CRIAVS-CENTRE
Centre Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles

Organisateur

L’apologie du virtuel
Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique, Volume 169, Issue 9, November 2011, Pages 588-591
X. Vlachopoulou, E. Gontier

Résumé

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), en promouvant le recours à un virtuel non tangible, bousculent les repères concernant notre rapport au monde. Pris entre les craintes des technophobes et les espoirs des technophiles, les cliniciens se trouvent ainsi confrontés à des situations inédites où le défaut de boussole théorique les oblige souvent à naviguer à vue entre des a priori de rejet ou de fascination pour ce virtuel technoscientifique. Face à ce qui nous a paru ainsi pouvoir être compris comme une transposition du vieux débat platonicien sur les avantages et les inconvénients de l’écriture, il nous a semblé intéressant de revenir sur la réponse qu’y apportait en son temps le philosophe grec, et ainsi proposer aux cliniciens de résoudre la contradiction de l’Internet poison-remède dans le paradoxe du pharmakon. La clinique situerait l’enjeu central de ce recours aux NTIC, notamment durant l’adolescence, dans la rencontre des exigences du corps pulsionnel avec ces mondes virtuels dans leur qualité de non-tangibles.

vendredi, 27 septembre 2013 14:06

Les français et la prison

Une enquète publiée par la DAP en Juin 2013 réalisée par Zakia Belmokhtar, Abdellatif Benzakri sur les représentations des français sur la prison

http://www.justice.gouv.fr/art_pix/Infostat_122.pdf

La prison est pour les Français un univers inquiétant et sombre : plus d’un sur deux (53 %) pense qu’il lui est possible d’être mis un jour en prison, et plus des deux tiers (66 %) considèrent que les conditions de détention sont mauvaises, à l’exception de la prise en charge médicale des détenus jugée globalement satisfaisante.
La prison n’est pas remise en cause dans ses fondements mais pour 71%des Français, elle doit changer, notamment en ce qui concerne les conditions de détention.
L’univers carcéral reste méconnu : les caractéristiques de la population des détenus sont mal connues, les droits accordés aux détenus sont sous estimés.
Un des effets de la prison les plus décriés porte sur la récidive : pour les trois quarts des Français (77 %), la prison ne permet pas de lutter contre la récidive, et pour deux Français sur trois (64 %), les aménagements de peine sont perçus comme un levier d’action efficace pour éviter la récidive.
Les prises de position des Français sur la prison sont très liées à leur connaissance du milieu carcéral : les plus concernés ou les plus informés sont les plus critiques.

A lire également sur ce thème l'article publié par Champ pénal en 2008:

Pascal DÉCARPES, « La prison vue par les Français », Champ pénal/Penal field [En ligne], Confrontations, mis en ligne le 05 septembre 2008, consulté le 27 septembre 2013. URL : http://champpenal.revues.org/5773 ; DOI : 10.4000/champpenal.5773

La prison fait partie du paysage politique et médiatique depuis l’année 2000 au cours de laquelle furent publiés livres, rapports parlementaires et autres textes dénonçant l’état du système carcéral. Une enquête nationale effectuée en 2003 indique que les connaissances des Français sur la prison révèlent une vision critique, libérale et intéressée, contredisant en partie les clichés d’une opinion publique éloignée des problèmes pénitentiaires et prônant la tolérance zéro quant à la nature des peines et à leurs modes d’exécution et d’aménagement.

vendredi, 20 septembre 2013 13:19

Eclairages sur la notion de récidive

Un dossier signé du CRIR-AVS PACA consultable sur leur site:

http://www.ap-hm.fr/violencesexuel/fr/ressources/violencesexuel_Rub69_432_7.pdf

LE MONDE | 11.09.2013 à 12h14 • Mis à jour le 11.09.2013 à 14h13 |Par Justine Salvestroni

 

Qu'est-ce qui distingue un naturiste d'un exhibitionniste ? Le point soulevé dès 1991 par le député Michel Sainte-Marie (PS) – à qui le garde des Sceaux avait répondu que "ne seront incriminées que les attitudes obscènes et provocatrices, normalement exclusives de la pratique du naturisme" – n'est toujours pas tranché juridiquement plus de 20 ans plus tard. Et la décision rendue mercredi 11 septembre par le tribunal de Périgueux n'aura pas permis de faireavancer la question.

Tout commence par une journée ensoleillée, le 20 février. Alain, 51 ans, part sepromener nu en forêt. Il choisit un coin reculé de La Roche-Chalais, en Dordogne, où ses parents ont une maison. Sa voiture, au bord de la route, est repérée par une automobiliste qui vit dans la région.

La conductrice, accompagnée de son petit-fils, sait par ses voisins qu'un nudiste se promène parfois dans les environs. Pour en avoir le coeur net, elle sort du véhicule. Alain, qui "ne la voit pas mais entend du bruit", se dissimule dans les ronces. Elle le voit se cacher, relève la plaque d'immatriculation et le dénonce aux gendarmes. Adepte du "nudisme encadré", Alain assure avoir "très peu pratiqué la "randonue" : je n'avais pas toutes les informations". Soit quelques règles de prudence : se promener en groupe mixte et prendre un vêtement, à passer en cas de rencontre.

"L'INTENTION" N'ÉTAIT PAS PROUVÉE

La femme ne porte pas plainte, "elle veut juste qu'il arrête de se balader nu",rapporte la vice-procureure de Périgueux, Anne-Claire Gallois. Le surlendemain, les gendarmes se présentent chez les parents d'Alain. "Ils m'ont parlé de pédophilie. Ils ont fouillé ma voiture, ma chambre, mon ordinateur !" Le naturiste est placé en audition libre, les gendarmes se radoucissent au fil de l'interrogatoire. Ils lui demandent de signer son PV d'audition, sur lequel il lit "exhibition sexuelle". Alain conteste ces termes mais s'exécute finalement.

Enseignant, Alain sait "qu'il risque la révocation". Il refuse pourtant le plaider-coupable, procédure courante en cas d'exhibition sexuelle, et, soutenu financièrement par l'Association pour la promotion du naturisme en liberté (Apnel), transforme son dossier en cas d'école : "L'Apnel m'a expliqué que mon cas était idéal pour déposer une question prioritaire de constitutionnalité (QPC)." Cette procédure permet de demander au Conseil constitutionnel de vérifier qu'une loi est conforme à la Constitution.

Lors du procès, le 1er juillet, son avocat, Me Tewfik Bouzenoune, a donc déposé une QPC qui repose sur le fait que l'article 222-32 du code pénal ne définit pas l'exhibition sexuelle. Une demande à laquelle le procureur avait répondu que la loi était "très claire" sur le sujet, tout en demandant la relaxe d'Alain. Dans sa décision, le tribunal a suivi le parquet en accordant la relaxe, au motif que"l'intention" d'exhibition sexuelle n'était pas prouvée. Par contre il a refusé devalider la QPC. Une décision qui satisfait tout de même l'avocat d'Alain qui retient que "le tribunal a dissocié l'exhibition sexuelle du naturisme en liberté".

Justine Salvestroni



En Asie-Pacifique, un quart des hommes ont déjà commis un viol

Le Monde.fr avec AFP | 10.09.2013 à 13h38 • Mis à jour le 10.09.2013 à 13h39

C'est un constat plus qu'alarmant qui ressort d'une grande enquête de l'ONU dans la région Asie-Pacifique publiée mardi 10 septembre dans la revue britannique The Lancet.

Selon cette étude, qui s'appuie sur les témoignages de plus de 10 000 hommes de 18 à 49 ans interrogés sous couvert de l'anonymat dans six pays (Bangladesh, Cambodge, Chine, Indonésie, Papouasie-Nouvelle-Guinée et Sri Lanka), près d'un quart d'entre eux (24 %) reconnaissent avoir déjà commis un viol.

La publication de cette étude, dont l'originalité est d'avoir recueilli la parole des agresseurs, intervient alors que les violeurs présumés d'une étudiante à New Delhi, dont la mort avait fait la "une" de la presse internationale, viennent d'être reconnus coupables. 

Les enquêteurs de l'ONU n'ont pas demandé frontalement aux 10 000 hommes interrogés s'ils avaient violé mais s'ils avaient déjà "forcé une femme qui n'était pas leur épouse ou petite amie à avoir des relations sexuelles" ou s'ils avaient eu des relations avec une femme trop ivre ou droguée pour dire si elle était consentante. A cette question, ils sont 11 % en moyenne à avoir répondu par l'affirmative, et cette proportion monte à près d'un quart (24 %) lorsqu'on inclut les viols de sa partenaire, de son épouse ou de sa petite amie.

LA MOITIÉ DES VIOLEURS ADOLESCENTS

L'ONU souligne les grandes différences de résultats d'une zone à l'autre, avec des résultats allant de 9,5 % dans les zones urbaines au Bangladesh à 62 % dans l'île de Bougainville en Papouasie-Nouvelle-Guinée, pays qui affiche un des taux de violences envers les femmes les plus élevés au monde.

"Seuls" 45 % des hommes interrogés disent avoir récidivé dans le viol. Interrogés sur leurs motivations, 59 % disent avoir commis cette agression pour se distraire et plus d'un tiers (38 %) pour punir leur victime. Chiffre particulièrement inquiétant, parmi les hommes ayant reconnu avoir déjà violé, la moitié étaient adolescents au moment des faits, 12 % ayant même moins de 15 ans.

La plupart ont précisé n'avoir fait l'objet d'aucune poursuite judiciaire après avoir violé, ce qui a conduit Roberta Clarke, en charge de la question des femmes pour les Nations unies dans la région, à déclarer lors de la présentation de l'étude qu'il faut "changer la culture qui permet aux hommes de décréter qu'ils ont le pouvoir et le contrôle des femmes". Les auteurs de l'étude insistent sur le fait que cette pratique du viol peut être enrayée, avec des changements comme une meilleure prise en charge des victimes et de réelles poursuites contre leurs agresseurs.

Les résultats de l'étude par zone

Le pourcentage d'hommes reconnaissant avoir déjà commis un viol varie fortement selon les régions étudiées par l'ONU :

Ile de Bougainville en Papouasie-Nouvelle-Guinée : 62 %

Papouasie : 48,6 %

Indonésie (zones urbaines) : 26,2 %

Chine (zones urbaines et rurales) : 22,2 %

Cambodge : 20,4 %

Indonésie (zones rurales) : 19,5 %

Sri Lanka : 14,5 %

Bangladesh (zones rurales) : 14,1 %

Bangladesh (zones urbaines) : 9,5 %

vendredi, 20 septembre 2013 09:19

Les " CSR "

Voici en PJ une synthèse du CRIAVS Aquitaine sur les Cercles de Soutien et de Responsabilité.

"Basés à l'origine sur la volonté d'amélioration du processus de réintégration, les Cercles de soutien et de responsabilité (CSR) contribuent à diminuer la récidive des auteurs de violences sexuelles."

Notez que la première conférence européenne sera organisée aux pays-bas les 29-30 Octobre 2013 (en Anglais) plus d'infos dans la rubrique Colloques.

mardi, 12 août 2014 00:00

GAP Médecins Coordonnateurs

Ce groupe d'analyse de la pratique s'adresse exclusivement aux médecins coordonnateurs et se réunit tous les semestres dans les locaux du CRIAVS à l'hôpital Trousseau à Tours.

Ce groupe propose aux participants d'alterner les séances de travail théorico-clinique et les rencontres avec des professionnels extérieurs.

- Les séances axées sur la pratique se composent de deux séquences:

1- Actualisation des connaissances: apports et échanges autour d'articles de références, desévolutions législatives, de bibliographies...

2-Réflexion sur la pratique à partir de l'analyse de situations cliniques apportées par les participants.

-Les recontres avec des professionnels extérieurs favorisent les échanges avec les autres acteurs du réseau : Magistrats, SPIP, PJJ...

 

La prochaine réunion du groupe aura lieu le jeudi 14 décembre 2017  de  15h à 17h.

mardi, 13 novembre 2018 00:00

Permanences Planning familial 37

L'ARS du Centre et la Fédération du Planning Familial Centre ont le plaisir de vous informer de la réouverture de la plateforme téléphonique n° vert régional « Contraception - IVG - Sexualité ».

La Fédération régionale du Planning Familial Centre a pour mission, à travers cette plateforme téléphonique et depuis le 29 juillet 2013, d’informer le public sur les questions relatives à la vie affective, la sexualité, la contraception et l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG).

Elle vise également à orienter et à favoriser les démarches des femmes souhaitant avoir recours à une Interruption Volontaire de Grossesse.


Plateforme téléphonique Régionale "Contraception - IVG - Sexualité"
0800 881 904
Ecoute anonyme et gratuite depuis un poste fixe
Du lundi au vendredi de 11h à 14h puis de 16 à 18h
Le samedi de 10h à 13h
Financée par l'ARS du Centre et portée par la fédération du Planning Familial.

Pour rappel, l’association du Planning Familial d’Indre et Loire assure des permanences (fichier en PJ) ouvertes à tous, anonymes et gratuites sur l’ensemble du département.

 

 

Ces permanences sont anonymes et gratuites, ouvertes à toutes et tous (sur RDV de préférence).

 

 

 

Le Planning Familial 37 assure d'autres permanences sur l'ensemble du département. Vous trouverez les dates et lieux des autres villes sur le tableau en pièce jointe, ainsi que sur notre page Facebook.

 

 

 

Les thématiques et sujets pouvant être abordés sont larges : Santé sexuelle (contraception, IVG, parentalité, conduites à risques, VIH, couple, genre, relations filles-garçons, anatomie...), Violences sous toutes ses formes (conjugales, sexuelles, discriminations, harcèlement, homophobie, mutilations sexuelles, mariages forcés,...), Accès aux droitsMixitéLaïcitéCitoyenneté.

 

 

 

Nous vous remercions par avance de bien vouloir afficher ces documents dans votre structure et de les diffuser auprès de vos collaborateurs et de toutes personnes susceptibles d’être concernées par l’information.

 

Sélection de références extraites du fonds documentaire

 

Entre autres extraits:

La question délicate des abus sexuels par Yves Stevens

 

Réduire la surpopulation carcérale, tout en réduisant la récidive : quelle politique ?par Pierre V. Tournier

 

Corrélats cérébraux de la pédophilie : apports de la neurologie et la neuro-imagerie par Fonteille V., Cazala F., Moulier V., Stoléru S.

Méta-analyse: The psychological profiles of internet, contact and mixed internet/contact sex offenders par Elliott Ian a., Beech Anthony R., Mandeville-Norden Rebecca

 

jeudi, 22 août 2013 11:57

Yapaka.be

Yapaka est un programme belge de prévention de la maltraitance qui propose un grand nombre de resources disponibles gratuitement et en ligne:

www.yapaka.be

Pour les professionnels, la collection temps d'arrêt offre les perspectives d'auteurs confirmés sous la forme de petits formats acessibles.

 http://www.yapaka.be/professionnels/page/temps-darrets

Cet article vous propose une sélection des parutions les  plus proches de notre thème (Cliquez sur les titres pour accéder à la page d'introduction et de téléchargement)

La paternalité et ses troubles par M. Lamour Juin 2013

Hypersexualisation des enfants Janvier 2013

La prise en charge des délinquants sexuels par A.Ciavaldini Novembre 2012

Protection de l'enfance et paniques morales par Machiels et Niget Septembre 2012

Evènement traumatique en institution par Pennewaert et Lorent Novembre 2011

Ces familes qui ne demandent rien par J-P. Mugnier Septembre 2011

Infanticides et nénonaticides par S. Marinopoulos Septembre 2010

Parents défaillants, professionnels en souffrance par M. Lamour Juin 2010

Adolescence et risques par P. Hachet  Octobre 2009

Paradoxes et dépendances à l'adolescence par P. Jeammet Mai 2009

Traiter les agresseurs sexuels par A.Hachet Décembre 2008

Les violences des adolescents sont les symptômes logiques du monde actuel par J-M. Forget 2006

Pour une éthique clinique dans le cadre judiciaire par D. Epstein

Le traumatisme psychique par F. Lebigot

Parler sexe avec les enfants Collectif

Le délinquant sexuel, enjeux cliniques et sociétaux Collectif

Maltraitance et cultures Collectif

Malaise dans la protection de l'enfance par C. Marneffe

Handicap et maltraitance Collectif