CRIAVS-CENTRE
Centre Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles

vendredi, 31 mars 2017 13:50

Références bibliographiques Mars 2017

INJONCTION DE SOINS

 

A. RIVALLAN. Prévenir la dangerosité. Soins Psychiatrie, 2017, n°309, mars/avril, pp. 11

J.P. BOUCHARD, D. BRULIN-SOLIGNAC, C. LODETTI. L’injonction de soins, une mesure pour éviter la récidive. Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 12-16

 

En France, l’injonction de soins est une mesure applicable dans le cadre du suivi socio-judiciaire, créé par la loi du 17 juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles, ainsi qu’à la protection des mineurs. Depuis sa mise en place, ses indications ont été étendues à des infractions d’autres ordres que sexuel. En organisant une triangulation des relations entre les systèmes judiciaire et sanitaire (médecins et psychologues traitants) par l’intermédiaire du médecin coordonnateur, ce dispositif a pour objectif de lutter contre la récidive. (Résumé d’éditeur)

 

F. IRAGNES. L’interaction entre juge et médecins dans l’injonction de soins. Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 17-21

 

Face à l’accroissement des condamnations en matière d’infractions sexuelles, le législateur s’est interrogé dans les années 1990 sur la possibilité de suivre ces criminels et délinquants, présumés plus dangereux, à l’issue de leur peine d’emprisonnement ou de réclusion criminelle. Cette réflexion a abouti à la loi du 17 juin 1998, instaurant la peine de suivi socio-judiciaire (SSJ). Inspirées par quelques faits divers dramatiques, les évolutions législatives qui ont suivi ont renforcé l’arsenal judiciaire destiné à lutter contre la récidive des crimes et délits, les plus graves. Elles font notamment du SSJ la peine de référence pour le prononcé de certaines mesures de sûreté, et de l’injonction de soins la pierre angulaire en matière de prise en charge des condamnés les plus dangereux. Une analyse de l’articulation entre le juge et l’injonction de soins permet de mieux comprendre son rôle. (Résumé d’éditeur)

 

R. GOUMILLOUX. Le risque de récidive une préoccupation majeure du médecin coordonnateur. Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 22-24

Le médecin coordonnateur est nommé par le juge de l’application des peines dès la mise en place d’un suivi socio-judiciaire avec injonction de soins. Sa mission est de faciliter la mise en relation du sujet condamné avec le médecin traitant susceptible de l’accompagner au mieux sur le plan thérapeutique. L’expérience d’un médecin coordonnateur à Bordeaux (33) permet de décrire les conditions dans lesquelles s’exerce cette fonction. La prise en compte d’éléments pouvant être considérés comme prédicteurs de risque de récidive est, dans la pratique quotidienne, une préoccupation permanente de ce spécialiste. (Résumé d’éditeur)

 

E. FLORIS, A. DE JESUS, J.P. CANO, S. RAYMONDAUD, E. ROUVEYROL, J.P. BOUCHARD. Les approches thérapeutiques dans l’injonction de soins. Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 25-30

Comme dans les autres cadres de prise en charge en santé mentale, les approches thérapeutiques dans l’injonction de soins sont diverses. Elles reposent sur le principe de leur indication clinique et doivent être réalisées par des thérapeutes formés à leur exercice. Les grands axes thérapeutiques classiques sont utilisés : prise en charge médicamenteuse, psychanalyse et thérapies d’inspiration psychanalytique, thérapies cognitives et comportementales, thérapies de groupe, approche corporelle. (Résumé d’éditeur)

 

F. COCHEZ, M. LESUEUR, M. FAYET, J.P. BOUCHARD. Prendre en charge des sujets relevant de l’injonction de soins. Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 31-35

Des psychologues et un psychiatre témoignent de l’état, clinique de personnes condamnées à un suivi socio-judiciaire avec injonction de soins. Malgré l’extension de l’indication du dispositif, ces suivis complexes concernent souvent des auteurs de violences sexuelles intra-et/ou extra-familiales. Eviter la réitération des faits délictuels et criminels par une prise en charge globale du sujet est un souci majeur tant pour les médecins coordonnateurs que pour les médecins et psychologues traitants. (Résumé d’éditeur)

 

J.P. BOUCHARD, F. COCHEZ. « La meilleure des lois ne fera jamais l’économie d’une réflexion sur le terrain ». Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 36-39

Mis en place en 2006 par le Ministère de la Santé, les Centres Ressources pour les Intervenants auprès des auteurs de violences sexuelles (CRIAVS) agissent en appui auprès des personnes, professionnelles ou non, concernées par l’agir sexuel transgressif. Ils proposent en particulier des outils aux professionnels de justice, de santé et du milieu social pour faciliter le suivi des AVS. Florent Cochez, psychiatre et médecin légiste, responsable du CRIAVS d’Aquitaine évoque dans cet entretien les missions de ces structures régionales, leur lien avec l’injonction de soins et sa pratique. (Résumé d’éditeur)

 

M. JANSSENS. Injonction de soins, le cas des délinquants sexuels en Belgique. Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 40-42

Suite à l’affaire Dutroux qui a secoué  la Belgique en 1996, le ministre de la Justice a signé des accords de coopération avec les trois régions qui composent le pays (Flandre, Wallonie et Bruxelles-Capitale), imposant aux auteurs d’infractions à caractère sexuel une guidance ou un traitement en alternative à la détention. Quel dispositif légal est désormais prévu pour leur prise en charge ? Expérience du centre d’appui bruxellois. (Résumé d’éditeur)

 

 

RECIDIVE

 

I. BERTSCH, T. PHAM, C. REVEILLERE, R. COURTOIS. Evaluation du risque de récidive des auteurs d’infraction à caractère sexuel. Annales Médico-Psychologiques, 175, 2017, pp. 294-296

L’évaluation du risque des auteurs d’infractionss à caractère sexuel (AICS) très développée dans certains pays (Belgique, Canada, Etats-Unis….) reste très controversée et peu utilisée en France. Nous proposons un protocole de recherche qui permettra d’évaluer la prédiction du risque de récidive d’AICS français ç l’aide d’outils standardisés récents et de comparer les résultats obtenus aux données internationales. (Résumé d’éditeur)

 

Article de R. Goumilloux sur les médecins coordonateurs paru dans l'évolution psychiatrique

Lien

L’auteur s’efforce de décrire, à partir de son expérience actuelle, à Bordeaux, de coordination de 35 suivis socio-judiciaires, les conditions dans lesquelles s’exerce cette fonction, instituée en France depuis quelques années dans le cadre d’un nouveau dispositif judiciaire.

Plan de l'article

  1. La loi du 17 juin 1998
  2. L’ordonnance de désignation du médecin coordonnateur, le dossier transmis par le juge
  3. Les parcours médico-judiciaires
    1. Condamnations en cour d’assises
    2. Condamnations par un tribunal correctionnel, détention
    3. Condamnations par un tribunal correctionnel, peines aménageables
    4. Condamnations, uniquement, à un suivi socio-judiciaire
  4. Les faits
  5. Durée du suivi
  6. Consultants dans le cadre du suivi
  7. Le service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP)
  8. Vers l’utilisation d’échelles d’évaluation du risque de récidive ?
  9. Devenir de la fonction ? 

 

Pour citer cet article

Goumilloux Régis, « Médecin coordonnateur de suivis socio-judiciaires : une nouvelle fonction », L'information psychiatrique 3/2014 (Volume 90) , p. 213-219
URL : www.cairn.info/revue-l-information-psychiatrique-2014-3-page-213.htm.
DOI : 10.3917/inpsy.9003.0213.

Publié dans Dans la littérature

 Janvier – Février – Mars 2015

AU CENTRE DE DOCUMENTATION

 

AUTEURS DE VIOLENCES SEXUELLES

 

HAJBI Mathieu, ROBIN Nadège. Approche psychothérapeutique groupale des majeurs déficients mentaux auteurs de violences sexuelles.

Annales médio-psychologiques. Vol. 173, n° 2, mars 2015, pp. 46-53

 

Les patients déficients mentaux légers, à l’instar des auteurs de violences sexuelles dits valides, sont accessibles aux changements sous réserve d’adaptation de nos outils thérapeutiques et communicationnels envers eux. Une double approche psychothérapeutique, psychodynamique et psychoéducative serait un atout majeur dans l’accompagnement de ces sujets pour réduire leur potentiel transgressif, en général, et en matière de passage à l’acte sexuel. Au-delà des représentations psychiques réduisant la sexualité de ces sujets aux seules démarches de contraception ou de prévention sanitaire, la question posée est essentiellement celle de l’expression de leur sexualité, de sa tolérance, de son ouverture vers l’autre et de la subjectivation du processus sexuel. (résumé d’auteur)

 

HUON Philippe, REBOURG-ROESLER Marie-Christine, LIGHEZZOLO-ALNOT Joëlle, TICHEY (de) Claude. La reconnaissance des émotions chez les auteurs de violence sexuelle : approche différentielle et mise en rapport avec le niveau de conscience de l’acte.

Annales médio-psychologiques. Vol. 173, n° 2, mars 2015, pp. 153-159

À travers une approche croisant les champs de la linguistique et de la psychologie clinique, cette étude vise à montrer le degré d’identification émotionnelle à autrui chez les auteurs de violence sexuelle. Nous faisons l’hypothèse d’un traitement différentiel du registre de l’émotion au sein de cette population. Secondairement, nous posons qu’il y a une correspondance entre le niveau d’identification à autrui et la qualité de l’appropriation subjective du passage à l’acte. Nous avions parlé de trois formes d’appropriation subjective : le geste immotivé, la manœuvre frauduleuse destinée à enclencher une illusion chez soi et chez autrui et la conduite intentionnelle finalisée.

Méthode - Une situation d’énonciation obtenue, dans une situation d’expertise psychologique, par un remaniement de la consigne du subtest Arrangement d’Images de la WAIS-R a été proposée : « raconter une histoire ». Cette procédure est appliquée à 40 sujets masculins, auteurs d’infraction sexuelle mis en examen pour passage à l’acte délictueux. La participation émotionnelle du personnage de l’histoire dans l’action des personnages a été appréhendée par la notion de « schème d’état émotionnel » avec sa traduction perceptivo-motrice en termes de mimique et de posture.

Résultats - Trois groupes de sujets ont été identifiés : absence de participation émotionnelle ou émotions inadéquates produisant des actions immotivées ; émotion orientée à des fins manipulatoires couplée à un comportement de leurre et de tricherie et enfin décodage émotionnel adéquat au service d’une conduite pleinement assumée. Le niveau de conscience émotionnelle de soi et la faculté d’empathie sont des qualités déterminantes dans la conscience qu’un sujet a de son acte délictuel : partielle, totale ou absente.(résumé d’auteur)

 

SMANIOTTO B., REVEILLAUD M., FELICIER M.. Parcours thérapeutique d’un adolescent auteur de violences sexuelles pris en charge dans un dispositif de soins spécifiques.

Neuropsychiatrie de l’enfance et de l’adolescence. Vol. 62, 6, octobre 2014, pp. 379-385

Cette contribution s’inscrit dans nos réflexions autour de la prise en charge des adolescents auteurs de violences sexuelles. En effet, qu’il s’agisse d’un comportement exploratoire de la sexualité ou de la manifestation d’une déviance déjà structurée, une réponse thérapeutique adaptée à ces actes apparaît indispensable. Le dispositif « Conduite Accompagnée » que nous avons élaboré est une psychothérapie de groupe destiné à des adolescents pubères et mineurs ayant commis des violences sexuelles. Chacune des 12 séances d’1 h 30 comporte deux phases : un temps d’échanges libres autour d’un thème ; un temps où la parole est médiatisée par un jeu spécifiquement conçu à cet effet. Les objectifs sont de prévenir la répétition des actes et d’inviter l’adolescent à un travail sur lui-même, sa sexualité, sa relation aux autres afin de contribuer à un mieux-être global. Nous suivrons le parcours de Mohamed, 15 ans, les circonstances de ses passages à l’acte, son placement judiciaire et son cheminement dans une session thérapeutique. Nous repérerons les fragilités liées à son histoire : absence du père, migration, traumatismes culturels dont une confrontation précoce à la pornographie. Nous montrerons comment ses ressources ont été mobilisées, d’une part, par son implication dans le groupe où il a pu faire l’expérience du lien à l’autre dans un cadre sécurisant et découvrir ses capacités d’empathie ; d’autre part, grâce au maillage, à l’intrication de différents niveaux d’enveloppes (« enveloppe partenariale » ; « enveloppe thérapique » ; « enveloppe groupale ») favorisant les possibilités de changement de ces adolescents.(résumé d’auteur)

 

 

EXPERTISE PSYCHIATRIQUE

 

PRAT Sébastien, JONAS Carol. Analyse qualitative de rapports, d’expertise psychiatrique concernant des faits de pornographie infantile.

Annales Médico-psychologiques. Vol. 173, n° 2, mars 2015, pp. 148-152

 

La pornographie infantile fait partie des infractions à caractère sexuel pour lesquelles le magistrat demande une expertise psychiatrique. Dans la littérature scientifique, il est mis en évidence différents profils psychopathologiques. L’expertise psychiatrique doit tenir compte de ces profils. Nous avons choisi d’étudier l’aspect qualitatif des rapports d’expertises sur le sujet. Nous proposons une grille de lecture permettant de guider l’analyse des sujets mis en examen pour la détention, la diffusion et/ou la production de matériel pornographique infantile, au vu des données recueillies dans la littérature scientifique. (résumé d’auteur)

 

PRISON

 

 AJP12.2014

CHOLET, Didier. Les nouvelles prisons : quel bilan ?

 

AJ Pénal (Actualité juridique pénal). N° 12, décembre 2014, pp. 567-569

 

  Un plan de constuction de 13 200 places de prison a été décidé en 2002 qui conduira à la construction de 33 nouveaux établissements pénitentiaires. Les premières prisons issues de ce plan sont entrées en fonction en 2007. Un bilan peut désormais être dressé. Il est plutôt mitigé. Ces nouvelles prisons sont-elles adaptées aux fonctions de la peine fixées par le législateur ?

 

 

Santeact430

Prison : quelle place pour la promotion de la santé ? (dossier)

 

 

La santé en action. N° 430, décembre 2014

 

 

 

 

Le dossier central de ce numéro dresse l’état des lieux de la santé en prison, décrypte les méthodes d’intervention des professionnels, en particulier pour la prise en charge et la prévention. Surtout, il s’attache à analyser comment concrètement les personnels et les établissements développent des actions de promotion de la santé pour les détenus. Une vingtaine d’experts font le point sur l’état des connaissances et des pratiques.

Introduction
Khadoudja Chemlal

La santé en milieu carcéral :
état des lieux en France et à l’étranger

Élodie Godin-Blandeau, Charlotte Verdot, Aude-Emmanuelle Develay

La prévention dans la prise en charge
sanitaire des personnes détenues

Benoît Vallet

Prison et éducation à la santé
Jean-Marie Delarue

Éléments de vie quotidienne en détention
Khadoudja Chemlal

La santé en milieu carcéral :
point de vue de l’administration pénitentiaire

Isabelle Gorce

Regard d’ethnologue sur la santé des détenus
Pierre-Jacques Dusseau

Santé et prison : paroles de l’intérieur
Pierre-Jacques Dusseau

« Nous privilégions une approche individuelle, basée sur la confiance »
Entretien avec François Cordonnier et Emmanuelle Laplanche

« La nurserie en milieu pénitentiaire contribue
à un meilleur accompagnement des mères et des enfants
»
Entretien avec Françoise Guinot

« L’activité physique, un levier pour l’estime de soi des mineurs détenus »
Entretien avec Bruno Benoist

« Le yoga peut être un outil d’éducation à la santé en prison »
Entretien avec André Weill

De la femme emprisonnée et son rapport au corps
Catherine Mercier

Formation et accompagnement :
des leviers pour la promotion de la santé en prison

Valérie Lemonnier, Christine Ferron

Pour en savoir plus
Laetitia Harountunian

 

SOINS PENALEMENT ORDONNES

BODIC (Le) Cédric, MICHELOT Mannaïg, ROBIN Didier. Les soins pénalement ordonnés. Cadre légal et revue de la littérature.

Annales Médico-psychologiques. Vol. 173. n° 2, mars 2015, pp. 197-202

 

L’objectif de l’article est de comprendre les enjeux liés à l’articulation entre la justice pénale et la psychiatrie. Plus précisément, il s’agit d’interroger les implications relatives aux soins pénalement ordonnés. Pour ce faire, l’article propose dans un premier temps une présentation des trois cadres légaux constituant l’ossature des soins pénalement ordonnés. Dans un deuxième temps, il revient sur les débats, tant des professionnels du droit que des professionnels du soin, faisant suite à la mise en place de ces dispositifs. En particulier celui né avec la loi du 17 juin 1998. Ces réactions portent aussi bien sur le dispositif lui-même que sur ses implications sur les acteurs concernés. Ainsi nous verrons que plusieurs points problématiques émergent de la loi, tels que le secret médical, le consentement du patient, l’absence d’une demande authentique, et enfin la transformation du crime en maladie. (résumé d’auteur)

BODIC (Le) Cédric, MICHELOT Mannaïg, ROBIN Didier. Les soins pénalement ordonnés. Mise en place. Mise en place d’un dispositif d’accueil de patients sous main de justice au sein d’un service de psychiatrie de secteur.

Annales Médico-psychologiques. Vol. 173. N° 2. Mars 2015, pp. 203-210

L’article traite des soins pénalement ordonnés et des difficultés qui leur sont liées du point de vue des soignants. Il débute par une présentation du dispositif d’accueil des patients sous main de justice mis en place au sein d’un service de psychiatrie de secteur. Puis il se poursuit par un état des lieux des situations reçues au sein du service, en ambulatoire et plus rarement en hospitalisation. Il aborde ensuite, à partir de ces mêmes situations, les difficultés concrètes de l’articulation entre santé et justice lors de la mise en place de la prise en charge. Celles-ci tiennent notamment à des problèmes de compréhension des attentes du juge par les soignants. Enfin, deux situations cliniques viennent illustrer, pour l’une la manière dont le dispositif a permis d’engager un suivi, pour l’autre la manière dont, malgré le dispositif, un certain nombre de difficultés ont mis le soin en péril. (résumé d’article)

 

 

VICTIMES D’AGRESSIONS SEXUELLES

 

VASSEUR Patricia. Annales médico Traumatisme psychique des victimes d’agressions sexuelles avec possible soumission chimique. Prise en charge aux UMJ

Annales médico-psychologiques. Vol. 173, n° 2. Mars 2015, pp. 168-173

Chaque année, de nombreuses personnes portent plainte pour agression sexuelle avec suspicion de soumission chimique. Les circonstances sont souvent les mêmes : un contexte festif avec une forte alcoolisation, puis une amnésie avec un réveil difficile et les stigmates d’une activité sexuelle. Les victimes attendent que l’examen effectué aux UMJ apporte la preuve de l’agression et de l’administration de produits à leur insu. Selon une étude menée aux UMJ de l’Hôtel-Dieu, dans la majorité des cas, seule l’alcoolisation massive est responsable des symptômes, ce qui entraîne un grand sentiment de culpabilité chez les plaignants. La plupart d’entre eux présentent une forte anxiété et des symptômes de psycho-traumatisme. La prise de conscience d’une certaine forme de responsabilité dans le déroulement des faits accroît leur désarroi. Chez les personnes rendues vulnérables par des antécédents traumatiques, le risque de passage à l’acte suicidaire peut être accru. Une prise en charge empathique et chaleureuse des soignants des UMJ, ainsi qu’une plus juste répartition des responsabilités peuvent aider à la reconstruction des personnes qui seront alors orientées vers les professionnels du réseau pour une prise en charge globale médico-psycho-sociale.(résumé d’auteur)

 

Au sommaire de cette sélection documentaire:

 

EXECUTION DES PEINES

 Les acteurs méconnus de l’exécution des peines (dossier). AJ Pénal. Mai 2014

 

 

DENI

 

 VANDERDSTUKKEN Olivier, PHAM Thierry. Déni chez les auteurs d’agression sexuelle : perspectives théoriques et typologiques. AJ Pénal. Juin 2014

 

 

VIOLENCES FAMILIALES

 

 Les violences familiales : aide aux victimes et répression (dossier). AJ Pénal

 

 

HARCELEMENT SEXUEL

 

 

Harcèlement sexuel : premières applications de la loi du 6 août 2012.

Tribunal correctionnel de Versailles, 27 janvier 2014, n° 146/2014

 

 

PERVERS NARCISSIQUE

 

 Le pervers narcissique dans le couple (dossier). Santé mentale. Mai 2014

 

lundi, 21 avril 2014 21:00

Références Mars Avril 2014

Estime de Soi

Travail en Equipe

Hôpial: souffranc et violence en milieu hospitalier

Soins sous contrainte

Placement sous surveillance de sureté

http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=JDP_284_0059

Le Journal des psychologues 2011/1 (n° 284)
 
De plus en plus, les établissements de soin accueillent des patients qui viennent consulter parce qu’une injonction ou une obligation de soin a été ordonnée par la justice à leur encontre. Une situation qui fait émerger de nombreuses questions pour les soignants « psys »
 
Publié dans Dans la littérature
jeudi, 06 juin 2013 21:13

Références Mai Juin 2013

Voici un aperçu rapide de la sélection de la documentation téléchargeable en pièce jointe

JUSTICE

Juger sans punir – Une justice pour demain ? Nicolas Journet

Le recours au suivi socio-judiciaire Rémi Josnin

La place des associations dans le suivi des condamnés (dossier) 

Le sme aujourd’hui ? – Bruno Lavielle – pp. 186-188

- SME associatif : un essai à transformer – Pôle judiciaire de l’Association Yves Le Febvre, représenté par Stéphane Sueur –

- Le placement à l’extérieur non hébergé par l’administration pénitentiaire : un aménagement de peine efficace pourtant sous dimensionné – Nathalie Boivent et Stéphanie Lassalle – 

- Le secteur associatif : une expertise reconnue, un acteur à reconnaître ! – Denis L’Hour et Thierry Lebéhot – pp. 196-198

 

PROFESSIONNELS DE SANTE

L’intervention du psychologue en institution : une position charnière Maria Novaes

Supervision, régulation, analyse des pratiques… (dossier) Santé mentale  – n° 178 – mai 2013 – pp. 19-71

 

Une bibliographie réalisée par le CRIR-AVS PACA

L’affaire dite de Pornic (2011) et ses répercussions ont conduits les pouvoirs publics à évaluer l'opportunité d'un office opérationnel de suivi des délinquants sexuels ou violents.

 Suite à un fait divers mettant en scène la figure du criminel sexuel récidiviste, les pouvoirs publics ont confirmé le 16/02/2011 la création prochaine d’un office opérationnel de suivi des délinquants sexuels ou violents. Une « mission de préfiguration » dirigée par Corinne Moreau substitut général à la cour d’appel de Paris devait rendre ses conclusions sur les missions, la composition et les moyens de ce dispositif interministériel au 31/03/11.

Selon le ministère « par le partage des informations utiles entre les différents professionnels, [cet office assurera un rôle] de repérage, d'alerte et de prévention et, à terme, conduira un véritable travail d'analyse criminologique et comportementale, voire de profilage des délinquants sexuels ou violents les plus dangereux et présentant un risque particulièrement élevé de récidive »

 Même si nous nous interrogions sur le rôle de cet office au regard de la mission d’observation et d’analyse de l’Office National des Réponses Pénales. L’idée ne semblait pas si nouvelle : A.Blanc, P.Pottier J.L.Senon, D.Soulez Larivière et P.V.Tournier proposaient dans un article de Le Monde d’aout 2005 la création d’un « observatoire de la récidive »

Dans le domaine de la santé, les psychiatres S. Baron-Laforet et C.Hervé  se sont saisis de cette question dans un communiqué du journal Le Monde le 11/02/2011 dans le quel ils proposent la création d’une « plateforme de recherches, de soins et de formation dans le domaine de la pathologie des AVS. Les recherches devront être pluridisciplinaires […] avec le souci d’y intégrer une réflexion éthique et les apports des sciences humaines et sociales ». Cette proposition était déjà presque formulée en 2005.

Remarque : Nous avons assisté dans les débats qui ont suivi à une difficile conciliation de ces 2 versants de la question tantôt déclinée sur un versant judiciaire, tantôt sur celui de la santé. Malgré les rapprochements existants de ces 2 pôles en matière de criminalité, la confusion semble plutôt fréquente voire inévitable, dans les représentations collectives tout du moins. Néanmoins, ces 2 axes de travail sont-ils si antinomiques et si générateurs de confusion en soi? D’un point de vue clinique, l’individu concerné par ces mesures est d’emblée pris dans l’ensemble de ces enjeux. Aussi, quelles que soient nos positions, nous ne pouvons négliger ce contexte dans lequel évolue le sujet.

Les suites de 2012:

Le projet de décret portant sur la création d’un «Office de suivi des délinquants sexuels ou violents » qui avait été annoncé fin janvier 2011 par le Ministre de l’Intérieur et le Garde des Sceaux, après le meurtre de Laetitia Perrais à Pornic, a reçu un avis défavorable du Conseil d’Etat. 

 

RTL 25/01

 

http://www.rtl.fr/actualites/politique/article/il-n-y-aura-pas-d-office-de-suivi-desdelinquants-sexuels-7742700213

 

 Le Monde 20/01

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/01/20/l-office-de-suivi-des-delinquantssexuels-retoque-par-le-conseil-d-etat_1632661_3224.html

 

 

 

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