologues ont mis en place un dispositif de groupe sur mesure.

 

 

 

LA RECHERCHE EN SOINS INFIRMIERS

 

ROBERTON Geneviève. Où en est la recherche en soins infirmiers ? Santé mentale, hors-série, août 2017, pp. 2-7

Malgré son retard depuis une dizaine d’années, la recherche en soin infirmier se développe, et tout particulièrement en psychiatrie. Quels sont les freins à sa mise en place et comment les soignants peuvent-ils l’investir ? Etat des lieux.

 

SEXUALITE ET VIOLENCE

 

LE GOAZIOU Véronique. Les jeunes, la sexualité et la violence. Septembre 2017,

pp.1-55

 http://www.yapaka.be/livre/les-jeunes-la-sexualite-et-la-violence

La jeunesse, la sexualité et la violence ont au moins un point commun : ce sont des catégories qui sont tenues sous haute surveillance. Les grands interdits sexuels ont faibli dans nos sociétés et la sexualité juvénile, détachée du cadre affectivo-conjugal, est aujourd’hui admise. Mais les normalités sexuelles, loin d’avoir disparu, sont en réalité multiples et elles ne vont pas toujours dans le sens d’une sexualité égalitaire (entre les sexes) et adaptée (suivant les âges). C’est pourquoi les déviances sexuelles des jeunes, réelles ou supposées, et plus encore leurs actes sexuels violents font l’objet de maints questionnements.

La justice en est saisie ainsi que des éducateurs et des soignants. Plus largement, la communauté des adultes tente de trouver le juste équilibre entre la liberté sexuelle, dont nous sommes les héritiers, et l’accompagnement de nos enfants dans la découverte de leur désir et dans celle du désir de l’autre.

SOMMAIRE

  • Les normes et la sexualité        
  • Lire le passé
  • Contraintes et contrôles 
  • La libération sexuelle
  • Le droit au plaisir 
  • L’éducation sexuelle 
  • Quel héritage ? 
  • Les jeunes et le sexe 
  • Des pratiques nouvelles 
  • Des normes plus diffuses 
  • Le marché du sexe 
  • Sexisme et harcèlement 
  • La pornographie 
  • Les violences sexuelles des jeunes 
  • L’émergence d’un problème 
  • À propos des violences sexuelles 
  • Les agirs sexuels violents des jeunes
  • Les viols au sein des fratries 
  • Les viols en groupe 
  • La justice, le soin, la parole
  • La justice et le sexe
  • Les jeunes délinquants sexuels
  • Juger l’acte                                                                                   
  • Soigner et éduquer 
  • Approcher l’intime 
  • Bibliographie

SMANIOTTO Barbara, MELCHIORRE Maud. Quand la construction de la sexualité adolescente se confronte à la violence du voir pornographique. Sexologies, 2017, 7 p.

Article in press : article en pré-publication

L’essor des nouvelles technologies a démocratisé la pornographie, rendant son accès facile, permanent, y compris aux enfants et aux adolescents. Elle n’appelle aujourd’hui plus aucun effort du voir, dans ce qu’il sous-tend de transgressif, de plaisir, de culpabilité et de honte ; désormais, la pornographie s’impose à l’œil, même lorsqu’elle n’est pas recherchée. Les études (essentiellement nord-américaines) ne font pas consensus autour de l’influence de la pornographie sur la sexualité adolescente (représentations, pratiques). Les dérives psychopathologiques et/ou addictives apparaissent marginales, elles concernent les adolescents les plus fragiles dont l’imaginaire demeure captif de cette iconographie. C’est dans notre pratique auprès d’adolescents présentant une sexualité préoccupante, voire auteurs de violences sexuelles que cette question s’est imposée. Ces patients mentionnent fréquemment un contact répété, massif avec la pornographie. Si bien évidemment, tous les adolescents qui visionnent ce type d’images ne s’engagent pas dans de tels agirs, cette observation nous invite à interroger l’impact de la violence du voir pornographique sur la construction de la sexualité adolescente. Outre ses effets sur la fantasmatique sexuelle, nous faisons l’hypothèse que la consommation de pornographie s’apparente à une tentative d’incorporation du sexe génital marquant l’échec de l’introjection de la génitalité au moment de l’adolescence.

TRAUMAS SEXUELS ET ADOLESCENCE

 

LEMITRE Samuel. Traumas sexuels et adolescence. Entre auteurs et victimes ou le bal de dynamiques circulaires. Enfances et Psy, n° 74, 2017/2, pp. 102-114

En détention, quelles prises en charge proposer à des patients agresseurs sexuels présentant un important retard intellectuel avec des difficultés de compréhension et d’adaptation ? Des psychologues ont mis en place un dispositif de groupe sur mesure.

 

Les deux principaux profils cliniques de mineurs auteurs d’agression sexuelle correspondent à deux modalités d’expression symptomatiques généralement observées dans les traumas complexes. Cela conduit l’auteur à défendre l’idée que la clinique des violences sexuelles est une clinique du trauma qui, sans un accompagnement adéquat, peut conduire au glissement transgénérationnel des matériaux traumatiques et à une répétition des violences sexuelles. Le bouleversement pubertaire remet en effet les enjeux du sexuel au premier plan. Il fait circuler plus d’énergie pulsionnelle au sein du système familial et crée un contexte favorable à la réactivation des traumas sexuels parentaux non résolus. L’enfant peut alors apparaître comme une menace à l’équilibre familial et contribuer à un changement de paradigme relationnel parent/enfant. L’effet destructurant

de ces dynamiques nouvelles est d’autant plus fort lorsqu’un mécanisme d’identification à l’agresseur est à l’oeuvre car celui-ci participe à une véritable « confusion des places » auteur/victime. Dans un tel contexte, le risque d’une réactualisation du script violent est majeur. C’est sur la base de constats cliniques empiriques et de cas illustrés que l’auteur met en lumière ces enjeux psychopathologiques.

 

 

ARTICLES ANGLOPHONES

 

Bulletin documentaire du 7 au 13 octobre 2017 de la Fédération des Criavs

 

A Dynamic Risk Factors–Based Typology of Sexual Offenders

12 oct. 2017

[Article] MARTÍNEZ-CATENA Ana, REDONDO Santiago, FRERICH Nina, et al. International Journal of Offender Therapy and Comparative Criminology, Vol.61 - N°14. October 2017. pp. 1623-1647

The Static-99R predicts sexual and violent recidivism for individuals with low intellectual functioning

12 oct. 2017

[Article] STEPHENS Skye, NEWMAN Jennifer E. , CANTOR James M., et al. Journal of Sexual Aggression, In Press : Article en pré-publication.

Empathy deficits and adolescent sexual offending: A systematic review of the evidence base

6 oct. 2017

[Article] BALY Andrew, BUTLER Stephe. Aggression and Violent Behavior, Vol. 36. September 2017. pp. 81-97

Potential underpinnings for community maintenance programs for sexual offenders

6 oct. 2017

[Article] YOUSSEF Carollyne, CASEY Sharon, BIRGDEN Astrid. Aggression and Violent Behavior, Vol. 36. September 2017. pp. 108-117

 

 

Vous pouvez consulter la base de données documentaire des CRIAVS ThèséAS http://theseas.reseaudoc.org/opac/

 

mercredi, 22 novembre 2017 00:00

Archive: Colloque -Tours- 08/12/2017

MERCI à tous les intervenants pour la qualité de leur présentation et leur implication dans ces dispositifs de soin en milieu ouvert comme en milieu carcéral.

Cette journée a rappelé l'importance d'une pratique en lien avec les autres professionnels: co-thérapeutes et rencontres santé-justice.

Le CRIAVS peut soutenir les professionnels déjà engagés dans l'accom^pagnement des AVS comme ceux qui souhaiteraient s'y lancer.

Le  programme complet reste téléchargeable en bas de page

lundi, 31 juillet 2017 09:42

Lettre d'information du CRAVS Bretagne

Nous vous relayons (sous forme de lien hypertexte) la nouvelle mouture de la publication de nos collègues bretons qui paraît désormais tous les deux mois (à la place de l'ancienne lettre d'information et du bulletin de veille documentaire).
 
Juillet 2017
 
  • Les statistiques de la délinquance
  • La violence conçue et expliquée par des hommes
  • Violences conjugales et justice pénale
  • Prévention de la violence et de la maltraitance
  • L'agression sexuelle sur mineur

Les infirmières face à la sexualité des patients (dossier coordonné par Isabelle CLAVAGNIER). La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 17-31

Alors que de nombreux patients vivent en établissement ou y séjournent régulièrement, un pan entier de leur humanité est négligé : leur vie intime et sexuelle. Pourtant, elle existe et s’exprime tant bien que mal. L’on oublie trop vite que la chambre de la personne soignée est son unique espace privé. Les soignants « confrontés », bien plus qu’on ne le pense, aux questions, envies, besoins et pratiques sexuelles des patients se trouvent souvent démunis et gênés. Comment réagir dans de telles situations ? Comment parler de sexualité avec la personne soignée ? Avec l’équipe ? Comment allier vie en institution et sexualité ? Brisons le tabou.

 

GOMEZ Jean-François. La sexualité dans l’institution entre déni et prescription. La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 18-20

La sexualité est un sujet difficile à aborder, même au XXIe siècle, en Occident. Il demeure tout aussi complexe, sinon plus, d’en parler dans les établissements de soins, médico-sociaux ou sociaux. Prendre en compte la sexualité des personnes en institution requiert autant une prise en considération collective qu’un travail sur soi. Tour d’horizon de la situation aujourd’hui.

 

CLAVAGNIER Isabelle. Quand la sexualité des patients s’invite dans le quotidien des soins. La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 21-22

La vie intime et le désir sexuel des patients surgissent dans l’univers des soins de manières très diverses. Ces situations différentes ouvrent les débats, ébranlent des certitudes. Témoignages de soignants.

 

MICHON Florence, BOUMAIZA Leila, DESSIAUME Laetitia, MARTHELY Chantal, COTE Christelle, DARTIQUE Pascal, KOUCHLEF Agnès. Les jeunes handicapés moteurs face à leur sexualité. La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 23-24

En centre de soins et de rééducation, l’équipe soignantes en charge du suivi médical et paramédical de jeunes handicapés moteurs scolarisés en internat à Vaucresson (92) est régulièrement confrontée aux interrogations des adolescents sur le vie relationnelle et sexuelle. Un accompagnement global et individuel adapté a été mis en place. La clé de voûte est la relation de confiance.

 

CLAVAGNIER Isabelle. « La personne handicapée doit pouvoir déterminer sa vie intime ». La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 25-26

Diplômée en sexologie et santé publique, Sheila Warembourg exerce comme formatrice en formation initiale auprès des étudiants infirmiers et éducateurs et en formation continue auprès des équipes soignantes. Elle anime aussi des groupes de parole avec des personnes en situation de handicap et leur famille pour répondre aux problématiques en lien avec l’intimité et la sexualité. Entretien.

 

CEINOS Roser, FERNANDEZ Sandra. Prévention des comportements sexuels à risque en psychiatrie. La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 27-29

Les pratiques sexuelles en hôpital psychiatrique sont une réalité. Prévenir les comportements à risque est une responsabilité institutionnelle, longtemps « négligée ». Etablir un dialogue entre soignants et soignés autour de la vie sexuelle et affective doit favoriser des pratiques éclairées, consentantes et sans prises de risque. Partage de pratique avec une équipe hospitalière du Comité sida sexualités prévention.

 

OLLAGNIER Claire, CETOUT Evelyne, COUTINEAU Marylène. La sexualité de nos aînés en institution de soins. La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 30-31

Les évolutions sociétales influencent l’hôpital mais la place de la sexualité y reste marginale. Le sujet est tabou même au sein des familles et notamment si la personne hospitalisée est âgée. Pourtant l’expression de ce besoin naturel vient souvent se confronter au quotidien des soins. De quoi engager une réflexion en équipe pour inclure la sexualité dans le projet de soins et de vie de la personne âgée. Partage d’expérience.

 

Sexualité : handicaps et vulnérabilités. Sexologies, 2016, 25, pp. 93-121

 

GIAMI Alain. Sexualité et handicaps : de la stérilisation eugénique à la reconnaissance des droits sexuels (1980-2016). Sexologies, 2016, 25, pp. 93-99

Cet article présente les grandes étapes de la prise en charge de la sexualité des personnes désignées comme handicapées mentales depuis le début des années 1980. Il met en évidence les liens entre les représentations et les pratiques institutionnelles et sociales. L’étude mobilise des documents produits au cours de cette époque : publications, actes de congrès, avis administratifs et éthiques. Les analyses font bien apparaître une évolution des idées dans les attitudes et la prise en charge des personnes désignées comme handicapées mentales qui est marquée par une reconnaissance progressive de la sexualité de ces personnes. La prévention de l’infection à VIH – au début des années 1990 – a largement contribué à cette reconnaissance. Une nouvelle étape est franchie avec les propositions de mettre en place une forme d’assistance sexuelle visant à intervenir directement sur les comportements et les relations. La possibilité de parentalité reste considérée comme problématique. Les droits sexuels de ces personnes ne sont pas encore pleinement reconnus.

 

NAYAK Lucie. Les scripts de la sexualité des personnes désignées comme « handicapées mentales ». Sexologies, 2016, 25, pp. 100-106

A partir d’une enquête qualitative réalisée par entretiens avec des personnes considérées comme « handicapées mentales » et des éducateurs spécialisés en France et en Suisse, cet article présente une typologie des scripts sexuels développés par des personnes « handicapées mentales », dans le contexte de promotion du concept de « santé sexuelle » qui se diffuse actuellement dans le milieu de l’éducation spécialisée. Les résultats opèrent une rupture avec les représentations dominantes en déconstruisant les spécificités communément prêtées à la sexualité des personnes ainsi désignées. Alors que, de façon quasi systématique, leurs comportements sexuels sont expliqués par leur seul handicap, l’analyse montre que les différentes catégories de sexualité observées ne sont pas propres aux personnes « handicapées ». En revanche, elle met en évidence l’influence de la désignation en tant que personnes « handicapées mentales » sur la vie sexuelle de celles et ceux qui en ont fait l’objet, et donc le caractère socialement construit de cette sexualité.

BRASSEUR Pierre. De la mixité au droit : sexualité et intimité dans les institutions accueillant malades et handicapés depuis les années 1970. Sexologies, 2016, 25, pp. 107-113

Cet article revient sur la mise en place de la mixité et les réflexions politiques sur la sexualité élaborées au sein d’établissements français accueillant des malades et handicapés durant les années 1970. A partir d’un travail sur archives (essentiellement autour de la consultation des principales revues sur le handicap), il contribue à l’archéologie naissante de la question « handicap et sexualité » en France. Après avoir montré comment est introduite la question de la mixité et de la sexualité dans les institutions en France durant les années 1970, il propose une réflexion sur la situation la plus contemporaine. Il montre que la rhétorique de la mixité n’est plus du tout employée, au profit d’un discours sur les droits à la sexualité, pas toujours bien maîtrisé par les professionnels du champ du handicap.

 

DESHAYS Catherine. Sexualité en institution psychiatrique : commencer une réflexion éthique. Sexologies, 2016, 25, pp. 114-121

En institution psychiatrique, l’évolution des comportements et du droit entraînent des paradoxes : concomitante de la conception paternaliste du soin et de la conception contractuelle du soin, nécessité de protéger des personnes vulnérables et qu’elles puissent exercer leur autonomie. Chaque situation mérite une réflexion éthique approfondie pour interroger les représentations, les valeurs en tension entre la conception du soin et les besoins des patients. Lors de la préparation d’un colloque éthique interrogeant nos représentations et nos pratiques face à la sexualité. Dans les années 1980, parallèlement à la mixité imposée par la loi de secteur et à la libération sexuelle ont émergé des innovations audacieuses favorisant l’expression de la sexualité au sein de l’hôpital psychiatrique. Actuellement, le règlement intérieur de l’hôpital précise que « les relations sexuelles sont interdites dans les locaux hospitaliers ». Portons-nous la trace de l’organisation historique de notre hôpital psychiatrique ? Au milieu des discours qui définissent l’humain, ses droits, ses idéaux de santé et de bonheur, quelle éthique pour penser cette question de l’humain ? La manière dont nous nous comportons, dont nous sommes en relation parle de la manière dont nous pensons l’humain. La psychiatrie est particulièrement au cœur de ces questions concernant l’être atteint d’une pathologie ou non dans son rapport au monde et cela nous concerne tous : les patients, les soignants, dans notre manière d’être à la rencontre de notre humanité, la sienne et la nôtre.

 

Autres articles du site en lien avec la thématique

Bibliographie thématique 2013

Dossier 2014 (références légales, rapports, compte rendu de l'expérience suisse...)

Articles francophones

 

GUILLOT Magalie. Perversion/perversité, deux dénis de l’autre. Santé mentale, n° 216, mars 2017, p. 20

Une rubrique bimestrielle pour comprendre les concepts utilisés en psychiatrie… de la pratique vers la théorie et de la théorie vers la pratique. Un double mouvement.

 

BRIE Guillaume. Les délinquants sexuels et leur gestion par le risque : un déni du social (rapport). Les Chroniques du CIRAP, n° 20, janvier 2016, 4 p.

 http://www.enap.justice.fr/sites/default/files/edito/pdf/chroniques_cirap_20_septembre2015.pdf

Cette chronique analyse la prise en charge pénitentiaire des délinquants sexuels à l’aune du paradigme de la gestion des risques. Précisément, la prévention a pris un nouveau sens depuis qu’il est question de lutte contre la récidive : il s’agit moins d’agir sur les causes présumées de la délinquance que de déterminer des individus à risque au vu du renforcement de leur suivi. Dès lors, cette Chronique montre comment cette politique préventive produit une définition du risque et de ses facteurs pour agir ; au risque, pour les promoteurs de cette approche, de prendre la réalité du modèle pour le modèle de la réalité. (Résumé d'éditeur)

 

HOURS Armelle, MESRARI Joséphine. Un groupe conte pour des enfants placés. Santé mentale, n° 216, mars 2017, pp. 16-17

Malmenés par la vie, les enfants accueillis en Maison d’enfants à caractère social (MECS) sont souvent réticents vis-à-vis du soin. Un groupe conte leur propose un espace de créativité où ils peuvent inventer et s’approprier une issue plus favorable. (Résumé d’éditeur)

 

NDIAYE Ibrahima, BA Idrissa, FAYE Papa Lamine, et al. Aspects psychologiques et sociaux chez des mineures victimes d’abus sexuels : sept cas du service pédopsychiatrie, hôpital de Thiaroye, Sénégal. L’information psychiatrique, 2017/3, volume 93, pp. 243-249

Depuis son ouverture en 2006, le service pédopsychiatrie fait face chaque année à une demande de plus en plus croissante de prise en charge d’enfants ou de préadolescentes victimes d’abus sexuels. Il s’agit ici d’un travail original car très peu d’études sur les aspects psychologiques et sociaux des abus sexuels ont été menées dans notre pays. A partir de sept cas cliniques, les auteurs tentent de décrire les réalités psychosociales liées au contexte du viol chez des mineures et leurs familles suivies pour viol au service de pédopsychiatrie du CHNPT de juillet à décembre 2012. (Résumé d’éditeur)

 

ROQUES Marjorie, MAZOYER Anne-Valérie, HARRATI Sonia. L’infanticide maternel et l’inceste paternel à partir d’une analyse des films. A perdre la raison et Elle ne pleure pas, elle chante. Annales médico psychologiques, Avril 2017, volume 175, n° 4, pp. 358-362

A partir de deux situations de filicide maternel et d’inceste paternel – paradigmatiques de la folie parentale -, nous proposons d’éclairer les processus psychiques qui ont mené à ces formes de violence. Grâce à l’analyse d’un matériel cinématographique inspiré de faits divers, nous examinons en quoi ces agirs nous renseignent sur les avatars de la subjectivation parentale et dévoilent combien le lien parental attise et réactive des failles subjectives. Le premier fait divers que nous abordons est celui du quintuple infanticide commis en Belgique par Geneviève Lhermitte en février 2007, qui a servi de trame de fond au film A perdre la raison (2012) de Joachim Lafosse. Afin d’étudier ce cas clinique, nous nous concentrons sur le contexte affectif et la configuration relationnelle qui entourent l’acte meurtrier plutôt que sur le mode opératoire et le déroulement des assassinats. Notre seconde analyse porte sur l’inceste paternel et comment vivre avec et après ce traumatisme, illustré par le film de Philippe de Pierpont (2012), qui s’inspire de l’ouvrage du même du même nom écrit par Amélie Sarn : Elle ne pleure pas, elle chante. (Résumé d’éditeur)

 

SMANIOTTO Barbara, REVEILLAUD Marie. Une fiction, une réalité : réflexions autour de l’addiction à la pornographie. Annales médico psychologiques, Avril 2017, volume 175, n° 4, pp. 320-326

Dans cette contribution nous souhaitons interroger les processus au cœur de l’addiction à la pornographie. Nous appuierons notre réflexion sur le parallèle entre deux histoires, celles de Brandon le « héros » du film Shame ; et celle de Kévin, un homme accueilli en psychothérapie individuelle. Dans le parcours de chacun d’eux, nous repérerons des traumas (en particulier sexuels) faisant l’objet de fixation, ayant entravé, pour une part, leur développement psychique. La fragilité qui en découle contribuerait à l’instauration d’un clivage au sein du Moi. Ces motions clivées, sous l’effet de la contrainte de répétition , menacent constamment de faire retour dans la réalité. Elles trouveraient alors une voie de frayage dans le visionnage compulsif d’images pornographiques. Cette consommation extrême pourrait se comprendre à la fois comme une tentative de donner forme au traumatisme (en appui sur des images réelles) et comme une modalité de décharge de celui-ci. Au regard de cette empreinte traumatique, nous formulerons l’hypothèse que l’addiction à la pornographie s’apparente à une pratique d’incorporation du sexe génital et de la sexualité adulte, marquant l’échec de l’introjection de la génitalité. Enfin, nous montrerons comment la thérapie individuelle peut aider le patient à mettre en lumière les pans traumatiques de son histoire et contribuer à renforcer son narcissisme atteint dans son intégrité sous l’effet du clivage. Plus particulièrement à l’appui du processus de sublimation, la thérapie permettrait de sortir l’addiction à la pornographie du registre de la honte en la transformant en terrain d’exploration au service de la (re)construction du sujet.

 

 

Articles anglophones

 

Bulletin de la documentation de la FFCRIAVS (Fédération Française des Centres Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles) du 1er avril au 7 avril 2017

 

HARBERS Ellen, DESLAURIERS-VARIN Nadine, BEAUREGARD Eric, et al. Testing the Behavioural and Environmental Consistency of Serial Sex Offenders: A Signature Approach. Journal of Investigative Psychology and Offender Profiling, Vol.9 - N°3. October 2012, pp. 259-273

The present study examines consistency of crime behaviour among 347 sexual assaults committed by 69 serial sex offenders. This individual behaviour approach-the so-called signature approach-reveals which features of crime behaviour are consistent across a series and which features are not. The consistency scores were calculated using the Jaccard's coefficient. The results of this study indicate that there are some crime features of a serial sexual assault that can be useful for the purpose of linkage. Another important finding is that consistency scores for different variables within the same category can differ substantially. Moreover, serial sex offenders are more likely to be consistent in their environmental crime features when they are also consistent in their behavioural features, and vice versa. Serial sex offenders are also more likely to be consistent in the behavioural features of their assaults as the crime series gets longer. The implications of the results are discussed in relation to both research and practise. (Résumé d'éditeur)

 

 

CHAN Heng Choon Oliver, BEAUREGARD Eric. Choice of Weapon or Weapon of Choice ? Examining the Interactions between Victim Characteristics in Single-victim Male Sexual Homicide Offenders. Journal of Investigative Psychology and Offender Profiling, Vol.13, n° 1, January 2016, pp. 70-88

As most studies report that the majority of sexual homicide offenders (SHOs) prefer to kill with their own hands, research has largely neglected to examine the choice of weapon by these offenders. The US Supplementary Homicide Reports show that although a large number of SHOs murder their victim using personal weapons (e.g. bare hands and manual or ligature strangulation), the majority use an alternative weapon (e.g. edged weapons, contact weapons, and firearms). The present study hypothesises that the choice of weapon is in part influenced by victim characteristics. To identify specific combinations and interactions between victim characteristics and the choice of a personal or edged weapon during the commission of a sexual homicide, a combination of exhaustive chi-square automatic interaction detector and conjunctive analysis is used on a sample of 2,472 single-victim male SHOs from a 36-year period of Supplementary Homicide Report data (1976–2011). Findings show that SHOs choose their weapon according to some victim characteristics. Implications of the findings are discussed in light of police suspect prioritisation. (Résumé d'éditeur)

 

 

Bulletin de la documentation de la FFCRIAVS (Fédération Française des Centres Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles) du

13 au 19 mai 2017

 

 

LANGTON Calvin, MURAD Zuwaina, HUMBERT Bianca. Childhood sexual, abuse, attachments in childhood and adulthood, and coercive sexual behaviors in community males : main effects and a moderating function for attachment. Sexual abuse, vol. 29, n° 3, april 2017, pp. 207-238

Associations between self-reported coercive sexual behavior against adult females, childhood sexual abuse (CSA), and child–parent attachment styles, as well as attachment with adult romantic partners, were examined among 176 adult community males. Attachment style with each parent and with romantic partners was also investigated as a potential moderator. Using hierarchical multiple regression analysis, avoidant attachment with mothers in childhood (and also with fathers, in a second model) accounted for a significant amount of the variance in coercive sexual behavior controlling for scores on anxious ambivalent and disorganized/disoriented attachment scales, as predicted. Similarly, in a third model, avoidance attachment in adulthood was a significant predictor of coercive sexual behavior controlling for scores on the anxiety attachment in adulthood scale. These main effects for avoidant and avoidance attachment were not statistically significant when CSA and control variables (other types of childhood adversity, aggression, antisociality) were added in each of the models. But the interaction between scales for CSA and avoidance attachment in adulthood was significant, demonstrating incremental validity in a final step, consistent with a hypothesized moderating function for attachment in adulthood. The correlation between CSA and coercive sexual behavior was .60 for those with the highest third of avoidance attachment scores (i.e., the most insecurely attached on this scale), .24 for those with scores in the middle range on the scale, and .01 for those with the lowest third of avoidance attachment scores (i.e., the most securely attached). Implications for study design and theory were discussed. (Résumé d'éditeur)