CRIAVS-CENTRE
Centre Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles

mercredi, 25 octobre 2017 11:25

Références biblio octobre-novembre 2017

ARTICLES FRANCOPHONES

 

 

ADDICTION

 

POUDAT François-Xavier, LAGADEC Marthylle. Cybersexualité addictive et thérapie comportementale et cognitive. Journal de thérapie comportementale et cognitive, 2017, 27, pp. 138-146

Ce présent article a pour but de faire le point sur les prises en charge par les thérapies comportementales et cognitives (TCC) de la cybersexualité addictive. Après une discussion au sujet du cadre et des limites du concept d’addiction sexuelle, nous essayons de préciser la place de la cybersexualité addictive dans l’ensemble des addictions sexuelles et de ses rapports avec la cyberaddiction. Nous passons en revue les paramètres essentiels de la clinique tant sur le plan comportemental que cognitif. Nous soulignons l’importance d’une bonne analyse fonctionnelle intégrant notamment les autoévaluations et l’étude des systèmes cognitifs spécifiques au comportement sexuel addictif et au cybersexe. Des outils TCC sont détaillés en trois étapes (observation, mobilisation et individuation), dont le but est de permettre au patient de se détacher progressivement de son ancrage pathologique pour mieux s’autonomiser. Nous détaillons aussi les protocoles TCC de groupe qui sont actuellement utilisés notamment dans les thérapies de restructuration cognitive. Ils ont montré une réelle efficacité dans la mobilisation à long terme du symptôme cybersexe, notamment dans les préventions de rechute.

 

AUTEURS DE VIOLENCES SEXUELLES

PATURAL Christophe, BLEIRAD Aurélie. Accompagner les agresseurs sexuels déficitaires. Santé mentale, n° 220, septembre 2017, pp. 18-21

En détention, quelles prises en charge proposer à des patients agresseurs sexuels présentant un important retard intellectuel avec des difficultés de compréhension et d’adaptation ? Des psychologues ont mis en place un dispositif de groupe sur mesure.

 

 

 

LA RECHERCHE EN SOINS INFIRMIERS

 

ROBERTON Geneviève. Où en est la recherche en soins infirmiers ? Santé mentale, hors-série, août 2017, pp. 2-7

Malgré son retard depuis une dizaine d’années, la recherche en soin infirmier se développe, et tout particulièrement en psychiatrie. Quels sont les freins à sa mise en place et comment les soignants peuvent-ils l’investir ? Etat des lieux.

 

SEXUALITE ET VIOLENCE

 

LE GOAZIOU Véronique. Les jeunes, la sexualité et la violence. Septembre 2017,

pp.1-55

 http://www.yapaka.be/livre/les-jeunes-la-sexualite-et-la-violence

La jeunesse, la sexualité et la violence ont au moins un point commun : ce sont des catégories qui sont tenues sous haute surveillance. Les grands interdits sexuels ont faibli dans nos sociétés et la sexualité juvénile, détachée du cadre affectivo-conjugal, est aujourd’hui admise. Mais les normalités sexuelles, loin d’avoir disparu, sont en réalité multiples et elles ne vont pas toujours dans le sens d’une sexualité égalitaire (entre les sexes) et adaptée (suivant les âges). C’est pourquoi les déviances sexuelles des jeunes, réelles ou supposées, et plus encore leurs actes sexuels violents font l’objet de maints questionnements.

La justice en est saisie ainsi que des éducateurs et des soignants. Plus largement, la communauté des adultes tente de trouver le juste équilibre entre la liberté sexuelle, dont nous sommes les héritiers, et l’accompagnement de nos enfants dans la découverte de leur désir et dans celle du désir de l’autre.

SOMMAIRE

  • Les normes et la sexualité        
  • Lire le passé
  • Contraintes et contrôles 
  • La libération sexuelle
  • Le droit au plaisir 
  • L’éducation sexuelle 
  • Quel héritage ? 
  • Les jeunes et le sexe 
  • Des pratiques nouvelles 
  • Des normes plus diffuses 
  • Le marché du sexe 
  • Sexisme et harcèlement 
  • La pornographie 
  • Les violences sexuelles des jeunes 
  • L’émergence d’un problème 
  • À propos des violences sexuelles 
  • Les agirs sexuels violents des jeunes
  • Les viols au sein des fratries 
  • Les viols en groupe 
  • La justice, le soin, la parole
  • La justice et le sexe
  • Les jeunes délinquants sexuels
  • Juger l’acte                                                                                   
  • Soigner et éduquer 
  • Approcher l’intime 
  • Bibliographie

SMANIOTTO Barbara, MELCHIORRE Maud. Quand la construction de la sexualité adolescente se confronte à la violence du voir pornographique. Sexologies, 2017, 7 p.

Article in press : article en pré-publication

L’essor des nouvelles technologies a démocratisé la pornographie, rendant son accès facile, permanent, y compris aux enfants et aux adolescents. Elle n’appelle aujourd’hui plus aucun effort du voir, dans ce qu’il sous-tend de transgressif, de plaisir, de culpabilité et de honte ; désormais, la pornographie s’impose à l’œil, même lorsqu’elle n’est pas recherchée. Les études (essentiellement nord-américaines) ne font pas consensus autour de l’influence de la pornographie sur la sexualité adolescente (représentations, pratiques). Les dérives psychopathologiques et/ou addictives apparaissent marginales, elles concernent les adolescents les plus fragiles dont l’imaginaire demeure captif de cette iconographie. C’est dans notre pratique auprès d’adolescents présentant une sexualité préoccupante, voire auteurs de violences sexuelles que cette question s’est imposée. Ces patients mentionnent fréquemment un contact répété, massif avec la pornographie. Si bien évidemment, tous les adolescents qui visionnent ce type d’images ne s’engagent pas dans de tels agirs, cette observation nous invite à interroger l’impact de la violence du voir pornographique sur la construction de la sexualité adolescente. Outre ses effets sur la fantasmatique sexuelle, nous faisons l’hypothèse que la consommation de pornographie s’apparente à une tentative d’incorporation du sexe génital marquant l’échec de l’introjection de la génitalité au moment de l’adolescence.

TRAUMAS SEXUELS ET ADOLESCENCE

 

LEMITRE Samuel. Traumas sexuels et adolescence. Entre auteurs et victimes ou le bal de dynamiques circulaires. Enfances et Psy, n° 74, 2017/2, pp. 102-114

En détention, quelles prises en charge proposer à des patients agresseurs sexuels présentant un important retard intellectuel avec des difficultés de compréhension et d’adaptation ? Des psychologues ont mis en place un dispositif de groupe sur mesure.

 

Les deux principaux profils cliniques de mineurs auteurs d’agression sexuelle correspondent à deux modalités d’expression symptomatiques généralement observées dans les traumas complexes. Cela conduit l’auteur à défendre l’idée que la clinique des violences sexuelles est une clinique du trauma qui, sans un accompagnement adéquat, peut conduire au glissement transgénérationnel des matériaux traumatiques et à une répétition des violences sexuelles. Le bouleversement pubertaire remet en effet les enjeux du sexuel au premier plan. Il fait circuler plus d’énergie pulsionnelle au sein du système familial et crée un contexte favorable à la réactivation des traumas sexuels parentaux non résolus. L’enfant peut alors apparaître comme une menace à l’équilibre familial et contribuer à un changement de paradigme relationnel parent/enfant. L’effet destructurant

de ces dynamiques nouvelles est d’autant plus fort lorsqu’un mécanisme d’identification à l’agresseur est à l’oeuvre car celui-ci participe à une véritable « confusion des places » auteur/victime. Dans un tel contexte, le risque d’une réactualisation du script violent est majeur. C’est sur la base de constats cliniques empiriques et de cas illustrés que l’auteur met en lumière ces enjeux psychopathologiques.

 

 

ARTICLES ANGLOPHONES

 

Bulletin documentaire du 7 au 13 octobre 2017 de la Fédération des Criavs

 

A Dynamic Risk Factors–Based Typology of Sexual Offenders

12 oct. 2017

[Article] MARTÍNEZ-CATENA Ana, REDONDO Santiago, FRERICH Nina, et al. International Journal of Offender Therapy and Comparative Criminology, Vol.61 - N°14. October 2017. pp. 1623-1647

The Static-99R predicts sexual and violent recidivism for individuals with low intellectual functioning

12 oct. 2017

[Article] STEPHENS Skye, NEWMAN Jennifer E. , CANTOR James M., et al. Journal of Sexual Aggression, In Press : Article en pré-publication.

Empathy deficits and adolescent sexual offending: A systematic review of the evidence base

6 oct. 2017

[Article] BALY Andrew, BUTLER Stephe. Aggression and Violent Behavior, Vol. 36. September 2017. pp. 81-97

Potential underpinnings for community maintenance programs for sexual offenders

6 oct. 2017

[Article] YOUSSEF Carollyne, CASEY Sharon, BIRGDEN Astrid. Aggression and Violent Behavior, Vol. 36. September 2017. pp. 108-117

 

 

Vous pouvez consulter la base de données documentaire des CRIAVS ThèséAS http://theseas.reseaudoc.org/opac/

 

Les infirmières face à la sexualité des patients (dossier coordonné par Isabelle CLAVAGNIER). La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 17-31

Alors que de nombreux patients vivent en établissement ou y séjournent régulièrement, un pan entier de leur humanité est négligé : leur vie intime et sexuelle. Pourtant, elle existe et s’exprime tant bien que mal. L’on oublie trop vite que la chambre de la personne soignée est son unique espace privé. Les soignants « confrontés », bien plus qu’on ne le pense, aux questions, envies, besoins et pratiques sexuelles des patients se trouvent souvent démunis et gênés. Comment réagir dans de telles situations ? Comment parler de sexualité avec la personne soignée ? Avec l’équipe ? Comment allier vie en institution et sexualité ? Brisons le tabou.

 

GOMEZ Jean-François. La sexualité dans l’institution entre déni et prescription. La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 18-20

La sexualité est un sujet difficile à aborder, même au XXIe siècle, en Occident. Il demeure tout aussi complexe, sinon plus, d’en parler dans les établissements de soins, médico-sociaux ou sociaux. Prendre en compte la sexualité des personnes en institution requiert autant une prise en considération collective qu’un travail sur soi. Tour d’horizon de la situation aujourd’hui.

 

CLAVAGNIER Isabelle. Quand la sexualité des patients s’invite dans le quotidien des soins. La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 21-22

La vie intime et le désir sexuel des patients surgissent dans l’univers des soins de manières très diverses. Ces situations différentes ouvrent les débats, ébranlent des certitudes. Témoignages de soignants.

 

MICHON Florence, BOUMAIZA Leila, DESSIAUME Laetitia, MARTHELY Chantal, COTE Christelle, DARTIQUE Pascal, KOUCHLEF Agnès. Les jeunes handicapés moteurs face à leur sexualité. La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 23-24

En centre de soins et de rééducation, l’équipe soignantes en charge du suivi médical et paramédical de jeunes handicapés moteurs scolarisés en internat à Vaucresson (92) est régulièrement confrontée aux interrogations des adolescents sur le vie relationnelle et sexuelle. Un accompagnement global et individuel adapté a été mis en place. La clé de voûte est la relation de confiance.

 

CLAVAGNIER Isabelle. « La personne handicapée doit pouvoir déterminer sa vie intime ». La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 25-26

Diplômée en sexologie et santé publique, Sheila Warembourg exerce comme formatrice en formation initiale auprès des étudiants infirmiers et éducateurs et en formation continue auprès des équipes soignantes. Elle anime aussi des groupes de parole avec des personnes en situation de handicap et leur famille pour répondre aux problématiques en lien avec l’intimité et la sexualité. Entretien.

 

CEINOS Roser, FERNANDEZ Sandra. Prévention des comportements sexuels à risque en psychiatrie. La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 27-29

Les pratiques sexuelles en hôpital psychiatrique sont une réalité. Prévenir les comportements à risque est une responsabilité institutionnelle, longtemps « négligée ». Etablir un dialogue entre soignants et soignés autour de la vie sexuelle et affective doit favoriser des pratiques éclairées, consentantes et sans prises de risque. Partage de pratique avec une équipe hospitalière du Comité sida sexualités prévention.

 

OLLAGNIER Claire, CETOUT Evelyne, COUTINEAU Marylène. La sexualité de nos aînés en institution de soins. La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 30-31

Les évolutions sociétales influencent l’hôpital mais la place de la sexualité y reste marginale. Le sujet est tabou même au sein des familles et notamment si la personne hospitalisée est âgée. Pourtant l’expression de ce besoin naturel vient souvent se confronter au quotidien des soins. De quoi engager une réflexion en équipe pour inclure la sexualité dans le projet de soins et de vie de la personne âgée. Partage d’expérience.

 

Sexualité : handicaps et vulnérabilités. Sexologies, 2016, 25, pp. 93-121

 

GIAMI Alain. Sexualité et handicaps : de la stérilisation eugénique à la reconnaissance des droits sexuels (1980-2016). Sexologies, 2016, 25, pp. 93-99

Cet article présente les grandes étapes de la prise en charge de la sexualité des personnes désignées comme handicapées mentales depuis le début des années 1980. Il met en évidence les liens entre les représentations et les pratiques institutionnelles et sociales. L’étude mobilise des documents produits au cours de cette époque : publications, actes de congrès, avis administratifs et éthiques. Les analyses font bien apparaître une évolution des idées dans les attitudes et la prise en charge des personnes désignées comme handicapées mentales qui est marquée par une reconnaissance progressive de la sexualité de ces personnes. La prévention de l’infection à VIH – au début des années 1990 – a largement contribué à cette reconnaissance. Une nouvelle étape est franchie avec les propositions de mettre en place une forme d’assistance sexuelle visant à intervenir directement sur les comportements et les relations. La possibilité de parentalité reste considérée comme problématique. Les droits sexuels de ces personnes ne sont pas encore pleinement reconnus.

 

NAYAK Lucie. Les scripts de la sexualité des personnes désignées comme « handicapées mentales ». Sexologies, 2016, 25, pp. 100-106

A partir d’une enquête qualitative réalisée par entretiens avec des personnes considérées comme « handicapées mentales » et des éducateurs spécialisés en France et en Suisse, cet article présente une typologie des scripts sexuels développés par des personnes « handicapées mentales », dans le contexte de promotion du concept de « santé sexuelle » qui se diffuse actuellement dans le milieu de l’éducation spécialisée. Les résultats opèrent une rupture avec les représentations dominantes en déconstruisant les spécificités communément prêtées à la sexualité des personnes ainsi désignées. Alors que, de façon quasi systématique, leurs comportements sexuels sont expliqués par leur seul handicap, l’analyse montre que les différentes catégories de sexualité observées ne sont pas propres aux personnes « handicapées ». En revanche, elle met en évidence l’influence de la désignation en tant que personnes « handicapées mentales » sur la vie sexuelle de celles et ceux qui en ont fait l’objet, et donc le caractère socialement construit de cette sexualité.

BRASSEUR Pierre. De la mixité au droit : sexualité et intimité dans les institutions accueillant malades et handicapés depuis les années 1970. Sexologies, 2016, 25, pp. 107-113

Cet article revient sur la mise en place de la mixité et les réflexions politiques sur la sexualité élaborées au sein d’établissements français accueillant des malades et handicapés durant les années 1970. A partir d’un travail sur archives (essentiellement autour de la consultation des principales revues sur le handicap), il contribue à l’archéologie naissante de la question « handicap et sexualité » en France. Après avoir montré comment est introduite la question de la mixité et de la sexualité dans les institutions en France durant les années 1970, il propose une réflexion sur la situation la plus contemporaine. Il montre que la rhétorique de la mixité n’est plus du tout employée, au profit d’un discours sur les droits à la sexualité, pas toujours bien maîtrisé par les professionnels du champ du handicap.

 

DESHAYS Catherine. Sexualité en institution psychiatrique : commencer une réflexion éthique. Sexologies, 2016, 25, pp. 114-121

En institution psychiatrique, l’évolution des comportements et du droit entraînent des paradoxes : concomitante de la conception paternaliste du soin et de la conception contractuelle du soin, nécessité de protéger des personnes vulnérables et qu’elles puissent exercer leur autonomie. Chaque situation mérite une réflexion éthique approfondie pour interroger les représentations, les valeurs en tension entre la conception du soin et les besoins des patients. Lors de la préparation d’un colloque éthique interrogeant nos représentations et nos pratiques face à la sexualité. Dans les années 1980, parallèlement à la mixité imposée par la loi de secteur et à la libération sexuelle ont émergé des innovations audacieuses favorisant l’expression de la sexualité au sein de l’hôpital psychiatrique. Actuellement, le règlement intérieur de l’hôpital précise que « les relations sexuelles sont interdites dans les locaux hospitaliers ». Portons-nous la trace de l’organisation historique de notre hôpital psychiatrique ? Au milieu des discours qui définissent l’humain, ses droits, ses idéaux de santé et de bonheur, quelle éthique pour penser cette question de l’humain ? La manière dont nous nous comportons, dont nous sommes en relation parle de la manière dont nous pensons l’humain. La psychiatrie est particulièrement au cœur de ces questions concernant l’être atteint d’une pathologie ou non dans son rapport au monde et cela nous concerne tous : les patients, les soignants, dans notre manière d’être à la rencontre de notre humanité, la sienne et la nôtre.

 

Autres articles du site en lien avec la thématique

Bibliographie thématique 2013

Dossier 2014 (références légales, rapports, compte rendu de l'expérience suisse...)

Publié dans Dossiers thématiques
vendredi, 04 novembre 2016 14:12

Références bibliographique sept-nov 2016

Vous pouvez consulter la base de données documentaire des CRIAVS ThèséAS http://theseas.reseaudoc.org/opac/

 

AUTEURS DE VIOLENCES SEXUELLES

 

C. HUGON, A. HARRAULT. 

Le travail psychothérapeutique avec les auteurs de violence sexuelle (A.V.S.) : place et rôle du corporel. Les cahiers de psychologie clinique, 47, 2016/2, pp.169-185

En condamnant les délinquants sexuels à des soins obligés, la justice leur demande d’assumer leur responsabilité et de modifier leur comportement. Ces derniers ont, peut-être plus que d’autres, des difficultés à se mobiliser psychiquement. Les techniques corporelles peuvent se montrer des médiateurs très utiles pour favoriser la mobilisation psychique. Cet article présente un dispositif de soin incluant un travail corporel en groupe thérapeutique et analyse quelques modifications observées au cours de ce type de prise en charge.

 

O. VANDERSTUKKEN.

Les distorsions cognitives chez les auteurs d’agression sexuelle : Validation exploratoire de la Molest Scale, de la Facets of Sexual Offender Denail (FoSOD), et du Croyances Erronées relatives à la Sexualité Générale (CESG).

Thèse de doctorat en Sciences Psychologiques et de l’Education, Université de Mons, Belgique, juin 2016, 233 p.

 

J. PALMA.

Les femmes auteures de violences sexuelles en France : Etude des profils cliniques, psychopathologiques et criminologiques à partir de 64 cas recrutés sur l’ensemble de la métropole.

Thèse de docteur en médecine – Mémoire pour le diplôme d’études spécialisées de psychiatrie, Université de Poitiers, octobre 2016, 139 p.

 

A. SCHLEGEL.

L’influence du Mythe du viol sur le viol conjugal. Historique, conceptualisations et exploration de l’incidence sur la propension au viol.

Mémoire pour le diplôme Inter Universitaire de psychiatrie légale et de criminologie, Université de Poitiers, octobre 2016, 90 p.

 

 

SEXUALITE & HANDICAPS

 

A. GIAMI. 

Sexualité et handicaps : de la stérilisation eugénique à la reconnaissance des droits sexuels (1980-2016). Sexologies, 2016, 25, pp. 93-99

Cet article présente les grandes étapes de la prise en charge de la sexualité des personnes désignées comme handicapées mentales depuis le début des années 1980. Il met en évidence les liens entre les représentations et les pratiques institutionnelles et sociales.

L’étude mobilise des documents produits au cours de cette époque : publications, actes de congrès, avis administratifs et éthiques.

Les analyses font bien apparaître une évolution des idées dans les attitudes et la prise en charge des personnes désignées comme handicapées mentales qui est marquée par une reconnaissance progressive de la sexualité de ces personnes.

 

L. NAYAK.

Les scripts de la sexualité des personnes désignées comme « handicapées mentales ». Sexologies, 2016, 25, pp. 100-106

A partir d’une enquête qualitative réalisée par entretiens avec des personnes considérées comme « handicapées mentales » et des éducateurs spécialisés en France et en Suisse, cet article présente une typologie des scripts sexuels développés par des personnes « handicapées mentales », dans le contexte de promotion du concept de « santé sexuelle » qui se diffuse actuellement dans le milieu de l’éducation spécialisée.

 

P. BRASSEUR. 

De la mixité au droit : sexualité et intimité dans les institutions accueillant malades et handicapés depuis les années 1970. Sexologies, 2016, 25, pp. 107-113

Cet article revient sur la mise en place de la mixité et les réflexions politiques sur la sexualité élaborées au sein d’établissements français accueillant des malades et handicapés durant les années 1970.

 

C. DESHAYS.

Sexualité en institution psychiatrique : commencer une réflexion éthique. Sexologies, 2016, 25, pp. 114-121

En institution psychiatrique, l’évolution des comportements et du droit entraînent des paradoxes : concomitance de la conception paternaliste du soin et de la conception contractuelle du soin, nécessité de protéger des personnes vulnérables et qu’elles puissent exercer leur autonomie. Chaque situation mérite une réflexion éthique approfondie pour interroger les représentations, les valeurs en tension entre la conception du soin et les besoins des patients.

mercredi, 31 décembre 2014 10:28

Sexualité et handicap mental: levons les tabous

Article en PJ écrit par Béatrice Courtois publié par le magazine du CGOS et diffusé avec leur aimable autorisation.

"Pour libérer la parole des patients sur un sujet souvent tabou, l'établissement public de santé Alsace-Nord (EPSAN) a mis en place un "théâtre-forum" sur la vie amoureuse et la sexualité des personnes atteitnes de maladies mentales.

Source : C.G.O.S Magazine n°95, 3e trimestre 2014, Béatrice Courtois 

Publié dans Pages d'actualité
lundi, 23 mars 2015 00:00

Conférence en vidéo: J-C. Chanseau

L'effroi sans le sexe

 

Cette conférence s'est tenue le 23 Janvier 2015 aux Halles de Tours salle 121 de 14h à 16h.

La vidéo est diffusée avec l'aimable autorisation de l'auteur dont les propos constituent la propriété intellectuelle

Le Dr J-C Chansseau est ancien chef de service des hôpitaux, Psychiatre, psychanalyste,  et expert près la cour de cassation.

 

Le titre de ce propos est choisi en référence à la réflexion érudite de Pascal Quignard dans son ouvrage "le sexe et l'effroi".

Nous analyserons la situation d'interdit sexuel de fait infligé aux personnes handicapées.

Nous tenterons de préciser des conséquences spécifiques et méconnues de cet état de fait sur le fonctionnement des institutions accueillant ces persones handicapées.

Notre analyse, enrichie par les pertinents travaux de Maryline Barillet-Lepley, en particulier dans son ouvage "sexualité et handicap. Le paradoxe des modèles", affrontera trois défis face à la violence spécifique subie par les personnes handicapées dans la reconnaissance et le respect de leur sexualité.

  Défi 1 : Parvenir à penser l'antinomie de fait qui régit, par une violence spécifique, la sexualité des personnes handicapées.

  Défi 2 : Parvenir à discerner le paradoxe auquel est confronté l'éducateur en "mission impossible" de soutenir l'épanouissement du sujet handicapé face au déni du droit à la sexualité de ces personnes.

  Défi 3 :  Parvenir à spécifier et à dépasser les impasses qui figent l'espace institutionnel où s'affrontent le projet en risque d' "idéalité" de l'éducateur et son incontournable assignation au strict respect de l'éthique de responsabilité qui impose la pesanteur de la réalité du champs social.

Nous conduirons une réflexion sur l'effroi, non exprimable mais lourdement ressenti, des professionnels de l'éducaiton devant cette impossible élaboration du sexuel, sexuel assigné à ne pas faire lien possible, à susciter un sentiment de vide qui n'est pas le rien (rien entendu en référence aux données de la physique contemporaine qui établit que le "vide" est rempli de "corps", inactifs, imperceptibles et habituellement indétectables qu'une "excitation" adéquate peut "révéler", "animer" et rendre ainsi détectables).

L'éducateur est exposé soit à un sentiment d'inutilité soit à celui d'être assigné à une mission de censure pour masquer ce sexe qui menace celui qui le regarde, comme la Gorgone fige et pétrifie celui qui la regarde.

L'interdit de penser cette sexualité aux effets sidérants a effectivement sidéré la recherche et le cheminement culturel qui n'ont construit aucune références techniques professionnelles à l'usage des éducateurs dans ce registre. Ces professionnels ne disposent pas de méthodologie ou de protocoles d'action validés qui constitueraient une forme de jurisprudence de l'agir faisant référence pour justifier une "conduite à tenir". Ainsi, dans ces situations de confrontation au sexe dénié ou faisant effraction sans organisation possible, situations pluriquotidiennes qui assaillent les éducateurs, l'éducateur est en situation qui a effet de "l'obliger" à résoudre une situation insoluble. Cette obligation s'impose dans l'urgence de la compression du temps de l'ici et maintenant, sans ne posséder aucun des instruments organisant des initiatives validées.

Confronté à cet insoluble situation, l'éducateur est au coeur d'un paradoxe finement analysé par M. Barillet-Lepley. Cette impasse confronte à l'effroi. COnfronté à la violence induite par cette situation paradoxale que nous analyserons, l'éducateur est en état de totale solitude. Il doit inventer et créer ses actes-réponses dans l'effroi de la pensée sidérée, de l'agir sans la culture éthique qui conforte les actes techniques validés.

La nature spécifique de cet effroi impose qu'une réflexion pluridisciplinaire des et dans les institutionssoit repensée. Cet effroi infiltre et sidère les mouvements institutionnels qui en sont dénaturés en accumulant les conflits et impasses pour absorber la violence latente de l'irrésolu.

Nous avancerons quelques repères et réflexions pour soutenir la capacité de penser et d'analyser cet effroi qui dénie aux personnes handicapées leur droit imprescriptible à leur sexualité comme pour tous les êtres humains. Nous évaluerons des effets négatifs de ces situations sur la dynamique institutionnelle.

Jean-Claude Chanseau 

Colloque 13/04/2012 Les comportements sexuels inappropriés et les agressions sexuelles Carole Boucher, Yves Claveau, Gäetan Tremblay, mise en page Christian Rotureau

 Les actes de ce colloque sont à télécharger gratuitement sur le site du comité franco-québécois (ils se situent environ en milieu de page)

http://www.comite-franco-quebecois.fr/france_quebec.php?cfqips=CFQIPS_les_colloques

 

vendredi, 21 novembre 2014 00:00

Conférence en vidéo: C.Rotureau

L’éducation à la Vie Affective, Amoureuse et Sexuelle chez les personnes ayant une déficience intellectuelle un outil de prévention aux agressions sexuelles et aux comportements sexuels inappropriés.

Conférence réalisée le 17/10/2014 à Tours

Enregistrement diffusé avec l'aimable autorisation de l'auteur, dont les propos constituent la propriété intellectuelle.

 

 

La sexualité, un besoin humain, un sujet parfois tabou, souvent délicat à traiter, et pourtant un droit fondamental.

L’éducation à la vie affective, amoureuse et sexuelle au delà de la connaissance de soi, des relations interpersonnelles, du respect de soi et des autres, etc… est également un moyen de prévention essentiel contre toutes formes d’agression sexuelle sur ou part les personnes présentant une déficience intellectuelle.

Au delà de la présentation touchant l’ensemble de ces aspects, sera présenté l’outil EVAAS québécois qui permet d’accompagner les personnes présentant une déficience intellectuelle modérée de 16 ans et plus dans tout ce cheminement.

 

Christian Rotureau est Directeur Général du CFQIPS : Comité Franco-Québécois pour l’Intégration et la Participation Sociale)

http://www.comite-franco-quebecois.fr 

 

 

mercredi, 24 septembre 2014 00:00

Conférence en vidéo: T.Goguel d'Allondans

Conférence proposée par Thierry Goguel d'Allondans le Vendredi 04 Juillet de 10h à 12h salle 121 aux Halles de Tours

Enregistrement diffusé avec l'aimable autorisation de l'auteur, dont les propos constituent la propriété intellectuelle.

La vie affective des adolescents en situation de handicap

S’il ne faut pas prendre le sujet pour son symptôme (la puberté n’est pas l’apanage des petits « normopathes »), la situation de handicap pénalise le processus de socialisation, le rapport à l’autre. À partir de quelques exemples, nous essayerons de cerner les évolutions sociétales et, partant, les enjeux des accompagnements socio-éducatifs et thérapeutiques. De 1799 (capture d’un « enfant sauvage » nommé Victor de l’Aveyron) à la Loi n° 2005-102 du 11 février 2005 (pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées) : qu’est-ce qui a changé ?

Thierry Goguel d’Allondans est éducateur spécialisé et anthropologue. Il se partage entre la formation des travailleurs sociaux (Ifcaad-Schiltigheim), l’enseignement à l’Université de Strasbourg (Espe) et la recherche (Laboratoire « Dynamiques Européennes »-Umr 7367). Il mène parallèlement des missions ethnographiques (Congo Brazzaville, Mayotte…) et des recherches en socio-anthropologie de l’adolescence. Il est, par ailleurs, le rédacteur en chef de la revue trimestrielle Cultures & Sociétés. Sciences de l’Homme (Téraèdre). Parmi ses derniers ouvrages : Le travail social comme initiation. Anthropologies buissonnières (avec Jean-François Gomez, érès, 2011) ; Traditions orales du Congo-Brazzaville. L’usage de la parole chez les Kòongó (avec Valérie Béguet, Téraèdre, coll. « Les enfants écrivains de la brousse », 2012).


 

 

Handicap mental: l'Acédémie de médecine réclame une "multiplication" des lieux de répit pour les familles.

PARIS, 12 février 2014 (APM)

L'Académie nationale de médecine "demande en urgence", dans un communiqué mercredi, "une multiplication des 'haltes temporaires'" permettant aux familles de personnes handicapées mentales de "disposer de moments de repos".

L'instance rappelle que, le 19 janvier, un documentaire sur la maltraitance en établissements pour enfants handicapés mentaux a été diffusé sur M6. Il avait suscité des réactions des pouvoirs publics et d'acteurs du secteur du handicap, relançant le débat sur la maltraitance et le manque de places (cf APM NCRAH003).

"Au-delà du choc qu'elle a ressenti alors comme tous les téléspectateurs, le professeur Marie-Odile Réthoré, généticienne, qui a consacré sa vie aux enfants trisomiques et à leurs parents, a convaincu l'académie de soulever la question de plus en plus d'actualité mais encore trop méconnue du vieillissement des enfants handicapés et de la détresse de leurs parents devant l'éventualité de devoir les abandonner après leur mort", explique l'institution dans un message accompagnant le communiqué.

Celui-ci, signé par le Pr Réthoré et adopté à l'unanimité de l'académie, s'intitule "Handicap et violence, il faut briser la loi du silence".

L'instance note qu'"en France, près de 700.000 personnes sont porteuses d'un handicap mental" et que "la plupart survivront à leurs parents". Elle constate que les familles doivent mener "un parcours épuisant", en raison notamment de démarches administratives complexes.

Les académiciens pointent "la grande pénurie de structures adaptées" qui "oblige la plupart des parents à placer leurs enfants dans des institutions très éloignées du domicile familial et, donc, de leur vigilance". "Dans ces centres spécialisés, le personnel manque cruellement de formation et, surtout, rien n'a été préparé la plupart du temps avant l'entrée dans l'établissement", déplorent-ils.

L'académie demande "une multiplication des 'haltes temporaires' afin de permettre aux familles de disposer de moments de repos, et ce non seulement en cas de maladie de l'un des parents, mais aussi sans qu'il soit nécessaire d'engager de nouvelles démarches administratives".

Elle plaide pour "la promotion du diplôme interuniversitaire [DIU] déjà existant pour former les médecins à des consultations spécialisées dans l'accompagnement des parents et des personnes déficientes mentales tout au long de leur vie".

L'instance prône une "formation adaptée et conçue dans une perspective pluridisciplinaire de tout le personnel travaillant dans les centres spécialisés".

Elle réclame enfin "une application plus stricte de la loi par les établissements, qu'ils soient publics ou privés".

nc/eh/APM polsan
  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


NCRBC005 12/02/2014 16:28 ACTU

©1989-2014 APM International.

 

Publié dans Pages d'actualité
mardi, 27 janvier 2015 00:00

Conférence en vidéo - L.Chudzik

"Un groupe pour le bien des personnes qui ont des difficultés d'apprentissage pour ne pas recommencer les mauvais gestes"

Lionel Chudzik, Psychologue clinicien, Dr en Psychologie,responsable du centre de soins des troubles externalisés à Alençon, nous présentera expérience de prise en charge d'un groupe d'auteurs de violences sexuelles déficients intellectuels.

Conférence réalisée le 26 Septembre 2014à Tours.

Enregistrement diffusé avec l'aimable autorisation de l'auteur, dont les propos constituent la propriété intellectuelle.

 

Page 1 sur 2