CRIAVS-CENTRE
Centre Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles

L'association memoire traumatique diprésidée par Muriel Salmona publie un rapport sur l'impact des violences sexuelles à l'age adulte.

La synthèse est en PJ, le rapport est téléchargeable via leur site www.memoiretraumatique.org

 Lien vers une critique de ce rapport par M. Suard Thérapeute familial, thérapeute d’auteurs et de victimes de violences intrafamiliales sur le blog de l'Association de Thérapie Familiale Systémique: http://www.atfs.fr/58-resilience-connaissent-pas.html

Publié dans Dans la littérature
lundi, 23 février 2015 10:11

Les violences sexuelles d'adolescents

Les Violences sexuelles d'adolescents - Fait de société ou histoire de famille ?

Recueil des actes des conférences plénières et de 2 ateliers tenus lors du colloque "Adolescents, violences sexuelles et famille" organisé par le CRIAVS Centre les 21 et 22 Novembre 2013 à Tours.

Sous la direction de Alain HARRAULT et Claude SAVINAUD

Co-Auteurs : Sylvie AYMONNIER - Jean BOITOUT - Christian BOURG - Jean-yves CHAGNON - Magali FELICIER - Thierry GOGUEL D-ALLONDANS - Florian HOUSSIER - Marie REVEILLAUD - Pascal ROMAN - Audrey SCHILLINGER - Barbara SMANIOTTO - Jean-jacques YVOREL

Enfances & PSY - la petite collection - collection dirigée par Jean-Louis Le Run

ISBN : 978-2-7492-4636-9 / EAN : 9782749246369 / 14.50 €

Le thème des adolescents abuseurs sexuels est ici abordé sous un angle à la fois anthropologique, historique, clinique, juridique... à l’initiative du Centre de ressources sur les auteurs de violences sexuelles (CRIAVS Centre).

Préface de François Marty

Dans les médias ainsi que dans les consultations, les adolescents auteurs de violence sexuelle sont de plus en plus nombreux. Ils viennent interroger les soignants dans leur clinique et leur pratique, à l'instar de la société qui a bien du mal à contenir l’émotion suscitée et à réagir au mieux en évitant la banalisation ou la précipitation.

À l’initiative du Centre ressource pour les intervenants auprès des auteurs de violence sexuelle (CRIAVS), cet ouvrage réunit des professionnels et des chercheurs venus d’horizons différents. Ils y abordent la problématique des adolescents abuseurs sexuels sous un angle à la fois anthropologique, historique, clinique, juridique, et ouvrent des perspectives soignantes sans simplification ni dogmatisme.

« Cet ouvrage tente de penser cette violence impensable pour leurs agresseurs et propose des pistes de réflexion concernant leur prise en charge dans l'espoir de les mettre sur le chemin de leur humanisation. Donner sens à ces conduites horribles pour que la sexualité ne soit pas une arme utilisée contre l'angoisse mais au contraire comme une forme de lien à l'autre et comme une des voies – pleine de plaisir dans la rencontre avec l’autre reconnu dans son altérité - de la subjectivation. »

François Marty

 

 

Publié dans Dans la littérature
mercredi, 31 décembre 2014 10:36

Rapport ONDRP 2014

Voici le lien qui conduit vers le rapport annuel 2014 de l'Office National Des Réponses Pénales (ONDRP).

  http://www.inhesj.fr/ondrp/les-publications/rapports-annuels

Vous trouverez, également, en pièces jointes,  les deux plaquettes infographie réalisées pour la première fois à cette occasion et synthétisant les principaux résultats de l’enquête de victimation « Cadre de vie et sécurité » INSEE/ONDRP.

Colloque 13/04/2012 Les comportements sexuels inappropriés et les agressions sexuelles Carole Boucher, Yves Claveau, Gäetan Tremblay, mise en page Christian Rotureau

 Les actes de ce colloque sont à télécharger gratuitement sur le site du comité franco-québécois (ils se situent environ en milieu de page)

http://www.comite-franco-quebecois.fr/france_quebec.php?cfqips=CFQIPS_les_colloques

 

 
Ce lien vers le site de la radio France Inter reprend l'affaire d'agression sexuelle du métro de Lille et le thème de la non assistance à Personne en danger

(soit le célèbre "effet du spectateur" en psychologie sociale de Latané et Darley)

Des documents audio sont à écouter

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Étude : la violence dans les relations amoureuses chez les jeunes âgés de 12 à 21 ans

 

En Belgique, 68% des femmes ont été victime de violences physiques et sexuelles et d’en prêt d’un cas sur deux (48%) est le fait du partenaire. Comme les relations amoureuses commencent à l’adolescence, il est intéressant et utile pour envisager les actions concrète de prévention, d’avoir une connaissance de la manière dont la violence entre partenaire, qu’elle soit psychologique, physique ou sexuelle, est perçue et vécu par les jeunes dans leurs relations amoureuses.

La recherche tente d’aborder le phénomène de la violence sous l’angle statistique, mais aussi comme une réalité subjective, perçue et évaluer socialement par les jeunes.

ci-joint : résumé de l’étude et étude globale

Publié dans Dans la littérature
vendredi, 28 mars 2014 14:24

Théâtre "quand les trains passent"

En Suisse, une mise en scène originale chroniquée par le CRIAVS Rhône-Alpes. Vous trouverez un lien vers une interview de Pascal Roman.

http://www.criavs-ra.org/documentation-veille-medias-theatre.html

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mardi, 08 avril 2014 00:00

La cabane de l'amour

Jean Boitout

Educateur spécialisé, coordinateur du CRIAVS Haute Normandie.

Atelier filmé le 21 novembre 2013 à la Maison des Sports de Touraine (37)

La présente vidéo est diffusée ave l'aimable autrorisation de l'auteur dont les propos constitutent la propriété intellectuelle

Vous trouverez le texte à cette adresse: http://www.senat.fr/leg/ppl13-368.html

En voici l'exposé des motifs par Mmes Muguette DINI et Chantal JOUANNO, Sénatrices

Mesdames, Messieurs,

Le délai de prescription de l'action publique des agressions sexuelles est inadapté au traumatisme des victimes, inadapté à une procédure douloureuse et complexe.

Pour porter plainte contre son agresseur, son violeur, la victime doit être physiquement et psychiquement en état de le faire.

Le but de cette proposition de loi est de s'attacher à l'identité de la souffrance ressentie par la victime et de lui donner le temps nécessaire à la dénonciation des faits.

1. Le traumatisme psychique consécutif à des violences sexuelles, agression ou viol, est semblable à celui issu d'un évènement qui confronte à la réalité de la mort.

Tous les experts psychiatres, psychologues et thérapeutes insistent, en effet, sur ce ressenti immédiat d'effroi de la victime, dû à la confrontation avec la mort, ce sentiment d'abandon, cette dissociation, cette sidération éprouvés...

Pour Catherine ADINS, psychiatre au sein du service médico-psychologique régional de Loos, jamais la victime ne retrouvera son intégrité antérieure. Elle va alors vivre un véritable bouleversement émotionnel à l'origine d'une authentique souffrance psychique. L'agression sexuelle, par sa soudaineté, son caractère imprévisible et inimaginable, va déborder les capacités défensives de la victime et complètement la désorganiser.

Le psychiatre Daniel ZAGURY parle, quant à lui, « d'effraction identitaire sexuelle ».

Le docteur Violaine GUÉRIN, endocrinologue et gynécologue, dans son livre « Stop aux violences sexuelles ! Écoutons donc ces corps qui parlent ! », s'exprime en ces termes :

« Une chose est certaine, il n'est pas clair dans la tête du législateur, que tout abus, agression ou atteinte sexuelle, constitue une violation de l'intégrité d'une personne et provoque dans 100 % des cas un traumatisme qui pourra s'exprimer de façon différente selon les individus.

Il n'est pas clair pour le législateur à quel point un simple abus peut laminer un être humain totalement.

Il n'est pas clair pour le législateur que les violences sexuelles réalisent le meurtre de l'âme ».

Les troubles psychiques immédiats des violences sexuelles sont :

- des réactions violentes de stress, 

- souvent une sidération qui porte la victime au repli et à l'isolement,

- et quelquefois, des réactions psychotiques allant de l'état confusionnel à la bouffée délirante aigüe, jusqu'au réveil d'une psychose chronique.

Quant aux troubles observés à distance de l'agression sexuelle, il s'agit d'états de stress post-traumatique.

2. Les conséquences du syndrome de stress post-traumatique sont nombreuses

Le docteur Jean-Louis THOMAS, endocrinologue et rhumatologue, pharmacien, a réalisé une revue de la littérature scientifique sur les pathologies en lien avec les violences sexuelles.

Il y présente les conséquences neuroanatomiques, neurobiologiques, psychologiques et somatiques des violences sexuelles.

Il convient de noter que les conséquences neuroanatomiques sont particulièrement graves puisqu'il s'agit :

- de modifications de certaines zones du cerveau (cortex préfrontal, amygdale) impliquées dans les processus émotionnels et la perception de la douleur ;

- de la diminution du volume de l'hippocampe, impliqué dans la mémoire.

Tous ces troubles immédiats et différés des violences sexuelles expliquent la faible proportion des dépôts de plainte.

Il ne suffit pas de libérer la parole des victimes. Il faut la leur donner quand elles prennent conscience des violences sexuelles qu'elles ont subies, quand elles sont prêtes à les dénoncer aux autorités administratives et judiciaires.

3. Les victimes de viols et d'agressions sexuelles doivent donc bénéficier du même régime de prescription que celui des victimes d'abus portant sur des biens matériels.

Cette proposition de loi a pour objet d'établir un strict parallélisme entre le régime de prescription des viols et agressions sexuelles et le régime de prescription appliqué aux abus de biens sociaux et aux abus de confiance puisque ces infractions ont en commun un mécanisme similaire de dissimulation.

La particularité des abus de biens sociaux réside dans le fait qu'ils sont, par essence, des infractions clandestines, de sorte que la Cour de cassation, en consacrant leur caractère souterrain, a imposé une jurisprudence qui fait courir le délai de prescription de trois ans à partir de la date de la révélation de l'abus et non de la date où celui-ci a été commis.

Cette clandestinité se retrouve aussi dans les violences sexuelles qui, en raison de leur nature, du traumatisme qu'elles entraînent, et de la situation de vulnérabilité particulière dans laquelle elles placent la victime, peuvent faire l'objet d'une prise de conscience ou d'une révélation tardive : un report du point de départ de délai de prescription au jour où l'infraction apparaît à la victime dans des conditions permettant l'exercice de l'action publique consacrerait, au regard des règles de prescription, une égalité de traitement, gage de sécurité juridique, entre toutes les infractions souterraines, commises tant contre les biens qu'à l'encontre des personnes.

 

 

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