CRIAVS-CENTRE - Un article La parisienne: une fausse fillette sur internet

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Un article La parisienne: une fausse fillette sur internet

 

LA PARISIENNE / SOCIÉTÉ

 

VIDÉO : Pédophilie sur le Net : une fausse fillette attire des milliers de «prédateurs»

 

4 nov. 2013, 19h25 | MAJ : 22h12

En dix semaines, plus de 20 000 «prédateurs» sont tombés dans le piège tendu par l'ONG Terre des Hommes. Ces personnes étaient prêtes à payer pour voir une Philippine de dix ans, en fait créée virtuellement par l'association, se livrer à des actes sexuels par webcam.

Sans faire de recherches laborieuses, l'ONG a pu identifier mille d'entre eux et a confié les documents aux autorités compétentes.

Alors que seuls six prédateurs ont été interpellés dans le monde ces dernières années, Terre des Hommes veut sensibiliser l'opinion et les gouvernements pour ce qu'elle qualifie de «tourisme du sexe avec enfant par webcam».

La branche néerlandaise de Terre des Hommes a rendu publique ce lundi cette étude. Des personnes issues de 71 pays différents, d'Amérique, d'Europe, mais aussi de pays tels que l'Inde, le Japon ou la Corée du Sud,  ont pris contact avec cette «fillette», baptisée «Sweetie», sur des forums publics de discussions. «Il y avait de tout, des hommes de 30 ans, 35 ans, 45 ans, 50 ans, des pères de famille, un musicien, un architecte, etc.», a expliqué le directeur de la branche néerlandaise de Terre des Hommes, Albert Jaap van Santbrink.


Des identités transmises à Interpol

Parmi ces «prédateurs», plus de 1 000 ont été «facilement» identifiés. L'ONG a pu retrouver leurs adresses, leurs numéros de téléphone et des photos d'eux, et a transmis leur identité aux autorités compétentes, en particulier à Interpol. «Vu que tout cela a lieu sur internet, ils pensent que personne ne les observe. Il a donc été facile de collecter des informations à leur sujet», a déclaré Hans Guyt, responsable de l'enquête. «Avec plus de ressources, nous aurions facilement pu en identifier 10 000», poursuit-il.

«Nous avons suivi les procédures utilisées par les forces de police», a-t-il soutenu, expliquant avoir procédé de la sorte pour obtenir des preuves qui pourraient être utilisables : «Mais bon, nous ne sommes ni des procureurs, ni des juges. Ce sera à eux de décider quoi faire avec les éléments que nous avons transmis».