CRIAVS-CENTRE
Centre Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles

mercredi, 25 octobre 2017 11:25

Références biblio octobre-novembre 2017

ARTICLES FRANCOPHONES

 

 

ADDICTION

 

POUDAT François-Xavier, LAGADEC Marthylle. Cybersexualité addictive et thérapie comportementale et cognitive. Journal de thérapie comportementale et cognitive, 2017, 27, pp. 138-146

Ce présent article a pour but de faire le point sur les prises en charge par les thérapies comportementales et cognitives (TCC) de la cybersexualité addictive. Après une discussion au sujet du cadre et des limites du concept d’addiction sexuelle, nous essayons de préciser la place de la cybersexualité addictive dans l’ensemble des addictions sexuelles et de ses rapports avec la cyberaddiction. Nous passons en revue les paramètres essentiels de la clinique tant sur le plan comportemental que cognitif. Nous soulignons l’importance d’une bonne analyse fonctionnelle intégrant notamment les autoévaluations et l’étude des systèmes cognitifs spécifiques au comportement sexuel addictif et au cybersexe. Des outils TCC sont détaillés en trois étapes (observation, mobilisation et individuation), dont le but est de permettre au patient de se détacher progressivement de son ancrage pathologique pour mieux s’autonomiser. Nous détaillons aussi les protocoles TCC de groupe qui sont actuellement utilisés notamment dans les thérapies de restructuration cognitive. Ils ont montré une réelle efficacité dans la mobilisation à long terme du symptôme cybersexe, notamment dans les préventions de rechute.

 

AUTEURS DE VIOLENCES SEXUELLES

PATURAL Christophe, BLEIRAD Aurélie. Accompagner les agresseurs sexuels déficitaires. Santé mentale, n° 220, septembre 2017, pp. 18-21

En détention, quelles prises en charge proposer à des patients agresseurs sexuels présentant un important retard intellectuel avec des difficultés de compréhension et d’adaptation ? Des psychologues ont mis en place un dispositif de groupe sur mesure.

 

 

 

LA RECHERCHE EN SOINS INFIRMIERS

 

ROBERTON Geneviève. Où en est la recherche en soins infirmiers ? Santé mentale, hors-série, août 2017, pp. 2-7

Malgré son retard depuis une dizaine d’années, la recherche en soin infirmier se développe, et tout particulièrement en psychiatrie. Quels sont les freins à sa mise en place et comment les soignants peuvent-ils l’investir ? Etat des lieux.

 

SEXUALITE ET VIOLENCE

 

LE GOAZIOU Véronique. Les jeunes, la sexualité et la violence. Septembre 2017,

pp.1-55

 http://www.yapaka.be/livre/les-jeunes-la-sexualite-et-la-violence

La jeunesse, la sexualité et la violence ont au moins un point commun : ce sont des catégories qui sont tenues sous haute surveillance. Les grands interdits sexuels ont faibli dans nos sociétés et la sexualité juvénile, détachée du cadre affectivo-conjugal, est aujourd’hui admise. Mais les normalités sexuelles, loin d’avoir disparu, sont en réalité multiples et elles ne vont pas toujours dans le sens d’une sexualité égalitaire (entre les sexes) et adaptée (suivant les âges). C’est pourquoi les déviances sexuelles des jeunes, réelles ou supposées, et plus encore leurs actes sexuels violents font l’objet de maints questionnements.

La justice en est saisie ainsi que des éducateurs et des soignants. Plus largement, la communauté des adultes tente de trouver le juste équilibre entre la liberté sexuelle, dont nous sommes les héritiers, et l’accompagnement de nos enfants dans la découverte de leur désir et dans celle du désir de l’autre.

SOMMAIRE

  • Les normes et la sexualité        
  • Lire le passé
  • Contraintes et contrôles 
  • La libération sexuelle
  • Le droit au plaisir 
  • L’éducation sexuelle 
  • Quel héritage ? 
  • Les jeunes et le sexe 
  • Des pratiques nouvelles 
  • Des normes plus diffuses 
  • Le marché du sexe 
  • Sexisme et harcèlement 
  • La pornographie 
  • Les violences sexuelles des jeunes 
  • L’émergence d’un problème 
  • À propos des violences sexuelles 
  • Les agirs sexuels violents des jeunes
  • Les viols au sein des fratries 
  • Les viols en groupe 
  • La justice, le soin, la parole
  • La justice et le sexe
  • Les jeunes délinquants sexuels
  • Juger l’acte                                                                                   
  • Soigner et éduquer 
  • Approcher l’intime 
  • Bibliographie

SMANIOTTO Barbara, MELCHIORRE Maud. Quand la construction de la sexualité adolescente se confronte à la violence du voir pornographique. Sexologies, 2017, 7 p.

Article in press : article en pré-publication

L’essor des nouvelles technologies a démocratisé la pornographie, rendant son accès facile, permanent, y compris aux enfants et aux adolescents. Elle n’appelle aujourd’hui plus aucun effort du voir, dans ce qu’il sous-tend de transgressif, de plaisir, de culpabilité et de honte ; désormais, la pornographie s’impose à l’œil, même lorsqu’elle n’est pas recherchée. Les études (essentiellement nord-américaines) ne font pas consensus autour de l’influence de la pornographie sur la sexualité adolescente (représentations, pratiques). Les dérives psychopathologiques et/ou addictives apparaissent marginales, elles concernent les adolescents les plus fragiles dont l’imaginaire demeure captif de cette iconographie. C’est dans notre pratique auprès d’adolescents présentant une sexualité préoccupante, voire auteurs de violences sexuelles que cette question s’est imposée. Ces patients mentionnent fréquemment un contact répété, massif avec la pornographie. Si bien évidemment, tous les adolescents qui visionnent ce type d’images ne s’engagent pas dans de tels agirs, cette observation nous invite à interroger l’impact de la violence du voir pornographique sur la construction de la sexualité adolescente. Outre ses effets sur la fantasmatique sexuelle, nous faisons l’hypothèse que la consommation de pornographie s’apparente à une tentative d’incorporation du sexe génital marquant l’échec de l’introjection de la génitalité au moment de l’adolescence.

TRAUMAS SEXUELS ET ADOLESCENCE

 

LEMITRE Samuel. Traumas sexuels et adolescence. Entre auteurs et victimes ou le bal de dynamiques circulaires. Enfances et Psy, n° 74, 2017/2, pp. 102-114

En détention, quelles prises en charge proposer à des patients agresseurs sexuels présentant un important retard intellectuel avec des difficultés de compréhension et d’adaptation ? Des psychologues ont mis en place un dispositif de groupe sur mesure.

 

Les deux principaux profils cliniques de mineurs auteurs d’agression sexuelle correspondent à deux modalités d’expression symptomatiques généralement observées dans les traumas complexes. Cela conduit l’auteur à défendre l’idée que la clinique des violences sexuelles est une clinique du trauma qui, sans un accompagnement adéquat, peut conduire au glissement transgénérationnel des matériaux traumatiques et à une répétition des violences sexuelles. Le bouleversement pubertaire remet en effet les enjeux du sexuel au premier plan. Il fait circuler plus d’énergie pulsionnelle au sein du système familial et crée un contexte favorable à la réactivation des traumas sexuels parentaux non résolus. L’enfant peut alors apparaître comme une menace à l’équilibre familial et contribuer à un changement de paradigme relationnel parent/enfant. L’effet destructurant

de ces dynamiques nouvelles est d’autant plus fort lorsqu’un mécanisme d’identification à l’agresseur est à l’oeuvre car celui-ci participe à une véritable « confusion des places » auteur/victime. Dans un tel contexte, le risque d’une réactualisation du script violent est majeur. C’est sur la base de constats cliniques empiriques et de cas illustrés que l’auteur met en lumière ces enjeux psychopathologiques.

 

 

ARTICLES ANGLOPHONES

 

Bulletin documentaire du 7 au 13 octobre 2017 de la Fédération des Criavs

 

A Dynamic Risk Factors–Based Typology of Sexual Offenders

12 oct. 2017

[Article] MARTÍNEZ-CATENA Ana, REDONDO Santiago, FRERICH Nina, et al. International Journal of Offender Therapy and Comparative Criminology, Vol.61 - N°14. October 2017. pp. 1623-1647

The Static-99R predicts sexual and violent recidivism for individuals with low intellectual functioning

12 oct. 2017

[Article] STEPHENS Skye, NEWMAN Jennifer E. , CANTOR James M., et al. Journal of Sexual Aggression, In Press : Article en pré-publication.

Empathy deficits and adolescent sexual offending: A systematic review of the evidence base

6 oct. 2017

[Article] BALY Andrew, BUTLER Stephe. Aggression and Violent Behavior, Vol. 36. September 2017. pp. 81-97

Potential underpinnings for community maintenance programs for sexual offenders

6 oct. 2017

[Article] YOUSSEF Carollyne, CASEY Sharon, BIRGDEN Astrid. Aggression and Violent Behavior, Vol. 36. September 2017. pp. 108-117

 

 

Vous pouvez consulter la base de données documentaire des CRIAVS ThèséAS http://theseas.reseaudoc.org/opac/

 

Les infirmières face à la sexualité des patients (dossier coordonné par Isabelle CLAVAGNIER). La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 17-31

Alors que de nombreux patients vivent en établissement ou y séjournent régulièrement, un pan entier de leur humanité est négligé : leur vie intime et sexuelle. Pourtant, elle existe et s’exprime tant bien que mal. L’on oublie trop vite que la chambre de la personne soignée est son unique espace privé. Les soignants « confrontés », bien plus qu’on ne le pense, aux questions, envies, besoins et pratiques sexuelles des patients se trouvent souvent démunis et gênés. Comment réagir dans de telles situations ? Comment parler de sexualité avec la personne soignée ? Avec l’équipe ? Comment allier vie en institution et sexualité ? Brisons le tabou.

 

GOMEZ Jean-François. La sexualité dans l’institution entre déni et prescription. La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 18-20

La sexualité est un sujet difficile à aborder, même au XXIe siècle, en Occident. Il demeure tout aussi complexe, sinon plus, d’en parler dans les établissements de soins, médico-sociaux ou sociaux. Prendre en compte la sexualité des personnes en institution requiert autant une prise en considération collective qu’un travail sur soi. Tour d’horizon de la situation aujourd’hui.

 

CLAVAGNIER Isabelle. Quand la sexualité des patients s’invite dans le quotidien des soins. La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 21-22

La vie intime et le désir sexuel des patients surgissent dans l’univers des soins de manières très diverses. Ces situations différentes ouvrent les débats, ébranlent des certitudes. Témoignages de soignants.

 

MICHON Florence, BOUMAIZA Leila, DESSIAUME Laetitia, MARTHELY Chantal, COTE Christelle, DARTIQUE Pascal, KOUCHLEF Agnès. Les jeunes handicapés moteurs face à leur sexualité. La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 23-24

En centre de soins et de rééducation, l’équipe soignantes en charge du suivi médical et paramédical de jeunes handicapés moteurs scolarisés en internat à Vaucresson (92) est régulièrement confrontée aux interrogations des adolescents sur le vie relationnelle et sexuelle. Un accompagnement global et individuel adapté a été mis en place. La clé de voûte est la relation de confiance.

 

CLAVAGNIER Isabelle. « La personne handicapée doit pouvoir déterminer sa vie intime ». La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 25-26

Diplômée en sexologie et santé publique, Sheila Warembourg exerce comme formatrice en formation initiale auprès des étudiants infirmiers et éducateurs et en formation continue auprès des équipes soignantes. Elle anime aussi des groupes de parole avec des personnes en situation de handicap et leur famille pour répondre aux problématiques en lien avec l’intimité et la sexualité. Entretien.

 

CEINOS Roser, FERNANDEZ Sandra. Prévention des comportements sexuels à risque en psychiatrie. La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 27-29

Les pratiques sexuelles en hôpital psychiatrique sont une réalité. Prévenir les comportements à risque est une responsabilité institutionnelle, longtemps « négligée ». Etablir un dialogue entre soignants et soignés autour de la vie sexuelle et affective doit favoriser des pratiques éclairées, consentantes et sans prises de risque. Partage de pratique avec une équipe hospitalière du Comité sida sexualités prévention.

 

OLLAGNIER Claire, CETOUT Evelyne, COUTINEAU Marylène. La sexualité de nos aînés en institution de soins. La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 30-31

Les évolutions sociétales influencent l’hôpital mais la place de la sexualité y reste marginale. Le sujet est tabou même au sein des familles et notamment si la personne hospitalisée est âgée. Pourtant l’expression de ce besoin naturel vient souvent se confronter au quotidien des soins. De quoi engager une réflexion en équipe pour inclure la sexualité dans le projet de soins et de vie de la personne âgée. Partage d’expérience.

 

Sexualité : handicaps et vulnérabilités. Sexologies, 2016, 25, pp. 93-121

 

GIAMI Alain. Sexualité et handicaps : de la stérilisation eugénique à la reconnaissance des droits sexuels (1980-2016). Sexologies, 2016, 25, pp. 93-99

Cet article présente les grandes étapes de la prise en charge de la sexualité des personnes désignées comme handicapées mentales depuis le début des années 1980. Il met en évidence les liens entre les représentations et les pratiques institutionnelles et sociales. L’étude mobilise des documents produits au cours de cette époque : publications, actes de congrès, avis administratifs et éthiques. Les analyses font bien apparaître une évolution des idées dans les attitudes et la prise en charge des personnes désignées comme handicapées mentales qui est marquée par une reconnaissance progressive de la sexualité de ces personnes. La prévention de l’infection à VIH – au début des années 1990 – a largement contribué à cette reconnaissance. Une nouvelle étape est franchie avec les propositions de mettre en place une forme d’assistance sexuelle visant à intervenir directement sur les comportements et les relations. La possibilité de parentalité reste considérée comme problématique. Les droits sexuels de ces personnes ne sont pas encore pleinement reconnus.

 

NAYAK Lucie. Les scripts de la sexualité des personnes désignées comme « handicapées mentales ». Sexologies, 2016, 25, pp. 100-106

A partir d’une enquête qualitative réalisée par entretiens avec des personnes considérées comme « handicapées mentales » et des éducateurs spécialisés en France et en Suisse, cet article présente une typologie des scripts sexuels développés par des personnes « handicapées mentales », dans le contexte de promotion du concept de « santé sexuelle » qui se diffuse actuellement dans le milieu de l’éducation spécialisée. Les résultats opèrent une rupture avec les représentations dominantes en déconstruisant les spécificités communément prêtées à la sexualité des personnes ainsi désignées. Alors que, de façon quasi systématique, leurs comportements sexuels sont expliqués par leur seul handicap, l’analyse montre que les différentes catégories de sexualité observées ne sont pas propres aux personnes « handicapées ». En revanche, elle met en évidence l’influence de la désignation en tant que personnes « handicapées mentales » sur la vie sexuelle de celles et ceux qui en ont fait l’objet, et donc le caractère socialement construit de cette sexualité.

BRASSEUR Pierre. De la mixité au droit : sexualité et intimité dans les institutions accueillant malades et handicapés depuis les années 1970. Sexologies, 2016, 25, pp. 107-113

Cet article revient sur la mise en place de la mixité et les réflexions politiques sur la sexualité élaborées au sein d’établissements français accueillant des malades et handicapés durant les années 1970. A partir d’un travail sur archives (essentiellement autour de la consultation des principales revues sur le handicap), il contribue à l’archéologie naissante de la question « handicap et sexualité » en France. Après avoir montré comment est introduite la question de la mixité et de la sexualité dans les institutions en France durant les années 1970, il propose une réflexion sur la situation la plus contemporaine. Il montre que la rhétorique de la mixité n’est plus du tout employée, au profit d’un discours sur les droits à la sexualité, pas toujours bien maîtrisé par les professionnels du champ du handicap.

 

DESHAYS Catherine. Sexualité en institution psychiatrique : commencer une réflexion éthique. Sexologies, 2016, 25, pp. 114-121

En institution psychiatrique, l’évolution des comportements et du droit entraînent des paradoxes : concomitante de la conception paternaliste du soin et de la conception contractuelle du soin, nécessité de protéger des personnes vulnérables et qu’elles puissent exercer leur autonomie. Chaque situation mérite une réflexion éthique approfondie pour interroger les représentations, les valeurs en tension entre la conception du soin et les besoins des patients. Lors de la préparation d’un colloque éthique interrogeant nos représentations et nos pratiques face à la sexualité. Dans les années 1980, parallèlement à la mixité imposée par la loi de secteur et à la libération sexuelle ont émergé des innovations audacieuses favorisant l’expression de la sexualité au sein de l’hôpital psychiatrique. Actuellement, le règlement intérieur de l’hôpital précise que « les relations sexuelles sont interdites dans les locaux hospitaliers ». Portons-nous la trace de l’organisation historique de notre hôpital psychiatrique ? Au milieu des discours qui définissent l’humain, ses droits, ses idéaux de santé et de bonheur, quelle éthique pour penser cette question de l’humain ? La manière dont nous nous comportons, dont nous sommes en relation parle de la manière dont nous pensons l’humain. La psychiatrie est particulièrement au cœur de ces questions concernant l’être atteint d’une pathologie ou non dans son rapport au monde et cela nous concerne tous : les patients, les soignants, dans notre manière d’être à la rencontre de notre humanité, la sienne et la nôtre.

 

Autres articles du site en lien avec la thématique

Bibliographie thématique 2013

Dossier 2014 (références légales, rapports, compte rendu de l'expérience suisse...)

Publié dans Dossiers thématiques
vendredi, 30 décembre 2016 12:43

Références bibliographiques Décembre 2016

AUTEURS DE VIOLENCES SEXUELLES

 

S. SAETTA. Inciter des auteurs d’infractions à caractère sexuel incarcérés à se soigner. Ethnographie d’un établissement pénitentiaire et d’un service de soins spécialisés. Champ pénal, 2016, vol. XIII, pp. 93-99

 https://champpenal.revues.org/9311

La loi du 17 juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles, qui a introduit en France l'injonction de soin à la place ou en complément d'une peine d'emprisonnement ferme, a également introduit la notion d'« incitation aux soins » pour les auteurs d'infractions à caractère sexuel incarcérés. Ces derniers sont regroupés au sein d'établissements pénitentiaires spécifiques disposant notamment d'une unité de soins spécialisée.

Dans cet article, sont d'abord décrits et analysés les dispositifs et stratégies par lesquels le législateur, les juges, le personnel pénitentiaire et les thérapeutes de cet établissement et de cette unité s'y prennent pour amener cette catégorie de détenus – a priori peu enclins à demander des soins – dans le bureau des thérapeutes. Y sont ensuite décrites et analysées les techniques mobilisées par ces derniers pour modifier le fonctionnement psychique des détenus, et les amener à réfléchir sur eux, à manifester de l'empathie et à comprendre le sens des interdits. La médicalisation des auteurs d'infractions à caractère sexuel, entre « gestion des risques » et « tutelle de l'intime », constitue ainsi une forme de socialisation autoritaire, les thérapeutes participant à la fabrique d'un sujet contemporain enjoint de travailler sur lui et renvoyé à lui-même dans la gestion de ses désirs et comportements.

La recherche à laquelle s’adosse cet article a été réalisée dans le cadre du programme de recherche Contrast, financé par l’Agence Nationale de la Recherche, et coordonné par Livia Velpry et Benoît Eyraud. Ce programme prend pour objet d’étude la régulation des pratiques de contrainte dans le champ de la santé mentale. Cf. Collectif Contrast, 2014 et Velpry, Eyraud, 2014 (résumé éditeur)

 

 

VIOLS ET AGRESSIONS SEXUELLES

 

C. HAMEL, A. DEBAUCHE, E. BROWN, A. LEBUGLE, T. LEJBOWICZ, M. MAZUY, A. CHARRUAULT, S. CROMER, J. DUPUIS. Viols et agressions sexuelles en France : premiers résultats de l’enquête Virage.

Population & Sociétés, novembre 2016, n° 538

 https://www.ined.fr/fr/publications/population-et-societes/

 

L’enquête Violences et rapports de genre (Virage) réalisée par l’Institut national d’études démographiques en 2015 a interrogé un vaste échantillon représentatif de la population âgée de 20 à 69 ans. L’analyse de leurs déclarations permet de décrire en détail les violences sexuelles dont sont victimes les femmes et les hommes.

 

SEXE SOUS ADDICTION

CHEMSEX, Livret d’informations pour les professionnels et les intervenants de santé. Cette nouvelle brochure est éditée par le Réseau des établissements de santé pour la prévention des addictions (Respadd).

www.respadd.org

Ce livret vous donnera les principales informations sur le « chemsex » (que l’on peut traduire en français par « sexe sous produits », des conseils sur la manière dont vous pouvez intervenir simplement et des indications sur les ressources et formations disponibles.

 

 

SANTE MENTALE

 

HAUTE AUTORITE DE SANTE (HAS). Mieux prévenir et prendre en charge les moments de violence dans l’évolution clinique des patients adultes lors des hospitalisations en services de psychiatrie. Septembre 2016, 25, pp. 114-121

 http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_1722310/fr/mieux-prevenir-et-prendre-en-charge-les-moments-de-violence-dans-levolution-clinique-des-patients-adultes-lors-des-hospitalisations-en-services-de-psychiatrie-note-de-cadrage?xtmc=&xtcr=1

 

Les équipes de soin en psychiatrie sont fréquemment confrontées à des moments de violence dans l’évolution clinique de patients accueillis en hospitalisation. Ces moments de violence ont des impacts négatifs, sur les professionnels, sur le patient concerné mais aussi sur les autres patients de l’unité. Des stratégies de prévention efficaces existent. Elles contribuent à limiter le recours aux mesures de contention et d’isolement.


Pour répondre à ces enjeux, la HAS propose un guide des programmes et des outils pour aider les équipes de psychiatrie à renforcer leurs compétences dans la prévention et la prise en charge des moments de violence.
Plusieurs documents sont proposés pour soutenir la mise en place de démarches d’amélioration adaptées aux besoins des équipes :

Le périmètre du travail couvre la prévention et la prise en charge des moments de violence hétéroagressive des patients adultes hospitalisés en service de psychiatrie générale.

Ces travaux seront complétés par des recommandations de bonne pratique sur la limitation du recours aux mesures de contention et d'isolement en psychiatrie.

vendredi, 04 novembre 2016 14:12

Références bibliographique sept-nov 2016

Vous pouvez consulter la base de données documentaire des CRIAVS ThèséAS http://theseas.reseaudoc.org/opac/

 

AUTEURS DE VIOLENCES SEXUELLES

 

C. HUGON, A. HARRAULT. 

Le travail psychothérapeutique avec les auteurs de violence sexuelle (A.V.S.) : place et rôle du corporel. Les cahiers de psychologie clinique, 47, 2016/2, pp.169-185

En condamnant les délinquants sexuels à des soins obligés, la justice leur demande d’assumer leur responsabilité et de modifier leur comportement. Ces derniers ont, peut-être plus que d’autres, des difficultés à se mobiliser psychiquement. Les techniques corporelles peuvent se montrer des médiateurs très utiles pour favoriser la mobilisation psychique. Cet article présente un dispositif de soin incluant un travail corporel en groupe thérapeutique et analyse quelques modifications observées au cours de ce type de prise en charge.

 

O. VANDERSTUKKEN.

Les distorsions cognitives chez les auteurs d’agression sexuelle : Validation exploratoire de la Molest Scale, de la Facets of Sexual Offender Denail (FoSOD), et du Croyances Erronées relatives à la Sexualité Générale (CESG).

Thèse de doctorat en Sciences Psychologiques et de l’Education, Université de Mons, Belgique, juin 2016, 233 p.

 

J. PALMA.

Les femmes auteures de violences sexuelles en France : Etude des profils cliniques, psychopathologiques et criminologiques à partir de 64 cas recrutés sur l’ensemble de la métropole.

Thèse de docteur en médecine – Mémoire pour le diplôme d’études spécialisées de psychiatrie, Université de Poitiers, octobre 2016, 139 p.

 

A. SCHLEGEL.

L’influence du Mythe du viol sur le viol conjugal. Historique, conceptualisations et exploration de l’incidence sur la propension au viol.

Mémoire pour le diplôme Inter Universitaire de psychiatrie légale et de criminologie, Université de Poitiers, octobre 2016, 90 p.

 

 

SEXUALITE & HANDICAPS

 

A. GIAMI. 

Sexualité et handicaps : de la stérilisation eugénique à la reconnaissance des droits sexuels (1980-2016). Sexologies, 2016, 25, pp. 93-99

Cet article présente les grandes étapes de la prise en charge de la sexualité des personnes désignées comme handicapées mentales depuis le début des années 1980. Il met en évidence les liens entre les représentations et les pratiques institutionnelles et sociales.

L’étude mobilise des documents produits au cours de cette époque : publications, actes de congrès, avis administratifs et éthiques.

Les analyses font bien apparaître une évolution des idées dans les attitudes et la prise en charge des personnes désignées comme handicapées mentales qui est marquée par une reconnaissance progressive de la sexualité de ces personnes.

 

L. NAYAK.

Les scripts de la sexualité des personnes désignées comme « handicapées mentales ». Sexologies, 2016, 25, pp. 100-106

A partir d’une enquête qualitative réalisée par entretiens avec des personnes considérées comme « handicapées mentales » et des éducateurs spécialisés en France et en Suisse, cet article présente une typologie des scripts sexuels développés par des personnes « handicapées mentales », dans le contexte de promotion du concept de « santé sexuelle » qui se diffuse actuellement dans le milieu de l’éducation spécialisée.

 

P. BRASSEUR. 

De la mixité au droit : sexualité et intimité dans les institutions accueillant malades et handicapés depuis les années 1970. Sexologies, 2016, 25, pp. 107-113

Cet article revient sur la mise en place de la mixité et les réflexions politiques sur la sexualité élaborées au sein d’établissements français accueillant des malades et handicapés durant les années 1970.

 

C. DESHAYS.

Sexualité en institution psychiatrique : commencer une réflexion éthique. Sexologies, 2016, 25, pp. 114-121

En institution psychiatrique, l’évolution des comportements et du droit entraînent des paradoxes : concomitance de la conception paternaliste du soin et de la conception contractuelle du soin, nécessité de protéger des personnes vulnérables et qu’elles puissent exercer leur autonomie. Chaque situation mérite une réflexion éthique approfondie pour interroger les représentations, les valeurs en tension entre la conception du soin et les besoins des patients.

Vous trouverez en pièce jointe les supports aimablement transmis par les intervenants.

Publié dans Cycle de conférences

Florence Thibault

Professeur, Hôpital Cochin et Université de Paris

Voici la vidéo de la  conférence qui s'est tenue le 17 Mars 2016 à l'occasion du cycle de conférences orgnanisé par le CRIAVS Centre- Val de Loire "L'addiction sexuelle".

 

La vidéo est diffusée avec l'aimable autorisation de l'auteur dont les propos constituent la propriété intellectuelle

 

 

Quelques références bibliographiques du Professeur Florence THIBAULT sur la thématique de l’addiction sexuelle

Thibaut F. Ce qu’il faut savoir sur l’addiction au sexe. Le quotidien du médecin, mars 2012.

www.aius.fr/v2/data/thematiques/sexologieclinique/addictionsexuelleqdm.pdf

Thibaut F., Garcia F. Sexual addictions. The American journal of drug and alcohol abuse 2010, 36, pp. 254-260

Thibault F. Garcia F., Assumpçao AA., Malloy-Diniz L., Correa de Feitas AA., Delavenne H. A comprehensive review of psychotherapeutic treatment of sexual addiction. Journal of Groups in Addiction & Recovery, 2015, 10, pp. 1-15

Thibaut F. Incorporating pharmacological treatment into sex addiction treatment strategies. In “International Handbook on Sexual Addiction” Coordination: T. Birchard et J. Benfield. Ed. Taylor and Francis, UK, 2016.

Echelle d’aide au diagnostic de Carnes : Sexual Addiction Screening Test (SAST) Carnes 1989 (25 réponses en oui/non aux questions, 1 point par réponse de type oui, si score total >13 : addiction sexuelle probable).

Les ouvrages mentionnés ci-dessous sont consultables au Centre de documentation du Criavs Centre-Val de Loire et peuvent vous être prêtés sur demande

( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ) – 02 18 37 05 98

Vous pouvez consulter la base de données documentaire des CRIAVS ThèséAS http://theseas.reseaudoc.org/opac/

 

De nouveaux ouvrages dans notre fonds documentaire

ADDICTION SEXUELLE

sexaddicts

SANDIS Florence, DUMONTEIX Jean-Benoît. Les sex addicts – Quand le sexe devient une drogue dure. Paris : Pocket, 2013, 253 p.

 

Qu'est-ce que la dépendance sexuelle ? Que ressentent les hommes et les femmes qui n'arrivent plus à contrôler leurs pulsions ? Comment devient-on "sex addict" ? Peut-on s'en sortir ? Après les questions suscitées par l'affaire DSK, et pour la première fois en France, un document lève le voile sur la dépendance sexuelle, ce comportement qui touche près de 5% des Français mais qui ne s'avoue pas. Huit personnes ont accepté de témoigner avec une sincérité poignante.

Qu'ils soient hétérosexuels ou homosexuels, jeunes exposés trop tôt à la pornographie ou quadragénaire sous pression, célibataires ou en couple, homme d'affaires, journaliste, femme au foyer, étudiante… tous racontent cette même quête effrénée de jouissance qui devient une drogue dure. Éclairé par les explications de thérapeutes spécialistes de l'addiction sexuelle en France, ce document exceptionnel fait le point sur cette maladie taboue qui reflète aussi l'évolution de notre société.

 

ESTELLON Vincent. Les sex-addicts. Paris : PUF, 2014, 127

quesaisje sexadd

Hanté par la quête d’excitations sensorielles, le sex-addict démultiplie le temps qu’il consacre à la recherche de situations sexuelles diverses (cybersex, multipartenariat, consommation compulsive de pornographie, fréquentation de prostitué(e)s, rencontres fast sex, etc.). Sa vie semble entièrement tendue vers la prochaine expérience sexuelle. Progressivement, l’excitation sexuelle, maintenue à l’écart du sentiment amoureux, se réduit à la performance. Ce qui est recherché dépasse les conventions morales et sociales : un au-delà du plaisir difficile à trouver et à satisfaire. Cet ouvrage explore le fonctionnement de l’addiction sexuelle qui, si elle n’est pas nouvelle, n’est véritablement prise en compte que depuis quelques décennies. Il invite à comprendre comment se construit cette sexualité compulsive et certaines modalités qui sous-tendent ce taylorisme sexuel.

 

 

DEVIANCE SEXUELLE

 

THIBAUT Florence. Approche psychiatrique des déviances sexuelles. Paris : Springer, 2013, 130 p.

 thibaut2013

Au fil des siècles, l'émotion suscitée par les crimes sexuels, particulièrement quand les victimes sont des enfants, n'a cessé de croître. Elle est même devenue un marqueur de notre société contemporaine. Bien que les condamnations soient de plus en plus fréquentes, de nombreux crimes échappent encore à la justice en raison de la difficulté persistante pour les victimes à porter plainte. Si la législation s'est considérablement renforcée en matière de répression de la délinquance sexuelle et que les peines sont de plus en plus lourdes, il est établi que l'emprisonnement seul ne peut prévenir la récidive. La solution passe par une meilleure connaissance des déterminants de la délinquance sexuelle et par un diagnostic approprié, par les psychiatres, des comportements sexuels paraphiliques qui peuvent favoriser crimes et délits. Ce diagnostic doit conduire à mettre en place la prise en charge la mieux adaptée à chaque type de paraphilie et garantir à la fois l'atténuation de la souffrance des patients atteints de paraphilies mais surtout la réduction du risque de récidive. Ce livre aborde la délinquance sexuelle du point de vue épidémiologique et législatif. Il explore les liens entre la criminalité sexuelle et le diagnostic de paraphilie. Il évoque ensuite les éléments physiopathologiques connus et fournit, un panorama des thérapies comportementales et pharmacologiques les mieux adaptées à chaque cas sans en méconnaître les aspects éthiques.

 

INSTITUTIONS

 

FUSTIER Paul. Le travail d’équipe en institution. Clinique de l’institution médico-sociale et psychiatrique. Paris, Dunod, 2015, 216 p.

 fustier2015

Les problématiques d’équipes sont au coeur des pratiques professionnelles dans les domaines de l’éducation spécialisée, de l’exclusion sociale et de la psychiatrie. Cet ouvrage, qui regroupe les principaux travaux de Paul Fustier sur ce thème, est organisé en trois axes :

• la question de l’origine ou de la fondation de l’institution qui entraîne une interrogation sur les différentes modalités de direction ;

• la question de la fabrication en équipe d’une représentation inconsciente des personnes prises en charge ;

• la question du traitement de l’écart qui existe entre une équipe de professionnels et chacun de ses membres, écart entre positions individuelles et culture d’équipe, entre ce qui surgit de l’intime et ce qui relève du collectif.

Un long chapitre à forme conclusive propose objectifs et repères méthodologiques aux psychologues et psychiatres dont la tâche est d’aider les équipes dans leur travail auprès des personnes prises en charge.

FUSTIER Paul. Les corridors du quotidien. Clinique du quotidien et éducation spécialisée en institution. Paris : Dunod, 2008, 169 p.

fustier2008

Ce livre est consacré à certaines formes de prise en charge réalisées auprès de personnes (enfants, adolescents, adultes) manifestant des difficultés d’intégration sociale en lien avec des difficultés d’ordre psychologique. Des institutions construites en dérivation par rapport au modèle traditionnel de l’internat accueillent ces personnes et leur offrent, à côté de traitements spécifiques, un milieu de vie dans lequel elles côtoient des professionnels éducateurs ou soignants qui partagent avec elles le quotidien ou l’ordinaire de la vieChez les personnes accueillies, cette « présence proche » a des effets importants de changement psychologique quand elle est l’objet d’un travail d’approfondissement clinique qui en dévoile les enjeux, les avatars, et les tâtonnements. La métaphore du « corridor » désigne ces espaces-temps ambigus au sein desquels se déploient, sous une apparente banalité, des échanges complexes qui permettent une reconstruction du lien social.

 

PRISON

JACQUOT Stéphane, RAIMBOURG Dominique. Prison. Le choix de la raison. Paris : Economica, 2015, 100 p.

 jacquot raimbourg2015

Attirance et répulsion, rejet et fascination, rigueur et compassion : le regard porté sur la prison regorge de contradictions. Rien d étonnant à cela. La prison est d abord faite pour les honnêtes gens. Elle leur montre le sort réservé à ceux qui se conduisent mal. Elle est le châtiment fait pierres, briques et moellons. Mais en même temps la prison est un outil pour mettre à l’écart des délinquants, pour les sanctionner et les faire évoluer avant leur remise en liberté. Réfléchir sur le rôle de la prison, sur la peine, c’est réussir à prendre en compte ce double aspect, à la fois symbole et outil. C’est dire toute la difficulté de l’exercice. C’est pourquoi les auteurs s’y sont attaqués à deux. Venus d’horizons différents, l’un est de droite, l’autre est de gauche, ces deux responsables politiques ont croisé leurs regards sur cette institution.

 

 PSYCHANALYSE

 

MASI (DE) Franco. Travailler avec les patients difficiles. Paris : Ithaque, 2015, 330 p.

 demasi2015

Pour un grand nombre de thérapeutes, les pathologies graves résistent au traitement psychanalytique, lequel serait avant tout indiqué pour les patients névrotiques. Fort de sa longue expérience clinique, Franco De Masi interroge ce lieu commun en examinant les causes de la destructuration de la psyché chez certains types de patients dits " inanalysables ", – pervers, borderlines, psychotiques – ceux-là mêmes qui ne parviennent ni à symboliser ni à donner sens à leurs propres états émotionnels. Pour De Masi, la psychopathologie de ces patients n'est pas un obstacle, au contraire, elle féconde l’activité thérapeutique quotidienne. Plus encore – et c’est là l’un des aspects les plus novateurs de l’ouvrage –, elle constitue le terrain propice à un nouvel ancrage de la psychanalyse dans la clinique.

 

PSYCHOTHERAPIE

 

COUTANCEAU Roland, BENNEGADI Rachid. Résilience et relations humaines. Couple, famille, institution, entreprise, cultures. Paris : Dunod, 2014, 197 p.

coutenceau2014

Parallèlement à la recherche des qualités « cachées » dans la dynamique de la résilience : lucidité, courage, optimisme, créativité, humour, imaginaire, ce livre s’intéresse à tout ce qui se joue de résilient dans les relations interpersonnelles, que ce soit dans des espaces clos (couple, famille, institution, entreprise) ou dans l’environnement social (société, cultures). Quant aux facteurs culturels, le défi pour la psychiatrie sociale est de les prendre tous en compte ; en situant la complémentarité d’une ethnopsychiatrie qui surligne les différences, et une ethnopsychiatrie humaniste qui souligne l’universalité de certains ressorts de l’âme humaine. L’originalité de cet ouvrage est de mettre en lumière les souffrances, intrapsychiques ou propres à la relation interpersonnelle ou au groupe, afin de les surmonter et de faire de chacun d’entre nous un sujet capable de résilience pour qu’il retrouve son identité et sa place au sein du groupe.

 

SEXUALITE

 

GIAMI Alain, MOREAU Emilie, MOULIN Pierre. Infirmières et sexualité : entre soins et relation. Paris : Presses de l’EHESP, 156 p.

giami2015 Si la sexualité occupe une place grandissante vans la pratique clinique et la santé publique, les professionnels de santé ne reçoivent, paradoxalement, quasiment aucune information en ce domaine au cours de leur formation initiale. Alors que les infirmières sont censées connaître l'évolution de la sexualité aux différents âges de la vie et l'intégrer dans leurs soins, elles se sentent souvent démunies pour répondre aux demandes des patients, pas toujours explicites, et faire face à leurs comportements. Illustré de nombreux extraits d'entretien, cet ouvrage explore les expériences de terrain des infirmières en lien avec la sexualité. Il met en évidence le malaise parfois ressenti et les ressources personnelles que certaines mobilisent pour gérer l'érotisation inhérente à la relation de soins, tandis que d'autres préfèrent se placer dans des stratégies d'évitement. Au terme de ce parcours, les propositions de travail des infirmières sont discutées à l'aune des études sur les soins infirmiers et la sexualité. Cet ouvrage invite professionnels, étudiants, chercheurs ou usagers à s'interroger sur la santé sexuelle des patients et, plus largement, sur leur qualité de vie dans le cadre des soins. Ces questions mettent en jeu la formation et les compétences des infirmières et des professionnels de santé.

VIOLENCES

DALIGAND Liliane. La violence féminine. Paris : Albin Michel, 224 p.

Daligand

Parler de la violence féminine provoque toujours un malaise tant il est difficile d'imaginer la femme en criminelle... Lorsque c'est le cas, elle est aussitôt traitée comme un cas unique, voire comme une victime. Pourtant, la majorité des cas de maltraitance des enfants au sein de la famille est le fait des mères, et la délinquance des adolescentes est en nette progression, y compris pour des actes d'agression à caractère sexuel. Quant aux hommes battus, ils sortent de leur silence. Les médias font un large écho aux crimes les plus spectaculaires, infanticides répétés, actes de barbarie guerrière... Sans compter les agressions quotidiennes souvent plus discrètes, verbales ou psychologiques, mais courantes au bureau ou à l'école, qui peuvent provoquer d'immenses dégâts. Alors, faut-il en finir avec un tabou : la figure de la femme protectrice et aimante ? Ou, comme Liliane Daligand, se demander, en allant au-delà des statistiques, des faits et des études théoriques, ce qui a changé pour que cette violence, qui a peut-être toujours existé, éclate maintenant au grand jour ? S'appuyant sur les expertises qu'elle a été amenée à réaliser, l’auteur éclaire les ressorts de cette violence, une violence que nous maîtrisons, mais qui n'en reste pas moins enfouie en chacun de nous, hommes et femmes.

GUERIN Violaine. Comment guérir après des violences sexuelles ? Paris : Tanemirt Editions, 2014, 231 p.

guerin2014

Comment guérir après des violences sexuelles ? Endocrinologue et gynécologue, le Dr Violaine Guérin nous interpelle tous sur le sens caché des maladies : le corps parle et nombre de ses expressions ne sont que mémoires de violences du passé. Vivre des violences sexuelles est l’expérience la plus destructrice qu’il soit donné de vivre à un être humain. C’est un crime, souvent “parfait”, qui touche une femme sur quatre et un homme sur six dans sa vie. Les personnes qui en sont victimes, majoritairement dans l’enfance, sont souvent projetées dans une amnésie post-traumatique qui les empêche de faire le lien entre leur mal être, tout un cortège de symptômes et ce qu’elles ont vécu.

C’est pourquoi il est important d’entamer un véritable parcours de réparation de ces violences, et qu’un grand nombre de professionnels de santé soient formés à ces soins si spécifiques et subtils. Il est aussi important de veiller à ce que les personnes victimes de telles violences soient aidées le plus tôt possible par rapport au traumatisme, d’où l’importance du dépistage et de la mise à disposition de protocoles thérapeutiques efficaces et limités dans le temps. C’est l’objet de cet ouvrage.

LOUIS Edouard. Histoire de la violence. Paris : Seuil, 2016, 229 p.

louis2016

J'ai rencontré Reda le soir de Noël 2012, alors que je rentrais chez moi après un repas avec des amis, vers quatre heures du matin. Il m'a abordé dans la rue et j'ai fini par lui proposer de monter dans mon studio. Ensuite, il m'a raconté l'histoire de son enfance et celle de l'arrivée de son père en France, son père qui avait fui l'Algérie. Vers six heures du matin, il a pris plusieurs de mes affaires, il a sorti un revolver et il a dit qu'il allait me tuer. Il m'a insulté, frappé, violé. Le lendemain les démarches médicales, policières et judiciaires ont commencé, qui, plus qu'elles ne réparent la violence, la prolongent et l'aggravent." Ce livre retrace l'histoire de cette nuit et des jours suivants. Construit comme un huis clos, il tient son originalité de la puissance de son sujet, et de sa construction formelle. En effet, plus tard, Edouard se confie à sa soeur, qui décrit à son tour les faits à son mari. Edouard l'entend par une porte entrouverte. Les deux récits s'entremêlent dans une spectaculaire opposition de langages, offrant des points de vue différents sur ce qui s'est passé cette nuit-là, sur ce, qui peut permettre de comprendre les dynamiques de l'agression et du traumatisme. Ils évoquent l'enfance d'Edouard, mais aussi celle de Reda et de son père, les effets de l'émigration, du racisme, de la misère. Et posent des questions sur les mécanismes judiciaires auxquels les victimes sont confrontées ou encore sur le rôle de l'amitié. Ce livre propose une histoire de la violence, de ses origines, ses raisons et ses causes.

 

 

mercredi, 06 avril 2016 00:00

Références bibliographiques Mars 2016

Certaines références sont parues dans le bulletin hebdomadaire de février 2016 de la FFCRIAVS

 

 

AUTEUR DE VIOLENCES SEXUELLES

 

 SM02 16

MENOUD Elodie. Hormonothérapie et psychothérapie de l’abuseur sexuel. Santé mentale, février 2016, n° 205, pp. 14-18

 

Incarcéré pour des agressions sexuelles, Michel parvient, grâce à un traitement hormonal « qui laisse de l’espace », à entamer une psychothérapie. Un parcours de soin qui illustre l’intérêt d’associer ces deux axes thérapeutiques pour permettre au sujet d’accéder à son histoire et d’évoluer. (Résumé d’auteur)

 

 

PREVENTION DES RECIDIVES

 

Journées d’études internationales. La prévention des récidives : Évaluation, suivis, partenariats. Direction de l’administration pénitentiaire. Paris, 20-21 octobre 2014. Criminocorpus (en ligne). URL :  http://criminocorpus.revues.org/3168

SOULA M. Récidive et illusion rétrospective.

 

DUBOURG E. Les instruments d’évaluation des risques de récidive, du jugement professionnel non structuré aux outils actuariels.

 

HIRSCHELMANN A. Décloisonner les pratiques et connnaissances relatives aux personnes placées sous main de justice.

 

WATERVAL H. Former les acteurs à la prévention de la récidive : Quelles méthodes ? Quels outils ?

Une vision globale et intégrée pour augmenter l’efficacité des interventions des assistants de justice dans le cadre des missions confiées par les autorités mandantes

LE ROY P. De la mise à l’épreuve à la contrainte pénale. Quelle évolution vers quel contenu ?

 

HOFINGER V. Le développement actuel de la probation en Autriche.

GAUTRON V. Les mesures de sûreté et la question de la dangerosité : la place des soins pénalement ordonnés.

TANIFEANI F. La Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS).

LECHON L., MAHE N. Le champ de la prévention de la récidive dans sa dimension multipartenariale et interinstitutionnelle en Charente-Maritime : étude locale et perspectives comparatistes.

 

MILBURN P., JAMET L. La compétence professionnelle des conseillers d’insertion et de probation à l’épreuve de la prévention de la récidive.

 

 

SANTE & SEXUALITE DES JEUNES

 

AMSELLEM-MAINGUY Yaëlle, DUMOLLARD M., Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire INJEP. Santé et sexualité des jeunes pris en charge par la PJJ : entre priorité et évitement : Rapport d’étude . Paris : Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), 2015, 165 p.

 http://www.injep.fr/sites/default/files/documents/2015-05_pjjsante_yam-md.pdf

 

En résumé, l’objectif de cette enquête exploratoire est double :

- documenter la situation, les comportements et les représentations en matière de santé des jeunes pris en charge par la PJJ par une approche qualitative de compréhension des parcours individuels. Pour ce faire, la focale est mise sur la vie affective et sexuelle ;

- confronter les discours des jeunes à ceux des professionnels de la PJJ qui les suivent et les accompagnent afin de saisir les représentations et pratiques de ces derniers en matière de sexualité – et par extension de santé – du public dont ils ont la charge. (Résumé d’auteur)

 

 

AMSELLEM-MAINGUY Y ., CHEYNEL C., FOUET A. Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire INJEP. Entrée dans la sexualité des adolescent(e)s : la question du consentement. Enquête en milieu scolaire auprès des jeunes et des intervenantes en éducation à la sexualité : Rapport d’étude. Paris : Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), 2015, 102 p.

 http://www.injep.fr/sites/default/files/documents/rapport_sivs_def.pdf

 

 

L’objectif de cette enquête est double : comprendre comment les animateurs·trices appréhendent et abordent la question du consentement lors des séances d’éducation à la sexualité en milieu scolaire, mais également comprendre comment se joue le consentement dans les pratiques des adolescent·e·s lors de l’entrée dans la sexualité, et cela à la lumière du genre. Pour ce faire, l’étude s’intéresse aussi bien aux récits des professionnel(le)s qu’aux séances même d’éducation à la sexualité – qui ont été observées – et aux récits des adolescent(e)s.

 

 

RADICALISME

 

 Obs86 2015

Radicalisme violent.Comprendre, prévenir au-delà de l’urgence (dossier).

L’observatoire n° 86/2015, pp. 5-81

Longtemps, nous avons hésité à consacrer un numéro de l’Observatoire à la question du radicalisme violent. N’allions-nous pas encore alimenter la surmédiatisation d’un phénomène qui ne concerne, directement, qu’une petite minorité de jeunes ? N’allions-nous pas risquer d’encore attirer les regards inquiets sur une population musulmane déjà fortement stigmatisée ? Nous avons néanmoins fini par franchir le pas. Parce que, à diverses occasions, nous avons pu constater que les travailleurs sociaux se posent de nombreuses questions sur ce sujet complexe et sensible, tout en évitant de trop « s’en mêler » car craignant la maladresse, l’erreur d’interprétation, l’amalgame, … Parce que, aussi, la prévention du radicalisme, à condition qu’elle soit clairement dissociée de la répression et du contrôle - ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas -, implique d’en revenir à certains fondamentaux du travail social. Nous avons construit ce dossier en nous appuyant sur les rencontres co-organisées par le Centre Régional d’Intégration de Charleroi (CRIC) et le Centre Régional de Verviers pour l’Intégration (CRVI), en collaboration avec la Direction Générale Opérationnelle de l’Action sociale de la la Région wallonne (DGO5), « Prévention du radicalisme violent. Osons en parler », programmées en octobre et novembre 2015. Celles-ci nous ont servi de point de départ - vous retrouverez plusieurs orateurs conviés à ces journées dans nos contributeurs - mais nous avons aussi étoffé ce dossier, que nous avons conçu en deux parties, en nous appuyant notamment sur les avis pertinents de Thierry Tournoy, Directeur du CRIC et de Daniel Martin, Directeur du CRVI. La première partie pose cette terrible question : pourquoi des jeunes de chez nous se laissent-ils séduire par les discours de Daesh et partent-ils faire la guerre en Syrie ou se font-ils exploser dans des attentats suicides ici, en Europe ? Pour y répondre, nous avons sollicité une palette de contributeurs qui, par leur expertise, décortiquent ce qui se joue derrière cet embrigadement criminel des jeunes dans le radicalisme violent.

La seconde propose des pistes et des réflexions sur ce qu’il y a lieu de mener, d’inventer, de soutenir comme actions pour prévenir cette radicalisation. Si les travailleurs sociaux ne peuvent certes agir sur la variable géopolitique ni révolutionner notre contexte sociétal actuel, ils peuvent jouer un rôle important dans divers domaines : aider le jeune à se construire comme sujet et comme acteur de son devenir ; reconstruire le lien décousu entre celui-ci et la société, sa famille, l’école, … ; consolider son esprit critique et sa résistance morale face aux tentatives d’endoctrinement ; promouvoir l’interculturalité et le vivre-ensemble ; lutter contre les inégalités et les discriminations ; … Et, au-delà de l’urgence, participer par leurs convictions et leurs idéaux à une société davantage inclusive et porteuse de signes positifs, d’émancipation, d’espoir.(résumé éditeur)

 

AJP02 16DUMONT C. Radicalisation djihadiste, liberté religieuse et laïcité en prison.

AJ Pénal, février 2016, n° 2 pp. 70-73

Cet article est issu du mémoire professionnel intitulé « Repérer et prévenir la radicalisation djihadiste en prison. La conciliation entre respect des libertés de culte et de conscience des personnes détenues, principe de laïcité et lutte contre la radicalisation », rédigé par l’auteur à la suite d’un stage de six semaines en maison d’arrêt, dans le cadre du master 2 pénologie de l’université Jean Moulin Lyon 3. Il vise avant tout à présenter les points de vue des professionnels de terrain et des personnes détenues sur la mise en place d’une politique de lutte contre la radicalisation en prison. (résumé éditeur)

Voici le lien vers deux rapports de recherches l'un portant sur la santé et la sexualité des jeunes pris en charge par la PJJ, et l'autre sur la sexualité des ados suite à une enquête en milieu scolaire auprès des jeunes et des professionnels.
 
 
 
AMSELLEM-MAINGUY Y ., CHEYNEL C., FOUET A. Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire INJEP. Entrée dans la sexualité des adolescent(e)s : la question du consentement. Enquête en milieu scolaire auprès des jeunes et des intervenantes en éducation à la sexualité : Rapport d’étude. Paris : Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), 2015, 102 p.
 
L’objectif de cette enquête est double : comprendre comment les animateurs appréhendent et abordent la question du consentement lors des séances d’éducation à la sexualité en milieu scolaire, mais également comprendre comment se joue le consentement dans les pratiques des adolescent·e·s lors de l’entrée dans la sexualité, et cela à la lumière du genre. Pour ce faire, l’étude s’intéresse aussi bien aux récits des professionnel(le)s qu’aux séances même d’éducation à la sexualité – qui ont été observées – et aux récits des adolescent(e)s.
 
 
 
AMSELLEM-MAINGUY Yaëlle, DUMOLLARD M., Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire INJEP. Santé et sexualité des jeunes pris en charge par la PJJ : entre priorité et évitement : Rapport d’étude . Paris : Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), 2015, 165 p.
 
En résumé, l’objectif de cette enquête exploratoire est double :
- documenter la situation, les comportements et les représentations en matière de santé des jeunes pris en charge par la PJJ par une approche qualitative de compréhension des parcours individuels. Pour ce faire, la focale est mise sur la vie affective et sexuelle ;
- confronter les discours des jeunes à ceux des professionnels de la PJJ qui les suivent et les accompagnent afin de saisir les représentations et pratiques de ces derniers en matière de sexualité – et par extension de santé – du public dont ils ont la charge
 
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vendredi, 19 février 2016 15:15

Références bibliographiques Février 2016

Février 2016

CENTRE DE DOCUMENTATION

Les références bibliographiques ci-dessous sont consultables au Centre de documentation du Criavs Centre-Val de Loire et peuvent vous être adressées sur demande ( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. , Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ) – 02 18 37 05 98

 

Certaines références sont également parues dans le bulletin hebdomadaire de février 2016 de la FFCRIAVS

 

 AJ PENAL – ACTUALITE JURIDIQUE PENAL

 

AJP02 16

 

Récidive : Trois ans après la conférence, pourquoi il n’y a toujours pas de consensus

 RAOULT Sacha. AJ Pénal, janvier, 2016/1, pp. 25-28

 

Des résistances s’élèvent toujours contre la « modernisation » des méthodes d’évaluation du risque de récidive en France. Ces résistances ne sont pas typiquement françaises, elles reflètent également une tension interne au débat scientifique anglophone. Derrière les aspects techniques, c’est une question fondamentale qui pose problème à de nombreux chercheurs. (Résumé d’auteur)

 

 

BULLETIN DE PSYCHOLOGIE

 

BP2015 5

L’élaboration d’un collectif de travail : un défi pour des professionnels confrontés aux enfants mineurs auteurs d’abus sexuels

 

MINARY, Jean-Pierre, ANSEL, Dominique, BOURG, Christian, et al. Bulletin de psychologie, n° 539, Tome 68, 2015/5, pp. 391-402

Les auteurs cherchent à mettre au jour les phases par lesquelles s’est constitué un collectif de travail réunissant des professionnels situés à des places différentes (service de pédo-psychiatrie, protection judiciaire de la jeunesse, magistrature), dans l’accompagnement des jeunes auteurs de violences sexuelles. Au départ, la coordination des activités entre magistrats, éducateurs justice et soignants, éducateurs justice et magistrats s’effectuait avec prudence, voire avec réticence et méfiance. Sont précisées la dynamique de construction du partenariat, les principales difficultés rencontrées, ainsi que les ressources et voies de dégagement mises progressivement en œuvre. (Résumé d’auteur)

 

JOURNAL DES PSYCHOLOGUES

JDP01 16

 

Le psychologue en unité hospitalière sécurisée interrégionale

ABDELKADER MARIE- Laure. Le journal des psychologues, n° 334, 2016/2, pp. 24-27

La posture du psychologue en unité de soins somatiques pour personnes détenues n’est pas toujours facile à trouver et à tenir, et ce, autant face à des équipes qui envisagent parfois le patient avant tout comme un détenu, que face à des patients spécifiques qui confrontent à une clinique de l’agir. Le psychologue peut alors être le seul garant de l’humanité du sujet. (Résumé d’auteur)

 

Existe-t-il une spécificité de la clinique en milieu carcéral ?

CHAUFER, Adeline. Le journal des psychologues, n° 334, 2016/2, pp. 28-31

Face à des personnes incarcérées présumées coupables ou condamnées pour des infractions à caractère sexuel qui peuvent nier les faits qui leur sont reprochés et adressent rarement de demandes de soins, les cliniciens ont à repenser leur pratique et les modalités de prise en charge classiques. Ces dispositifs de suivi singuliers en smpr sont une piste possible. Et la présentation du cas clinique de M. L., incarcéré pour des faits d’agression sexuelle sur sa fille, vient témoigner de ce travail de prise en charge spécifique au long cours, groupal et individuel, qui permet une mise en mouvement de la vie psychique et un cheminement autour des faits. (Résumé d’auteur)

 

De « J’ai trompé ma femme ! » à « J’ai violé ma fille... »

CHAUFER, Adeline. Le journal des psychologues, n° 334, 2016/2, pp. 32-37

M. L. est incarcéré le 1er décembre 2010 à l’issue de 48 heures de garde à vue. Il est mis en examen pour agression sexuelle et viol sur mineure de quinze ans par ascendant, en l’occurrence sa fille que nous appellerons Clara. Sous le choc de la révélation des faits et de l’incarcération, M. L. est décrit par les agents pénitentiaires comme « suicidaire » et reçu en urgence le lendemain par une infirmière. (Résumé d’auteur)

 

La prise en charge thérapeutique en centre pénitentiaire

GERMANI, Stéphanie. Le journal des psychologues, n° 334, 2016/2, pp. 38-41

Le milieu carcéral est un espace empreint de violence où l’agir remplace le discours. Cette ambiance induit un type de relations particulier entre patient et soignant. L’objectif de ce dernier est de permettre la mise en mots des éprouvés du patient, de faciliter l’élaboration de ses expériences, cet engagement s’accompagnant nécessairement d’un aménagement du cadre thérapeutique. (Résumé d’auteur)

 

 

REVUE SEXOLOGIES

 

 Sexologies24 4Sexualité et perturbation de la relation à l'autre : différenciation et complémentarité de soi

POTARD Catherine. Sexologies Vol. 24 - N° 4, octobre 2015, pp. 183-186

La sexualité n’est pas réductible à une somme de comportements et de savoirs, la relation à l’autre joue un rôle décisif dans la détermination des pratiques sexuelles. Il s’agit d’aborder l’accession à la sexualité génitale comme découlant d’une unification des fonctions de sexualité et d’intimité. Un des buts de ces fonctions est d’accepter les enjeux de la différence et de la complémentarité avec soi. Dans ce cadre, la sexualité peut convoquer les formes les plus archaïques d’angoisses (incorporation, intrusion, dévoration par l’autre…). Instrumentalisation du courant sensuel ou idéalisation du courant tendre sont alors les principales difficultés psychoaffectives rencontrées. (Résumé d’auteur)

 

Travaux de Recherche:

 Pornographie, comportements sexuels et conduites à risque en milieu universitaire

BULOT C, LEURENT B., COLLIER F. Sexologies Vol. 24 - N° 4, octobre 2015, pp. 187-193

L’industrie pornographique est omniprésente chez les adolescents qui sont pratiquement tous exposés via Internet, volontairement ou non, et à un âge plus ou moins précoce. Existe-t-il un lien entre l’exposition à la pornographie et certaines conduites à risque ?

Huit cent douze étudiants lillois ont répondu anonymement à un questionnaire proposé à l’occasion d’une consultation en centre de santé. L’analyse statistique a été menée à l’aide de régressions logistiques et linéaires.

L’exposition à la pornographie concerne pratiquement tous les hommes et 80 % des femmes. L’âge moyen de la première exposition est de 15,2 ans. La précocité d’exposition est liée à une activité sexuelle plus précoce, à une recherche de partenaires occasionnel(le)s plus fréquente et à une consommation de cannabis plus fréquente. L’âge d’exposition ne semble pas en revanche influencer le nombre de partenaires sexuel(le)s, le fait de pratiquer la pénétration anale, la consommation d’alcool ou de tabac, l’utilisation de contraceptifs et la prise de risque vis-à-vis des infections sexuellement transmissibles. Le fait de regarder fréquemment des images pornographiques est lié à une activité sexuelle plus précoce, à un plus grand nombre de partenaires sexuel(le)s, au fait de rechercher des partenaires occasionnel(le)s, à une pratique de la pénétration anale, à une moindre prévention des infections sexuellement transmissibles et des grossesses non désirées et enfin à une augmentation des consommations d’alcool et de cannabis. En conclusion, ces résultats doivent interpeller et amener tous les acteurs de santé sexuelle et d’éducation à la sexualité à renforcer l’information donnée aux adolescents. (Résumé d’auteur)

 

Motivations sexuelles et attachement : étude exploratoire dans une population de 143 étudiantes francophones

GOUVERNET B., COMBALUZIER S., CHAPILLON P., REZRAZI A. Sexologies Vol. 24 - N° 4, octobre 2015, pp. 194-201

L’objet de cet article est d’étudier les relations entre attachement et motivations sexuelles dans un échantillon d’étudiantes issues d’une université française.

Cent quarante-trois jeunes femmes (âge moyen : 20,3ans) ont participé à une recherche en ligne sur la sexualité.

Un inventaire visant à recenser les motivations sexuelles, inspiré par l’inventaire YSEX de Meston et Buss, a été proposé aux sujets. Ceux-ci ont également complété le questionnaire des styles d’attachement (ASQ).

Dans cet échantillon d’étudiantes issues d’une université française, nous trouvons qu’une pluralité de motivations peut conduire à la sexualité (nombre moyen de motivations différentes ayant conduit à la sexualité : 9,2/13, médiane=9). La variabilité de ces motivations peut être comprise partant de l’analyse des profils d’attachement : les analyses catégorielles conduisent à l’identification de 4 groupes de sujets sur la base de leurs profils d’attachement. Ces 4 groupes se distinguent par leurs profils de motivations à la sexualité : si les sécures témoignent d’une sexualité orientée de manière privilégiée vers le partenaire amoureux, cette orientation devient plus exclusive pour les anxieux. L’évitement conduit à une sexualité où l’autre est moins envisagé comme partenaire amoureux que comme objet fonctionnel offrant une plus-value personnelle. Lorsque anxiété et évitement se combinent, comme chez les craintifs, c’est l’ensemble de la vie sexuelle qui semble restreinte.

Une pleine compréhension de la sexualité implique une prise en compte de la variabilité des motivations qui y conduisent. Rendre compte de cette variabilité nécessite de rendre compte de l’histoire développementale telle qu’elle s’inscrit dans le psychisme de chacun. (Résumé auteur)

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