CRIAVS-CENTRE
Centre Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles

Centre de documentation

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Catégories enfants

Présentation, accueil, e-ressources

Présentation, accueil, e-ressources (7)

Le centre de documentation propose aux professionnels et aux étudiants de la santé, de la justice et du champ social un fonds documentaire en lien avec la violence sexuelle.

Il est situé dans les locaux du Criavs Centre à l’hôpital Trousseau, avenue de la République, 37170 Chambray-les-Tours (L’accès au Criavs se trouve face à la chapelle, suivre unité de thanatologie niveau-2)

Ouvert du lundi au vendredi de 9 h 00 à 17 h 30.

Il est préférable de prendre rendez-vous au: 02 18 37 05 98 ou par mail :  criavs.centre@chu-tours.fr

Les documents (ouvrages, revues, articles électroniques, outils pédagogiques) sont consultables sur place et empruntables 3 semaines.

Le prêt est gratuit et soumis à une inscription obligatoire.

La liste du fonds documentaire disponible au Criavs est consultable via ce sujet

Vous pouvez aussi faire vos recherches sur la base de données documentaires des Criavs, THESEAS : cliquez ici pour y accéder.

 

Sont également consultables les bases documentaires

- du Criavs PACA :  http://pmb.ap-hm.fr/violencesexuel/index.php  

- du Criavs Bretagne :   http://documentationcravs.chu-rennes.fr/       

- de la FRAPS Centre :   http://www.frapscentre.org/crescenbase/

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Bulletin des références bibliographiques

Bulletin des références bibliographiques (53)

Une sélection tirée des dernières parutions. Ces documents sont consultables dans notre centre de documentation.

Pour les afficher ouvrez le sujet ou cliquez sur "télécharger la pièce jointe" au bas des articles.

NB: Il y a plusieurs pages d'archives

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Bibliographies thématiques

Bibliographies thématiques (9)

Ces bibliographies vous sont proposées par le CRIAVS Centre (sauf indication contraire). Elles ont pu servir de support à certaines des formations proposées.

Nous soulignons leur caractère indicatif et non exhaustif.

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Autour de la législation

Autour de la législation (20)

Une série de références, de liens et de documents repérés dans le corpus legislatif

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Outils

Outils (1)

Les outils présentés dans cette rubrique sont empruntables dans notre centre de documentation.

Secrétariat: 02 18 37 05 98 criavs.centre@chu-tours.fr

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Avril 2015

CENTRE DE DOCUMENTATION

DEFORGES, Régine. Toutes les femmes s'appellent Marie. Paris : Hugo & Cie, 2012. –124 p.desforges

Marie est jeune, belle et veuve. Elle aime plus que tout son fils handicapé mental, Emmanuel, qui ne peut littéralement pas se détacher de cette mère tant aimée. À l'adolescence, le trop-plein d'amour d'Emmanuel transforme radicalement la relation entre la mère et le fils. Radicalement et dangereusement, selon la morale établie. Un texte entêtant qui pose la question dérangeante mais nécessaire de la sexualité des handicapés : comment appréhende-t-on les besoins physiques et affectifs des personnes dont la différence ne permet que rarement une sexualité dite "normale" ? Toutes les femmes s'appellent Marie est un roman d'engagement, dans la lignée des combats que Régine Deforges mène pour le droit des femmes et la liberté d'expression. [Résumé d'éditeur]

 

 

JEAMMET, Jacques. Pour nos ados, soyons adultes. Paris : Odile Jacob, 2010. 314 p. jeammet

 

C’est toujours un peu soi-même qu’on aime dans son Enfant et ce sont souvent ses propres besoins affectifs qu’on Cherche à combler par cet amour. À l’adolescence, plus que jamais, cet amour doit être tempéré par la compréhension des vrais besoins de son enfant pour se développer et épanouir ses potentialités.

 

Pour vivre, les adolescents ont besoin que les adultes sachent tenir leur place et imposer, comme nécessaires et naturels, leur soutien, leur  accompagnement, leur autorité.

 

Plus que tout, ils ont besoin que ces mêmes adultes témoignent, par leur existence, de l’intérêt que la vie a en elle-même, indépendamment des échecs, des souffrances, des déceptions inévitables. Philippe JEAMMET, l’un des plus grands spécialistes français de l’adolescence, nous livre ici un témoignage unique pour les adolescents, les parents, pour nous tous. [Résumé d'éditeur]

 

 

HARRAULT, Alain, SAVINAUD, Claude. Les violences sexuelles d’adolescents. Faits de société ou histoire de famille ? Toulouse : Erès, 2015. 296 ppapys

Dans les médias ainsi que dans les consultations, les adolescents auteurs de violence sexuelle sont de plus en plus nombreux. Ils viennent interroger les soignants dans leur clinique et leur pratique, à l'instar de la société qui a bien du mal à contenir l’émotion suscitée et à réagir au mieux en évitant la banalisation ou la précipitation. À l’initiative du Centre ressource pour les intervenants auprès des auteurs de violence sexuelle (CRIAVS), cet ouvrage réunit des professionnels et des chercheurs venus d’horizons différents. Ils y abordent la problématique des adolescents  abuseurs sexuels sous un angle à la fois anthropologique, historique, clinique, juridique, et ouvrent des perspectives soignantes sans simplification ni dogmatisme. [Résumé d’éditeur]

« Cet ouvrage tente de penser cette violence impensable pour leurs agresseurs et propose des pistes de réflexion concernant leur prise en charge dans l'espoir de les mettre sur le chemin de leur humanisation. Donner sens à ces conduites horribles pour que la sexualité ne soit pas une arme utilisée contre l'angoisse mais au contraire comme une forme de lien à l'autre et comme une des voies – pleine de plaisir dans la rencontre avec l’autre reconnu dans son altérité – de la subjectivation. » François Marty.

 

GIAMI, Alain. Des sexualités et des handicaps. Questions d’intimités. Nancy : PUN, 2013. 489 p. giami

Le 4 septembre 2012, le premier ministre Jean-Marc AYRAULT adressait à ses ministres une circulaire recommandant « la prise en compte du handicap dans l'ensemble des politiques publiques ». Si la considération des personnes en situation de Handicap tend à devenir un impératif sociétal majeur, les aspects touchant à leur qualité de vie commencent seulement à être abordés. Ceci est particulièrement le cas lorsqu'il est question de sexualité, et plus largement d’intimité, thèmes qui cristallisent les difficultés des personnes elles-mêmes et de tous ceux qui les entourent : famille, amis, accompagnants, professionnels.

Cet ouvrage propose de recenser et d’explorer différentes questions qui traversent actuellement le champ dit du handicap, en rassemblant diverses contributions émanant de spécialistes des disciplines concernées (psychologues, sociologues, juristes, médecins,…) et des usagers : Y-a-t-il un droit à la sexualité ? Comment gérer les relations et notamment la mixité en institution ? L’assistance sexuelle est-elle possible et pour qui ?...Le sujet est vaste et les questions nombreuses.

 

 

BRIE, Guillaume. Des pédophiles derrière les barreaux. Comment traiter un crime absolu ? Paris : L’Harmattan, 2014. 243 p. Brie

Les violences sexuelles perpétrées sur les enfants conduisent de plus en plus d’hommes en prison et ils y restent de plus en plus longtemps. Les interventions institutionnelles soulignent l’indignité qui frappe ces condamnés. À partir d’un travail d’enquête par entretiens approfondis et par observations, Guillaume Brie analyse comment s’organise la société contemporaine par rapport à ce type de comportement. Il a travaillé à la fois auprès des détenus condamnés pour ces faits et auprès des agents de détention (psychologues, psychiatres, conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation, surveillants, magistrats). L’analyse des discours recueillis lui permet d’identifier les processus qui co-construisent une pluralité des points de vue et de comprendre comment les rapports de force se dessinent autour de la question des comportements de violence sexuelle envers les enfants. Les résultats font apparaître une lutte des représentations autour de la figure du « pédophile ». Dans certains contextes, on voit ainsi des travailleurs sociaux imiter le discours des psychothérapeutes, ceux qui soignent juger et ceux qui ont charge de punir faire preuve d’empathie. Du côté des condamnés, on note que les mieux dotés en capitaux légitimes (notamment les plus diplômés) sont souvent considérés comme des « manipulateurs » qui compliquent la prise en charge médico- sociale, notamment en contestant le codage judiciaire des actes commis. [Résumé d'éditeur]

 

 

 

 

AUTEURS DE VIOLENCES SEXUELLES

AJP03.15

 

CIAVALDINI, André. La désistance dans la prise en charge des auteurs d’infractions à caractère sexuel. 

Actualité Juridique Pénal. Mars 2015, n° 3, mars 2015, pp. 109-164

 

 

Après avoir évoqué les connaissances actuelles sur les modes de fonctionnement psychique des auteurs de violences sexuelles, cet article décrit les facteurs de risque et de protection valides pour ces sujets dont un certain nombre sont en décalage avec ceux classiquement connus pour la délinquance autre que sexuelle. Cela mettra en avant la place nécessaire d’une évaluation en continu des besoins et des risques dans la prise en charge de ces auteurs tant du côté du soin que de l’accompagnement socio-judiciaire organisé par les SPIP. Sur ces bases sont ensuite abordées les conditions nécessaires à la construction de dispositifs mettant en lien les dimensions de la justice du soin et de l’accompagnement social. Parmi ceux –ci, est décrit le maillage santé-justice, avec ses qualités intrinsèques, dont les CRIAVS doivent être les porteurs et les garants. Ces dispositifs sont nécessaires pour rendre efficients les facteurs de protection enregistrés et les aides spécifiques à apporter permettant de potentialiser le cycle vertueux de la désistance. (résumé d’auteur)

 

 

ADDICTION SEXUELLE SM03.15

L’addiction sexuelle (dossier)

 

Santé mentale. N° 196, mars 2015, pp. 25 - 89

 

Si elle n’est pas nouvelle, l’addiction sexuelle questionne depuis quelques années à la fois les contours de l’addiction et de la sexualité « normale ». Hanté par une quête effrénée de jouissance, le sex-addict démultiplie le temps consacré à la recherche de situations sexuelles diverses. Cette préoccupation a des conséquences physiques, psychologiques et sociales négatives. Comment se construit cette sexualité compulsive ? Repères théoriques, cliniques et thérapeutiques.(résumé d’auteur)

 

Sommaire

 

Qu'est-ce que l'addiction sexuelle ?

 

Laurent Karila, psychiatre, praticien hospitalier, vice-présient de SOS addictions; François Deroche, psychiatre et Marie de Noailles, psychologue des addictions, psychothérapeute

 

Journal d'un sex-addict

 

Auteur Anonyme

 

Sexualité addictive et psychanalyse

 

Vincent Estellon, psychologue clinicien, psychanalyste

 

De la sexualité normale

 

Michelle Boiron, psychologue clinicienne, sexologue, thérapeute de couple

 

Représentations sociales de l'addiction sexuelle

 

Magali Croset-Calisto, sexologue clinicienne, thérapeute TCC et dépendances

 

Addictions sans drogue : repenser l'addiction ?

 

Marc Valleur, psychiatre

 

Un observatoire des comportements "hypersexués"

 

Arnaud Sevene, Médecin sexologue, praticien hospitalier

 

L'addiction à l'imagerie pornographique

 

Patrick Baudry, professeur de sociologie

 

Addicts à la cyberpornographie

 

Muriel Mehdaoui, sexothérapeute

 

Addictions sexuelles : une expérience de TCC

 

Marthylle Lagadec et François-Xavier Poudat et Marie Grall-Bronnec, psychiatres

 

Adrien, sex-addict, veut guérir...

 

Jean-Benoît Dumonteix, psychologue, psychanalyste, exercice libéral

 

Approche sexoanalytique des addictions sexuelles

 

Claude Esturgie, médexin, sexologue

 

Bibiographie réalisée par ASCODOCPSY

 

 

VICTIMES D’AGRESSIONS SEXUELLES

 

SALMONA Muriel. Impact des violences sexuelles de l’enfance à l’âge adulte. Déni de protection, de reconnaissance et de prise en charge : enquête nationale auprès des victimes (rapport). RapportimpactVS15

Association Mémoire traumatique et victimologie. Mars 2015, 368 p.

 http://memoiretraumatique.org

 

Les violences sexuelles subies dans l’enfance ont de très graves répercussions sur la vie et la santé des victimes, même très longtemps après. C’est ce que montrent les résultats d’une enquête menée par l’association Mémoire traumatique et victimologie auprès de 1 214 personnes. Une enquête inédite qui souligne les insuffisances de la prise en charge médicale et vise à mobiliser la société et les pouvoirs publics. Les auteurs pointent un important facteur de risque de développer « un état de stress post-traumatique, des pathologies psychiatriques, cardio-vasculaires, pulmonaires, endocriniennes, auto-immunes et neurologiques ainsi que des douleurs chroniques et des troubles du sommeil ». Plus les violences sexuelles ont eu lieu tôt dans la vie et plus les conséquences sur la santé sont lourdes. 42 % des victimes indiquent avoir déjà tenté de se suicider et 95 ù rapportent un réel impact des violences subies sur leur santé mentale. Par ailleurs, 78 % des répondants n’ont bénéficié d’aucune prise en charge rapide après les faits et les victimes mettent en moyenne 13 ans à trouver une aide satisfaisante. (résumé d’auteur).

 

 

 

 

CENTRE DE DOCUMENTATION

 Sélections de références extraites du fonds documentaire

 

Nouveaux ouvrages dans notre fonds documentaire Juin 2015 

 

ABELHAUSSER Alain. Mal de femme, La perversion au féminin. Paris : seuil, 2013. 405 p.Abdelhausser2013

« Les infirmières m’avaient pourtant prévenu. Il n’empêche que lorsqu’elle se leva, dans la salle d’attente où je venais la chercher, j’eus un vrai choc. C’était l’été, il faisait chaud, et elle avait mis une petite robe très simple, d’un rouge éclatant. Elle avait aussi les cheveux noirs de jais, s’était verni les ongles de mains et de pieds — du même rouge éclatant — et avait chaussé de légères sandales assorties à la couleur de l’ensemble. De maquillage, elle n’en avait pas. Il n’en était pas besoin. Elle avait dû descendre, en l’espace de quelques jours, à moins de quatre grammes d’hémoglobine, et son teint correspondait à ce qu’on en décrit dans les livres : une pâleur essentielle, une consistance de cire, empreinte dans la profondeur de la chair, qui faisait de sa présence une apparition irréelle, un être venu de très loin, au-delà des frontières de la vie, pour témoigner — de quelle énigme ? » Ainsi s’introduit ce mal — anorexies « vraies », pathologies « factices » (Münchhausen, Lasthénie de Ferjol, pathomimes, etc.) — qui touche essentiellement des femmes faisant sacrifice de leur corps et monstration de leur ravage, ici décliné à la mode de la perversion. Des femmes révélant en somme ce qui, de la féminité, n’a guère d’autres façons de pouvoir se dire. (Résumé de l’éditeur).

 

 

AMBROISE-RENDU, Anne-Claude. Histoire de la pédophilie. Paris : fayard, 2015. 352 p. Ambroise Rendu2015

 

La reconnaissance des crimes sexuels perpétrés sur les plus jeunes est récente. Il a fallu le long travail des médecins, des magistrats et des intellectuels pour que, une fois les actes déterminés et les caractéristiques de la pédophilie établies, la société se soucie de protéger les enfants. Véritable baromètre des mœurs, les réactions au crime sexuel sur enfant esquissent l’histoire morale, culturelle et juridique d’un si longue indifférence envers les agressions sexuelles. Ce livre en donne les clés. Indispensable prise de conscience, le livre d’Anne-Claude Ambroise-Rendu ne se contente pas de faire choir de leur piédestal quelques amateurs de jeunes chairs qui, à l’instar d’André Gide, profitèrent de l’aveuglement des parents, il nous révèle comment hier encore le silence écrasait les victimes et profitait aux agresseurs. Il nous apprend surtout que le « pédophile », identifié par la psychiatrie, n’a pas toujours été condamné par les médias qui en font aujourd’hui la figure du mal absolu. Il était temps qu’un livre d’histoire fasse la lumière sur des comportements aussi anciens et répandus et nous rappelle que la criminalité sexuelle n’est pas le fruit amer d’une époque dépravée. Cette époque, notre époque, aura eu le mérite d’affronter ce problème.(Résumé de l’éditeur).

 

 

BENAROYO Lazare, LEFÈVE Céline, MINO Jean-Christophe, WORMS Frédéric. La philosophie du Soin. Éthique médecine et société. Paris : puf, 2010. 316 p. Benaroyo2010

 

Le soin ne désigne pas seulement un domaine particulier de l’activité médicale, au sens où l’on parle par exemple des soins infirmiers ou des soins palliatifs. Il ne correspond pas non plus à un « supplément d’âme » de la médecine, mais il en constitue une, sinon la finalité essentielle. Car le soin est aujourd’hui le point où s’articulent la médecine, l’éthique et la société dans leur ensemble, à la fois dans les expériences, les pratiques et les institutions. Partout, le soin est une référence, un souci et une valeur, parfois un prétexte et un leurre, toujours un problème. Le but de cet ouvrage est de décrire et d’interroger le soin sous tous ses aspects et à partir de disciplines et d’approches différentes dans les champs de la médecine, de la philosophie et des sciences sociales. Destiné aux philosophes, médecins, citoyens, soignants mais aussi soignés que nous sommes ou serons tous un jour, il fait apparaître combien le soin nous aide à penser au plus près le moment actuel. (Résumé de l’éditeur)

 

BLATIER, Catherine. Les personnalités criminelles. Évaluation et prévention, Paris : Dunod, 2014. 222 p.

 

 

 

 

 

Que connaît-on des personnalités criminelles ? Quelles en sont les caractéristiques ? Sont-elles déterminées ou peuvent-elles évoluer ?

Le travail du psychocriminologue consiste à connaître les criminels et évaluer les personnalités afin de conseiller des thérapies cohérentes et des programmes de prévention adaptés.

Blatier2014

Cet ouvrage présente :

 

- les diverses théories des personnalités criminelles ;

 

- la psychopathie et la personnalité antisociale ;

- la délinquance violente, la délinquance sexuelle, les violences conjugales ;

- la maltraitance envers les enfants et les personnes âgées ;

- les trajectoires développementales et les facteurs de persistance de l’activité délinquante et violente.(Résumé de l’éditeur)

 

COUTANCEAU Roland ; SMITH Joanna. Violences psychologiques. Paris : Dunod, 2014. 316 p. Coutanceau2014

Ce livre se propose de traiter de la « chronique des violences invisibles » : les violences psychologiques. Au-delà des violences physiques aux personnes, les violences psychologiques émergent dans les espaces clos (famille, monde du travail, institution scolaire). La violence psychologique pose un triple questionnement : celui de sa définition (avec la description des différents mécanismes), celui de son objectivation, celui de sa prise en charge (et de la prévention).

Cet ouvrage propose un regard lucide et pragmatique sur la violence psychologique, sans dogmatisme simplificateur. Le lecteur trouvera de nombreuses pistes afin d’empêcher la répétions ainsi que des moyens pour la prévenir. (Résumé de l’éditeur).

 

 

DARGÈRE Christophe. Vivre et travailler en institution spécialisée. La question de la prise en charge. Lyon : Chronique Sociale, 2014. 240 p. Dargere2014

 

Vivre en institution spécialisée, que ce soit pour ses usagers ou pour son personnel est une expérience riche et aléatoire. La mission originelle de l'entité médico-sociale, qui exige des prises en charge plurielles (médicales, psychologiques, rééducatives, scolaires et éducatives) pour ses pensionnaires est d'une grande complexité. Cet ouvrage fait ressortir les incohérences et les contresens d'une telle commande institutionnelle, tout en proposant des angles d'analyse et des pistes de réflexion pour les acteurs qui évoluent en son sein. En partant d’une ethnographie laissant une place de choix à la description du terrain, il combine une approche critique et constructive en prenant sur de nombreuses situations concrètes. Cet ouvrage est destiné aux travailleurs sociaux, aux étudiants en sciences humaines et en travail social, aux usagers et aux proches des usagers placés en institution médico-sociale, ainsi qu’à toutes les personnes intéressées par les thèmes du handicap, de l’exclusion et de la réclusion. (Résumé de l’éditeur).

 

 

DIEU, Erwan ; SOREL, Olivier. L’interprétation du (Résumé de l’éditeur).Crime. Levallois-Perret : Studyrama, 2013. 296 p.

 

Alors que le premier volume de psycho-criminologie, Ainsi parle le crime, s'attachait à l'analyse des raisons du passage à l'acte, ce deuxième volume se focalise sur le passage à l'acte en lui-même en tant que processus dynamique. Pour ce faire, quatre thématiques criminologiques sont étudiées en profondeur :

 

. Une théorie générale de compréhension du crime et de l'auteur ;

 Dieu2013

. Les pratiques psycho-criminologiques d'analyse du crime, dites profiling criminel ;

 

. La place de la victime dans ces analyses et dans les interactions avec l'auteur et l'environnement ;

 

. La justice restaurative la nouvelle place de la victime dans le processus judiciaire. (Résumé de  l’éditeur)

 

 

GIULIANI Fabienne. Les liaisons interdites. Paris : publication de Sorbonne, 2014. 477 p.Giuliani2014

 

L'inceste marque de sa monstruosité les consciences collectives. Cantonné dans la sphère du tabou et de l’infamie, nul ne peut le discuter, nul ne peut le pratiquer. Le phénomène existe pourtant sous différentes formes selon les sociétés dans lesquelles il est rencontré et pensé. En France, au XIXe siècle, l’inceste a une histoire. Lorsqu’en 1791 les Constituants décident de le décriminaliser, la société française voit s’ouvrir un siècle de débats qui conduit à une requalification profonde du phénomène et de son imaginaire. L’étude croisée des discours entretenus par les élites souligne les étapes qui ont présidé à la construction de l’inceste criminel. À la fin du siècle, il n’est plus l’apanage des aristocrates décriés par les Lumières mais bien celui d’hommes pauvres, devenus les symboles d’une nouvelle dangerosité. La justice, par l’entrelacement de ses échelles et de ses acteurs, contribue également à fabriquer et à imposer progressivement ce masque sur le phénomène incestueux. Mais l’inceste n’est pas qu’un crime au XIXe siècle. En tentant de pénétrer au cœur même des familles, cet ouvrage montre qu’il peut également être une sexualité consentie qui se pratique dans la clandestinité de certains foyers français. Réalité multiforme, interdit plus que tabou, l’inceste mérite en ce sens d’être replacé dans une histoire plus courte que l’intemporalité des anthropologues.(Résumé de l’éditeur).

 

 

MBANZOULOU Paul, HERZOG-EVANS Martine, COURTINE Sylvie. Insertion et Désistance des personnes placées sous main de justice. Paris : L’Harmattan, 2012 253 p. Mbanzoulou2012

 

La notion d’insertion est polysémique, elle produit à la fois du sens et de l’action. Elle recouvre un ensemble plus ou moins hétéroclite de pratiques, de procédures, de mesures et de dispositifs. Elle structure aujourd’hui la lecture de la question sociale dans une perspective de gestion de risques. Son ambigüité s’accentue lorsqu’elle se pose dans le cadre de l’exécution des peines. Positionnée dans la majeur partie des pays européens comme l’une des deux missions centrales des acteurs pénitentiaires, elle hérite non seulement des paradoxes de l’action sociale ordinaire, mais se complexifie considérablement dans ce contexte qui introduit d’autres questions majeures, comme la nécessité de permettre à la personne détenue de mener une vie responsable à l’issue de sa peine et de prévenir la commission de nouvelles infractions. Comment atteindre ces nouvelles finalités, sachant que les raisons qui conduisent une personne à abandonner l’agir criminel (Désistance) résultent à la fois d’un choix personnel, d’un accompagnement de qualité, d’un concours de circonstance et d’un parcours singulier ? Comment rendre compatible l’exécution d’une peine avec la mise en place d’une dynamique positive d’insertion ou de réinsertion ? Comment faire côtoyer harmonieusement et avec pertinence control et accompagnement social ? Quelles méthodes d’évolution et de suivi marchent ou ne marchent pas dans le cadre de la probation ? C’est à cette série de questions, non exhaustive que tentent de répondre les contributions réunies dans cet ouvrage bilingue issu des travaux des premières journées internationales de la recherche en milieu pénitentiaire organisées à l’ENAP par le centre interdisciplinaire de recherche appliqué au champ pénitentiaire (CIRAP). (Résumé de l’éditeur).

 

 

VAGINAY, Denis. Une sexualité pour les personnes handicapées. Réalité utopie ou projet ? Lyon : Chronique Sociale, 2014. 352 p. 

 Vaginay2014

Toutes les personnes en situation de handicap, mental ou physique, relèvent du droit commun. A ce titre et comme tout le monde, elles ont droit à une vie privée, à leur intimité et à la santé. Ce qui implique qu'elles ont librement accès aux pratiques sexuelles en cours dans la société, selon les règles qui y sont admises. Ce choix social, tout récent, fait l'unanimité tant qu'il reste théorique. Dans la réalité, les personnes en situation de handicap se heurtent à des réticences, à des réserves, voire à des interdictions dès qu'elles sont dépendantes. Devant l'idée qu'elles pourraient avoir des relations sexuelles ou des enfants, le discours social devient plus restrictif, prenant parfois la forme d'un paradoxe. Les personnes en situation de handicap sont présentées presque systématiquement comme des victimes d'une sexualité dangereuse. Ce qui implique de les protéger, de les surveiller et de choisir pour elles ce qui est bon et convenable. Leur intimité, qui n'en est plus une, et leurs comportements restent alors sous contrôle. Ce livre examine le contexte social et l'aspect juridique du sujet. Il propose des solutions pour que les personnes en situation de handicap et leurs accompagnateurs, parents et professionnels, dépassent les paradoxes que la société génère. En s'appuyant sur des situations concrètes, il suggère aussi des accompagnements adaptés pour les   personnes concernées en fonction du handicap qu'elles présentent, aussi important soit-il. (Résumé de l’éditeur

 

 

 

 

CENTRE DE DOCUMENTATION

 

PEINES

 AJP2015 6

Les longues peines (dossier). 

Actualité Juridique Pénal. Juin 2015, n° 6, pp. 280-302

 

 

 

Les longues peines de prison semblent avoir été oubliées de la réforme pénale du 15 août 2014 malgré de grandes attentes des professionnels de l’exécution des peines. En effet, depuis plusieurs années, la politique pénale tend plus à multiplier les « obstacles » à l’aménagement des peines les plus longues plutôt qu’à se soucier de la sortie des personnes qui auront effectué vingt ou trente années de prison. La présentation de l’évolution des textes et de leur incidence concrète illustre parfaitement ce mouvement, de même que l’étude des statistiques de la direction de l’administration pénitentiaire qui permettent de constater une tendance à l’allongement des peines effectuées pour les personnes condamnées à plus de quinze ans de prison.

L’évaluation de l’avenir criminogène ou, au contraire, de la capacité de désistance de la personne est au cœur du processus d’aménagement qui est long. Des « outils » existent pour guider cette évaluation et des procédures ont été créées, comme le passage par la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté (CPMS) qui a des difficultés, toutefois, à trouver sa place dans ce système tel qu’il est conçu actuellement.

Dans cette procédure très longue, l’avocat a également un rôle à jouer dès le début de la peine, rôle qu’il ne doit pas hésiter à investir, y compris là où on ne l’attend pas nécessairement. (résumé d’auteur)

 

BOUVIER Jean-Claude. Le difficile aménagement des longues peines.

Actualité Juridique Pénal. Juin 2015, n° 6, pp. 280-284

 

BLANC Alain. Les longues peines, ou le risque de l’oubli.

Actualité Juridique Pénal. Juin 2015, n° 6, pp. 284-289

 

SENON Jean-Louis, JONAS Carol, VOYER Mélanie. Outils d’évaluation de la dangerosité des personnes condamnés ou plutôt outils d’évaluation des risques, besoins, réceptivité et facteurs pro-criminogènes et de désistance de la personne condamnée.

Actualité Juridique Pénal. Juin 2015, n° 6, pp. 289-293

 

JEANGEORGES Caroline, KENSEY Annie. Les condamnés à une longue peine. Données de cadrage sur les personnes exécutant une peine de 10 ans et plus.

Actualité Juridique Pénal. Juin 2015, n° 6, pp. 294-299

 

BIANCHI Virginie. La défense des personnes condamnées à de longues peines.

Actualité Juridique Pénal. Juin 2015, n° 6, pp. 299-302

 

PRISE EN CHARGE

 

PALARIC Ronan, LE BAS Pascal, MOULIN Valérie. De l’intérêt d’une intervention structurée dans le cadre santé/justice – Eléments de réflexion à partir de deux recherches empiriques.

Actualité Juridique Pénal. Juin 2015, n° 6, pp. 303-306AJP2015 6

 

 

 

 

 

Les interventions auprès de personnes placées sous main de justice structurées ou semi-structurées dans leur contenu et déroulement sont susceptibles de favoriser l’engagement et la mobilisation des participants et de professionnels dans un processus conjoint. Cet article décrit les bénéfices d’une structuration de l’intervention, tant du point de vue du participant, du professionnel que de l’institution en s’appuyant sur deux exemples : les groupes de parole de prévention de la récidive et le groupe thérapeutique structuré. (résumé d’auteur)

 

 

PSYCHIATRIE

 

La liberté d’aller et venir en psychiatrie (dossier) SM199

Santé mentale. N° 199, juin 2015, pp. 28-87

 

 

 

Entre éthique et droit, comment mettre en œuvre des soins qui nécessitent parfois de limiter la liberté d’aller et venir d’un patient ? Soigner sans fermer les portes est devenu au fil du temps une approche de plus en plus rare, dans un contexte administratif et organisationnel toujours plus tendu. Les usagers dénoncent des abus et les soignants eux-mêmes vivent mal ces situations. Il faut d’abord questionner les pratiques dans chaque unité de soin et pour chaque patient.

 

PECHILLON Eric, JONAS Carol. Liberté d’aller et venir : que dit le droit ?, pp. 28-34

 

HAZAN Adeline. « Certaines restrictions de liberté sont anormales », pp. 36-39

 

FRIARD Dominique. Brève histoire de l’enfermement, pp. 40-41

 

MAILLARD-DECHENANS Nicole. « Ils t’attrapent, ils t’attachent, te serrent fort…. », pp. 42-45

 

CARIA Aude, LETAILLEUR Céline, LOUBIERES Céline. Liberté et psychiatrie : les mots des usagers, pp. 46-49

 

WOELFFEL Christiane, SAVARIS Carol. Soigner « clés en main »en psychiatrie, pp. 50-55

 

GAUTIER Tatiana. Du côté de la recherche, pp. 56

 

FRIARD Dominique. Le soin portes ouvertes, une pratique honteuse ? pp. 58-64

 

VERDEAUX Thomas. Une liberté paradoxale en UMD, pp. 66-71

 

DORKEL Mélanie. « Attention voilà Nadia ! Fermez les portes ! », pp. 72-77

 

BANTMAN Patrick. « Aujourd’hui est-il pertinent de fermer l’unité ? », pp. 78-79

 

VON DER WEID Guillaume. Emprisonner la folie ?, pp. 80-85

 

Eléments de bibliographie, pp.86-87

 

 

INFRACTIONS SEXUELLES

 

PELLADEAU Elise, ROQUES Marjorie, POMMIER François. Infractions sexuelles à l’adolescence et psychopathologie. Comparaison entre les actes commis seul et les actes commis en groupe.

Psychothérapies. N° 35, février 2015, pp. 117-129

 

Cette recherche traite des infractions sexuelles commises à l’adolescence et se donnait pour double objectif d’analyser les différences et/ou les similitudes existant entre les infractions sexuelles commises en groupe et les infractions sexuelles commises seul, et de repérer l’organisation psychopathologique des adolescents incriminés. Treize jeunes de sexe masculin, incarcérés pour des faits de viols ou d’agressions sexuelles, seuls ou en groupe, ont été rencontrés en milieu carcéral. Il leur était proposé un entretien individuel de recherche et une passation d’épreuves projectives. Les résultats sont en faveur d’une correspondance entre les profils psychopathologiques des adolescents leaders incarcérés pour des infractions sexuelles commises en groupe et ceux des adolescents incarcérés pour infractions sexuelles commises seul. D’autre par, les tendances relevées sont en faveur de perversion transitoire, et relèguent l’hypothèse de tableaux de perversion transitoire, et relèguent l’hypothèse de tableaux de perversion installée. (résumé d’auteur)

Janvier 2016

CENTRE DE DOCUMENTATION

Les références bibliographiques ci-dessous sont consultables au Centre de documentation

 

CYBERCRIMINALITE

  AJPsept15

 

 

Nouvelles réponses à la cybercriminalité (dossier).

Actualité Juridique Pénal. Septembre 2015, n° 9, pp. 395-406

 

 

 

DAOUD Emmanuelle, PERONNE Géraldine. Cyberattaques : la lutte s’intensifie.

 

LEPAGE Agathe. Pédopornographie et contenus nocifs pour les mineurs sur internet : même combat.

 

QUEMENEUR Myriam. Les techniques spéciales d’enquête en matière de lutte contre la cybercriminalité.

 

Les différentes facettes criminelles de la sphère internet – contenus nocifs, escroqueries, cyberattaques, pédopornographie – appellent sans cesse de nouvelles réponses du législateur. Elles se développent, classiquement, en termes d’extension ou de diversification des incriminations, d’aggravation des peines. Petit à petit, sont également conférés aux enquêteurs des outils plus adaptés à la recherche et à la conservation des preuves : infiltration numérique, gel de données informatiques, etc. Les nouvelles obligations des entreprises liées aux déclarations d’incidents, ou bien celles des fournisseurs d’accès et d’hébergement, constituent encore autant de ripostes. Par-delà ce fourmillement, la politique de cybersécurité se dessine. (Résumé auteurs)

 

 

PREVENTION

 europeanpsychiatry

 MOZAS Emmanuel, BERTSCH Ingrid. Prévention des violences sexuelles en France : un enjeu de santé publique ? (Poster)

www.sciencedirect.com

 

European Psychiatry, Volume 30, Issue 8, Supplement, November 2015, Page S137

 

En France, en matière de prise en charge des auteurs de violences sexuelles (AVS) l’accent est actuellement porté sur la prévention. Ce concept recouvre une réalité d’expérience vaste et multiple qui semble difficile à délimiter. Ce poster propose un modèle global des actions de prévention des agressions sexuelles menées en France

 auprès des AVS. Il aura la particularité d’organiser le champ de ces actions autour de 2 axes dans une perspective de santé publique :

 – l’articulation des principaux acteurs de prévention : la Justice, la Santé et la Société Civile ;

 – la trajectoire du patient au regard de la temporalité des comportements (étendus de l’avant premier passage à l’acte, jusqu’à la récidive).

 L’interaction de ces deux principes, nous permet de proposer trois niveaux d’actions de prévention auprès des AVS, en référence à la définition de l’OMS :

 – le niveau primaire : concerne les préoccupations et les recherches portant sur la survenue du premier passage à l’acte sexuel (la souffrance et l’écoute des AVS);

 – le niveau secondaire correspond aux actions sanitaires et judiciaires soutenues par l’évolution législative (psychothérapie, application des peines et lutte contre la désocialisation);

 – le niveau tertiaire dont la conception étend la prévention au domaine de la réadaptation en cherchant à favoriser la réinsertion professionnelle et sociale (rôle des centre ressources, accompagnement SPIP, étayage sur le réseau social).(Résumé auteurs)

 

RECIDIVE

 RICPTS62.2009

 

 

Récidive sexuelle (dossier)

Revue internationale de criminologie et de police technique et scientifique, volume 62, octobre-décembre 2009, pp. 262-353

 

 

MARCHAND Anouck, PROULX Jean. L’implication et la récidive des agresseurs sexuels adultes.

L’objectif de cette étude consiste à vérifier si la reconnaissance du délit (reconnaissance

des faits, de la responsabilité et des conséquences), la connaissance des stratégies de prévention de la récidive (connaissance du cycle de passage à l’acte, des situations à risque de récidive et des moyens alternatifs au passage à l’acte) et la collaboration/motivation en traitement permettent de prédire la récidive chez les agresseurs sexuels adultes.Trois types de récidives (sexuelle, violente et générale) ont été répertoriés après une période de suivi moyenne de 7 ans et 6 mois chez 401 agresseurs sexuels ayant purgé une sentence fédérale. Pour chacun des participants, des données relatives au traitement suivi en délinquance sexuelle ont été colligées à partir des données officielles figurant dans le Système de gestion des détenus du Service correctionnel du Canada (SGD). Les résultats indiquent que seule la qualité de la collaboration en traitement permet de prédire de façon statistiquement significative la récidive sexuelle et générale et ce, après avoir contrôlé pour les différences préexistantes entre les participants quant aux prédicteurs statiques de la récidive (STATIC- 99) et l’issue du traitement (programme réussi ou non complété / échec). Ainsi, aucun lien statistiquement significatif n’est observé entre les variables de reconnaissance des faits et de connaissance des stratégies de prévention de la récidive et les trois types de récidives. Ces résultats concordent partiellement avec ceux d’Hanson et Harris (2000), lesquels indiquent que la non collaboration en traitement est un des meilleurs prédicteurs de la récidive chez les agresseurs sexuels. (Résumé auteur)

 

ROSSI Catherine, CUSSON Maurice, PROULX Jean. Vers la non récidive : propos d’agresseurs sexuels sur leur cheminement.

Alors que la récidive sexuelle constitue un phénomène plutôt rare, la plupart des chercheurs ont persisté à tenter de la prédire. Les résultats présentés dans cet article permettent au contraire d’expliquer le phénomène dominant de la non-récidive, grâce à une série d’entrevues qualitatives conduites auprès de 15 agresseurs sexuels non-récidivistes. Les discours recueillis ont été par la suite comparés à ceux de 13 récidivistes sexuels. L’analyse présente le cheminement des non-récidivistes qui leur a permis d’éviter une nouvelle incarcération. Il montre que, à l’opposé, les récidivistes ne parviennent pas à poursuivre cette démarche jusqu’au bout. (Résumé auteur)

 

ROSSI Catherine, CUSSON Maurice, PROULX Jean. Cesse-t-on d’agresser sexuellement à cause du traitement ou de stratégies de compensation ? Approche qualitative et typologique

Il ressort d’entrevues auprès d’agresseurs sexuels ayant été incarcérés puis libérés que leur version des faits, leurs expériences vécues une fois libérés et leurs perceptions des

mesures thérapeutiques varient selon que les sujets appartiennent à l’un ou l’autre des

quatre types suivants: «repenti», «rancunier», «assumé» et «incertain». Les diverses attitudes de ces sujets à l’égard des traitements offerts pendant leur incarcération n’entretiennent que des liens ténus avec la non-récidive. Ce qui caractérise les non-récidivistes, ce n’est pas leur rapport au traitement, mais la mise en oeuvre de stratégies leur permettantde rester dans les limites de la loi. (Résumé auteur)

CORTONI Franca, HANSON Karl R., COACHE Marie-Eve. Les délinquantes sexuelles : prévalence et récidive.

Les visées de cette recherche étaient d’estimer le pourcentage de femmes parmi les délinquants sexuels et d’établir le taux de récidive sexuelle chez ces délinquantes. Un recensement des renseignements disponibles à ce sujet a été effectuée. La proportion des délinquants sexuels qui sont des femmes a été estimée en fonction de deux sources de renseignements : les rapports de police officiels et les dossiers judiciaires; puis, les sondages sur la victimisation. Les résultats démontrent une concordance de données entre ces deux sources de renseignements. Dans les deux cas, les résultats ont montré que les femmes sont responsables de 4% à 5% de toutes les infractions sexuelles. L’examen du taux de récidive portait sur un échantillon de 1’414 délinquantes sexuelles.

Les résultats démontrent des taux très faibles de récidive sexuelle chez les femmes alors que leurs taux de récidive pour tous types d’actes criminels sont beaucoup plus élevés. Malgré tout, en comparant les données sur les délinquantes sexuelles et celles sur les délinquants sexuels, une différence importante au niveau des taux de récidive est remarquée: les femmes ont des taux de récidive sexuelle, violente, et générale nettement plus faibles que ceux des hommes. (Résumé d’auteur)

 

CARPENTIER Julie, PROULX Jean. La récidive chez les adolescents auteurs d’abus sexuels : facteurs de risque et pistes d’interventions.

Notre étude vise à identifier les facteurs de risque associés à la récidive sexuelle et générale au sein d’un échantillon d’adolescents auteurs d’abus sexuels. Trois cent cinquante et un (351) adolescents ayant commis au moins un abus sexuel avec contact à l’endroit d’un enfant, d’un pair ou d’un adulte ont été inclus dans l’étude. Des données rétrospectives ont été recueillies à partir des dossiers archivés du Centre de psychiatrie légale de Montréal, qui contiennent notamment des rapports psychiatrique, psychologique, et pré-décisionnel. Les données sur la récidive à l’adolescence (avant 18 ans) et à l’âge adulte ont été recueillies jusqu’au 1er juin 2005 à partir des sources officielles d’information sur la criminalité au Canada (Tribunaux de la Jeunesse, DACCOR, FPS et Cours municipales). Après un temps moyen de suivi de huit (8) ans, un total de 45% (n=158) des sujets ont commis une nouvelle infraction criminelle, incluant 10% (n=36) qui ont commis une nouvelle infraction sexuelle. Les résultats des analyses de survie indiquent que différents facteurs individuels, psychosociaux et délictuels sont associés à la récidive sexuelle et générale. L’abandon paternel, la victimisation sexuelle, la fréquentation d’enfants significativement plus jeunes et le choix d’une victime inconnue sont associés à une augmentation de la probabilité d’une récidive sexuelle. Des antécédents de délinquance, un trouble déficitaire de l’attention, une victimisation sexuelle, un retard scolaire et la fréquentation de pairs délinquants sont associés à une augmentation du risque de récidive générale. Les implications théoriques et pratiques de ces résultats sont discutées.

(Résumé d’auteur)

 

SEXUALITE

 dedans90.2015

 Sexualité en prison, la grande hypocrisie (dossier)

GAILLARD Arnaud

 

Bulletin Dedans Dehors, décembre 2015, n° 90

 

 

vendredi, 19 février 2016 15:15

Références bibliographiques Février 2016

Février 2016

CENTRE DE DOCUMENTATION

Les références bibliographiques ci-dessous sont consultables au Centre de documentation du Criavs Centre-Val de Loire et peuvent vous être adressées sur demande ( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. , Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ) – 02 18 37 05 98

 

Certaines références sont également parues dans le bulletin hebdomadaire de février 2016 de la FFCRIAVS

 

 AJ PENAL – ACTUALITE JURIDIQUE PENAL

 

AJP02 16

 

Récidive : Trois ans après la conférence, pourquoi il n’y a toujours pas de consensus

 RAOULT Sacha. AJ Pénal, janvier, 2016/1, pp. 25-28

 

Des résistances s’élèvent toujours contre la « modernisation » des méthodes d’évaluation du risque de récidive en France. Ces résistances ne sont pas typiquement françaises, elles reflètent également une tension interne au débat scientifique anglophone. Derrière les aspects techniques, c’est une question fondamentale qui pose problème à de nombreux chercheurs. (Résumé d’auteur)

 

 

BULLETIN DE PSYCHOLOGIE

 

BP2015 5

L’élaboration d’un collectif de travail : un défi pour des professionnels confrontés aux enfants mineurs auteurs d’abus sexuels

 

MINARY, Jean-Pierre, ANSEL, Dominique, BOURG, Christian, et al. Bulletin de psychologie, n° 539, Tome 68, 2015/5, pp. 391-402

Les auteurs cherchent à mettre au jour les phases par lesquelles s’est constitué un collectif de travail réunissant des professionnels situés à des places différentes (service de pédo-psychiatrie, protection judiciaire de la jeunesse, magistrature), dans l’accompagnement des jeunes auteurs de violences sexuelles. Au départ, la coordination des activités entre magistrats, éducateurs justice et soignants, éducateurs justice et magistrats s’effectuait avec prudence, voire avec réticence et méfiance. Sont précisées la dynamique de construction du partenariat, les principales difficultés rencontrées, ainsi que les ressources et voies de dégagement mises progressivement en œuvre. (Résumé d’auteur)

 

JOURNAL DES PSYCHOLOGUES

JDP01 16

 

Le psychologue en unité hospitalière sécurisée interrégionale

ABDELKADER MARIE- Laure. Le journal des psychologues, n° 334, 2016/2, pp. 24-27

La posture du psychologue en unité de soins somatiques pour personnes détenues n’est pas toujours facile à trouver et à tenir, et ce, autant face à des équipes qui envisagent parfois le patient avant tout comme un détenu, que face à des patients spécifiques qui confrontent à une clinique de l’agir. Le psychologue peut alors être le seul garant de l’humanité du sujet. (Résumé d’auteur)

 

Existe-t-il une spécificité de la clinique en milieu carcéral ?

CHAUFER, Adeline. Le journal des psychologues, n° 334, 2016/2, pp. 28-31

Face à des personnes incarcérées présumées coupables ou condamnées pour des infractions à caractère sexuel qui peuvent nier les faits qui leur sont reprochés et adressent rarement de demandes de soins, les cliniciens ont à repenser leur pratique et les modalités de prise en charge classiques. Ces dispositifs de suivi singuliers en smpr sont une piste possible. Et la présentation du cas clinique de M. L., incarcéré pour des faits d’agression sexuelle sur sa fille, vient témoigner de ce travail de prise en charge spécifique au long cours, groupal et individuel, qui permet une mise en mouvement de la vie psychique et un cheminement autour des faits. (Résumé d’auteur)

 

De « J’ai trompé ma femme ! » à « J’ai violé ma fille... »

CHAUFER, Adeline. Le journal des psychologues, n° 334, 2016/2, pp. 32-37

M. L. est incarcéré le 1er décembre 2010 à l’issue de 48 heures de garde à vue. Il est mis en examen pour agression sexuelle et viol sur mineure de quinze ans par ascendant, en l’occurrence sa fille que nous appellerons Clara. Sous le choc de la révélation des faits et de l’incarcération, M. L. est décrit par les agents pénitentiaires comme « suicidaire » et reçu en urgence le lendemain par une infirmière. (Résumé d’auteur)

 

La prise en charge thérapeutique en centre pénitentiaire

GERMANI, Stéphanie. Le journal des psychologues, n° 334, 2016/2, pp. 38-41

Le milieu carcéral est un espace empreint de violence où l’agir remplace le discours. Cette ambiance induit un type de relations particulier entre patient et soignant. L’objectif de ce dernier est de permettre la mise en mots des éprouvés du patient, de faciliter l’élaboration de ses expériences, cet engagement s’accompagnant nécessairement d’un aménagement du cadre thérapeutique. (Résumé d’auteur)

 

 

REVUE SEXOLOGIES

 

 Sexologies24 4Sexualité et perturbation de la relation à l'autre : différenciation et complémentarité de soi

POTARD Catherine. Sexologies Vol. 24 - N° 4, octobre 2015, pp. 183-186

La sexualité n’est pas réductible à une somme de comportements et de savoirs, la relation à l’autre joue un rôle décisif dans la détermination des pratiques sexuelles. Il s’agit d’aborder l’accession à la sexualité génitale comme découlant d’une unification des fonctions de sexualité et d’intimité. Un des buts de ces fonctions est d’accepter les enjeux de la différence et de la complémentarité avec soi. Dans ce cadre, la sexualité peut convoquer les formes les plus archaïques d’angoisses (incorporation, intrusion, dévoration par l’autre…). Instrumentalisation du courant sensuel ou idéalisation du courant tendre sont alors les principales difficultés psychoaffectives rencontrées. (Résumé d’auteur)

 

Travaux de Recherche:

 Pornographie, comportements sexuels et conduites à risque en milieu universitaire

BULOT C, LEURENT B., COLLIER F. Sexologies Vol. 24 - N° 4, octobre 2015, pp. 187-193

L’industrie pornographique est omniprésente chez les adolescents qui sont pratiquement tous exposés via Internet, volontairement ou non, et à un âge plus ou moins précoce. Existe-t-il un lien entre l’exposition à la pornographie et certaines conduites à risque ?

Huit cent douze étudiants lillois ont répondu anonymement à un questionnaire proposé à l’occasion d’une consultation en centre de santé. L’analyse statistique a été menée à l’aide de régressions logistiques et linéaires.

L’exposition à la pornographie concerne pratiquement tous les hommes et 80 % des femmes. L’âge moyen de la première exposition est de 15,2 ans. La précocité d’exposition est liée à une activité sexuelle plus précoce, à une recherche de partenaires occasionnel(le)s plus fréquente et à une consommation de cannabis plus fréquente. L’âge d’exposition ne semble pas en revanche influencer le nombre de partenaires sexuel(le)s, le fait de pratiquer la pénétration anale, la consommation d’alcool ou de tabac, l’utilisation de contraceptifs et la prise de risque vis-à-vis des infections sexuellement transmissibles. Le fait de regarder fréquemment des images pornographiques est lié à une activité sexuelle plus précoce, à un plus grand nombre de partenaires sexuel(le)s, au fait de rechercher des partenaires occasionnel(le)s, à une pratique de la pénétration anale, à une moindre prévention des infections sexuellement transmissibles et des grossesses non désirées et enfin à une augmentation des consommations d’alcool et de cannabis. En conclusion, ces résultats doivent interpeller et amener tous les acteurs de santé sexuelle et d’éducation à la sexualité à renforcer l’information donnée aux adolescents. (Résumé d’auteur)

 

Motivations sexuelles et attachement : étude exploratoire dans une population de 143 étudiantes francophones

GOUVERNET B., COMBALUZIER S., CHAPILLON P., REZRAZI A. Sexologies Vol. 24 - N° 4, octobre 2015, pp. 194-201

L’objet de cet article est d’étudier les relations entre attachement et motivations sexuelles dans un échantillon d’étudiantes issues d’une université française.

Cent quarante-trois jeunes femmes (âge moyen : 20,3ans) ont participé à une recherche en ligne sur la sexualité.

Un inventaire visant à recenser les motivations sexuelles, inspiré par l’inventaire YSEX de Meston et Buss, a été proposé aux sujets. Ceux-ci ont également complété le questionnaire des styles d’attachement (ASQ).

Dans cet échantillon d’étudiantes issues d’une université française, nous trouvons qu’une pluralité de motivations peut conduire à la sexualité (nombre moyen de motivations différentes ayant conduit à la sexualité : 9,2/13, médiane=9). La variabilité de ces motivations peut être comprise partant de l’analyse des profils d’attachement : les analyses catégorielles conduisent à l’identification de 4 groupes de sujets sur la base de leurs profils d’attachement. Ces 4 groupes se distinguent par leurs profils de motivations à la sexualité : si les sécures témoignent d’une sexualité orientée de manière privilégiée vers le partenaire amoureux, cette orientation devient plus exclusive pour les anxieux. L’évitement conduit à une sexualité où l’autre est moins envisagé comme partenaire amoureux que comme objet fonctionnel offrant une plus-value personnelle. Lorsque anxiété et évitement se combinent, comme chez les craintifs, c’est l’ensemble de la vie sexuelle qui semble restreinte.

Une pleine compréhension de la sexualité implique une prise en compte de la variabilité des motivations qui y conduisent. Rendre compte de cette variabilité nécessite de rendre compte de l’histoire développementale telle qu’elle s’inscrit dans le psychisme de chacun. (Résumé auteur)

mercredi, 06 avril 2016 00:00

Références bibliographiques Mars 2016

Certaines références sont parues dans le bulletin hebdomadaire de février 2016 de la FFCRIAVS

 

 

AUTEUR DE VIOLENCES SEXUELLES

 

 SM02 16

MENOUD Elodie. Hormonothérapie et psychothérapie de l’abuseur sexuel. Santé mentale, février 2016, n° 205, pp. 14-18

 

Incarcéré pour des agressions sexuelles, Michel parvient, grâce à un traitement hormonal « qui laisse de l’espace », à entamer une psychothérapie. Un parcours de soin qui illustre l’intérêt d’associer ces deux axes thérapeutiques pour permettre au sujet d’accéder à son histoire et d’évoluer. (Résumé d’auteur)

 

 

PREVENTION DES RECIDIVES

 

Journées d’études internationales. La prévention des récidives : Évaluation, suivis, partenariats. Direction de l’administration pénitentiaire. Paris, 20-21 octobre 2014. Criminocorpus (en ligne). URL :  http://criminocorpus.revues.org/3168

SOULA M. Récidive et illusion rétrospective.

 

DUBOURG E. Les instruments d’évaluation des risques de récidive, du jugement professionnel non structuré aux outils actuariels.

 

HIRSCHELMANN A. Décloisonner les pratiques et connnaissances relatives aux personnes placées sous main de justice.

 

WATERVAL H. Former les acteurs à la prévention de la récidive : Quelles méthodes ? Quels outils ?

Une vision globale et intégrée pour augmenter l’efficacité des interventions des assistants de justice dans le cadre des missions confiées par les autorités mandantes

LE ROY P. De la mise à l’épreuve à la contrainte pénale. Quelle évolution vers quel contenu ?

 

HOFINGER V. Le développement actuel de la probation en Autriche.

GAUTRON V. Les mesures de sûreté et la question de la dangerosité : la place des soins pénalement ordonnés.

TANIFEANI F. La Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS).

LECHON L., MAHE N. Le champ de la prévention de la récidive dans sa dimension multipartenariale et interinstitutionnelle en Charente-Maritime : étude locale et perspectives comparatistes.

 

MILBURN P., JAMET L. La compétence professionnelle des conseillers d’insertion et de probation à l’épreuve de la prévention de la récidive.

 

 

SANTE & SEXUALITE DES JEUNES

 

AMSELLEM-MAINGUY Yaëlle, DUMOLLARD M., Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire INJEP. Santé et sexualité des jeunes pris en charge par la PJJ : entre priorité et évitement : Rapport d’étude . Paris : Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), 2015, 165 p.

 http://www.injep.fr/sites/default/files/documents/2015-05_pjjsante_yam-md.pdf

 

En résumé, l’objectif de cette enquête exploratoire est double :

- documenter la situation, les comportements et les représentations en matière de santé des jeunes pris en charge par la PJJ par une approche qualitative de compréhension des parcours individuels. Pour ce faire, la focale est mise sur la vie affective et sexuelle ;

- confronter les discours des jeunes à ceux des professionnels de la PJJ qui les suivent et les accompagnent afin de saisir les représentations et pratiques de ces derniers en matière de sexualité – et par extension de santé – du public dont ils ont la charge. (Résumé d’auteur)

 

 

AMSELLEM-MAINGUY Y ., CHEYNEL C., FOUET A. Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire INJEP. Entrée dans la sexualité des adolescent(e)s : la question du consentement. Enquête en milieu scolaire auprès des jeunes et des intervenantes en éducation à la sexualité : Rapport d’étude. Paris : Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), 2015, 102 p.

 http://www.injep.fr/sites/default/files/documents/rapport_sivs_def.pdf

 

 

L’objectif de cette enquête est double : comprendre comment les animateurs·trices appréhendent et abordent la question du consentement lors des séances d’éducation à la sexualité en milieu scolaire, mais également comprendre comment se joue le consentement dans les pratiques des adolescent·e·s lors de l’entrée dans la sexualité, et cela à la lumière du genre. Pour ce faire, l’étude s’intéresse aussi bien aux récits des professionnel(le)s qu’aux séances même d’éducation à la sexualité – qui ont été observées – et aux récits des adolescent(e)s.

 

 

RADICALISME

 

 Obs86 2015

Radicalisme violent.Comprendre, prévenir au-delà de l’urgence (dossier).

L’observatoire n° 86/2015, pp. 5-81

Longtemps, nous avons hésité à consacrer un numéro de l’Observatoire à la question du radicalisme violent. N’allions-nous pas encore alimenter la surmédiatisation d’un phénomène qui ne concerne, directement, qu’une petite minorité de jeunes ? N’allions-nous pas risquer d’encore attirer les regards inquiets sur une population musulmane déjà fortement stigmatisée ? Nous avons néanmoins fini par franchir le pas. Parce que, à diverses occasions, nous avons pu constater que les travailleurs sociaux se posent de nombreuses questions sur ce sujet complexe et sensible, tout en évitant de trop « s’en mêler » car craignant la maladresse, l’erreur d’interprétation, l’amalgame, … Parce que, aussi, la prévention du radicalisme, à condition qu’elle soit clairement dissociée de la répression et du contrôle - ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas -, implique d’en revenir à certains fondamentaux du travail social. Nous avons construit ce dossier en nous appuyant sur les rencontres co-organisées par le Centre Régional d’Intégration de Charleroi (CRIC) et le Centre Régional de Verviers pour l’Intégration (CRVI), en collaboration avec la Direction Générale Opérationnelle de l’Action sociale de la la Région wallonne (DGO5), « Prévention du radicalisme violent. Osons en parler », programmées en octobre et novembre 2015. Celles-ci nous ont servi de point de départ - vous retrouverez plusieurs orateurs conviés à ces journées dans nos contributeurs - mais nous avons aussi étoffé ce dossier, que nous avons conçu en deux parties, en nous appuyant notamment sur les avis pertinents de Thierry Tournoy, Directeur du CRIC et de Daniel Martin, Directeur du CRVI. La première partie pose cette terrible question : pourquoi des jeunes de chez nous se laissent-ils séduire par les discours de Daesh et partent-ils faire la guerre en Syrie ou se font-ils exploser dans des attentats suicides ici, en Europe ? Pour y répondre, nous avons sollicité une palette de contributeurs qui, par leur expertise, décortiquent ce qui se joue derrière cet embrigadement criminel des jeunes dans le radicalisme violent.

La seconde propose des pistes et des réflexions sur ce qu’il y a lieu de mener, d’inventer, de soutenir comme actions pour prévenir cette radicalisation. Si les travailleurs sociaux ne peuvent certes agir sur la variable géopolitique ni révolutionner notre contexte sociétal actuel, ils peuvent jouer un rôle important dans divers domaines : aider le jeune à se construire comme sujet et comme acteur de son devenir ; reconstruire le lien décousu entre celui-ci et la société, sa famille, l’école, … ; consolider son esprit critique et sa résistance morale face aux tentatives d’endoctrinement ; promouvoir l’interculturalité et le vivre-ensemble ; lutter contre les inégalités et les discriminations ; … Et, au-delà de l’urgence, participer par leurs convictions et leurs idéaux à une société davantage inclusive et porteuse de signes positifs, d’émancipation, d’espoir.(résumé éditeur)

 

AJP02 16DUMONT C. Radicalisation djihadiste, liberté religieuse et laïcité en prison.

AJ Pénal, février 2016, n° 2 pp. 70-73

Cet article est issu du mémoire professionnel intitulé « Repérer et prévenir la radicalisation djihadiste en prison. La conciliation entre respect des libertés de culte et de conscience des personnes détenues, principe de laïcité et lutte contre la radicalisation », rédigé par l’auteur à la suite d’un stage de six semaines en maison d’arrêt, dans le cadre du master 2 pénologie de l’université Jean Moulin Lyon 3. Il vise avant tout à présenter les points de vue des professionnels de terrain et des personnes détenues sur la mise en place d’une politique de lutte contre la radicalisation en prison. (résumé éditeur)