CRIAVS-CENTRE
Centre Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles

Bulletin des références bibliographiques

Bulletin des références bibliographiques (43)

Une sélection tirée des dernières parutions. Ces documents sont consultables dans notre centre de documentation.

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CENTRE DE DOCUMENTATION

 Sélections de références extraites du fonds documentaire

 

Nouveaux ouvrages dans notre fonds documentaire Juin 2015 

 

ABELHAUSSER Alain. Mal de femme, La perversion au féminin. Paris : seuil, 2013. 405 p.Abdelhausser2013

« Les infirmières m’avaient pourtant prévenu. Il n’empêche que lorsqu’elle se leva, dans la salle d’attente où je venais la chercher, j’eus un vrai choc. C’était l’été, il faisait chaud, et elle avait mis une petite robe très simple, d’un rouge éclatant. Elle avait aussi les cheveux noirs de jais, s’était verni les ongles de mains et de pieds — du même rouge éclatant — et avait chaussé de légères sandales assorties à la couleur de l’ensemble. De maquillage, elle n’en avait pas. Il n’en était pas besoin. Elle avait dû descendre, en l’espace de quelques jours, à moins de quatre grammes d’hémoglobine, et son teint correspondait à ce qu’on en décrit dans les livres : une pâleur essentielle, une consistance de cire, empreinte dans la profondeur de la chair, qui faisait de sa présence une apparition irréelle, un être venu de très loin, au-delà des frontières de la vie, pour témoigner — de quelle énigme ? » Ainsi s’introduit ce mal — anorexies « vraies », pathologies « factices » (Münchhausen, Lasthénie de Ferjol, pathomimes, etc.) — qui touche essentiellement des femmes faisant sacrifice de leur corps et monstration de leur ravage, ici décliné à la mode de la perversion. Des femmes révélant en somme ce qui, de la féminité, n’a guère d’autres façons de pouvoir se dire. (Résumé de l’éditeur).

 

 

AMBROISE-RENDU, Anne-Claude. Histoire de la pédophilie. Paris : fayard, 2015. 352 p. Ambroise Rendu2015

 

La reconnaissance des crimes sexuels perpétrés sur les plus jeunes est récente. Il a fallu le long travail des médecins, des magistrats et des intellectuels pour que, une fois les actes déterminés et les caractéristiques de la pédophilie établies, la société se soucie de protéger les enfants. Véritable baromètre des mœurs, les réactions au crime sexuel sur enfant esquissent l’histoire morale, culturelle et juridique d’un si longue indifférence envers les agressions sexuelles. Ce livre en donne les clés. Indispensable prise de conscience, le livre d’Anne-Claude Ambroise-Rendu ne se contente pas de faire choir de leur piédestal quelques amateurs de jeunes chairs qui, à l’instar d’André Gide, profitèrent de l’aveuglement des parents, il nous révèle comment hier encore le silence écrasait les victimes et profitait aux agresseurs. Il nous apprend surtout que le « pédophile », identifié par la psychiatrie, n’a pas toujours été condamné par les médias qui en font aujourd’hui la figure du mal absolu. Il était temps qu’un livre d’histoire fasse la lumière sur des comportements aussi anciens et répandus et nous rappelle que la criminalité sexuelle n’est pas le fruit amer d’une époque dépravée. Cette époque, notre époque, aura eu le mérite d’affronter ce problème.(Résumé de l’éditeur).

 

 

BENAROYO Lazare, LEFÈVE Céline, MINO Jean-Christophe, WORMS Frédéric. La philosophie du Soin. Éthique médecine et société. Paris : puf, 2010. 316 p. Benaroyo2010

 

Le soin ne désigne pas seulement un domaine particulier de l’activité médicale, au sens où l’on parle par exemple des soins infirmiers ou des soins palliatifs. Il ne correspond pas non plus à un « supplément d’âme » de la médecine, mais il en constitue une, sinon la finalité essentielle. Car le soin est aujourd’hui le point où s’articulent la médecine, l’éthique et la société dans leur ensemble, à la fois dans les expériences, les pratiques et les institutions. Partout, le soin est une référence, un souci et une valeur, parfois un prétexte et un leurre, toujours un problème. Le but de cet ouvrage est de décrire et d’interroger le soin sous tous ses aspects et à partir de disciplines et d’approches différentes dans les champs de la médecine, de la philosophie et des sciences sociales. Destiné aux philosophes, médecins, citoyens, soignants mais aussi soignés que nous sommes ou serons tous un jour, il fait apparaître combien le soin nous aide à penser au plus près le moment actuel. (Résumé de l’éditeur)

 

BLATIER, Catherine. Les personnalités criminelles. Évaluation et prévention, Paris : Dunod, 2014. 222 p.

 

 

 

 

 

Que connaît-on des personnalités criminelles ? Quelles en sont les caractéristiques ? Sont-elles déterminées ou peuvent-elles évoluer ?

Le travail du psychocriminologue consiste à connaître les criminels et évaluer les personnalités afin de conseiller des thérapies cohérentes et des programmes de prévention adaptés.

Blatier2014

Cet ouvrage présente :

 

- les diverses théories des personnalités criminelles ;

 

- la psychopathie et la personnalité antisociale ;

- la délinquance violente, la délinquance sexuelle, les violences conjugales ;

- la maltraitance envers les enfants et les personnes âgées ;

- les trajectoires développementales et les facteurs de persistance de l’activité délinquante et violente.(Résumé de l’éditeur)

 

COUTANCEAU Roland ; SMITH Joanna. Violences psychologiques. Paris : Dunod, 2014. 316 p. Coutanceau2014

Ce livre se propose de traiter de la « chronique des violences invisibles » : les violences psychologiques. Au-delà des violences physiques aux personnes, les violences psychologiques émergent dans les espaces clos (famille, monde du travail, institution scolaire). La violence psychologique pose un triple questionnement : celui de sa définition (avec la description des différents mécanismes), celui de son objectivation, celui de sa prise en charge (et de la prévention).

Cet ouvrage propose un regard lucide et pragmatique sur la violence psychologique, sans dogmatisme simplificateur. Le lecteur trouvera de nombreuses pistes afin d’empêcher la répétions ainsi que des moyens pour la prévenir. (Résumé de l’éditeur).

 

 

DARGÈRE Christophe. Vivre et travailler en institution spécialisée. La question de la prise en charge. Lyon : Chronique Sociale, 2014. 240 p. Dargere2014

 

Vivre en institution spécialisée, que ce soit pour ses usagers ou pour son personnel est une expérience riche et aléatoire. La mission originelle de l'entité médico-sociale, qui exige des prises en charge plurielles (médicales, psychologiques, rééducatives, scolaires et éducatives) pour ses pensionnaires est d'une grande complexité. Cet ouvrage fait ressortir les incohérences et les contresens d'une telle commande institutionnelle, tout en proposant des angles d'analyse et des pistes de réflexion pour les acteurs qui évoluent en son sein. En partant d’une ethnographie laissant une place de choix à la description du terrain, il combine une approche critique et constructive en prenant sur de nombreuses situations concrètes. Cet ouvrage est destiné aux travailleurs sociaux, aux étudiants en sciences humaines et en travail social, aux usagers et aux proches des usagers placés en institution médico-sociale, ainsi qu’à toutes les personnes intéressées par les thèmes du handicap, de l’exclusion et de la réclusion. (Résumé de l’éditeur).

 

 

DIEU, Erwan ; SOREL, Olivier. L’interprétation du (Résumé de l’éditeur).Crime. Levallois-Perret : Studyrama, 2013. 296 p.

 

Alors que le premier volume de psycho-criminologie, Ainsi parle le crime, s'attachait à l'analyse des raisons du passage à l'acte, ce deuxième volume se focalise sur le passage à l'acte en lui-même en tant que processus dynamique. Pour ce faire, quatre thématiques criminologiques sont étudiées en profondeur :

 

. Une théorie générale de compréhension du crime et de l'auteur ;

 Dieu2013

. Les pratiques psycho-criminologiques d'analyse du crime, dites profiling criminel ;

 

. La place de la victime dans ces analyses et dans les interactions avec l'auteur et l'environnement ;

 

. La justice restaurative la nouvelle place de la victime dans le processus judiciaire. (Résumé de  l’éditeur)

 

 

GIULIANI Fabienne. Les liaisons interdites. Paris : publication de Sorbonne, 2014. 477 p.Giuliani2014

 

L'inceste marque de sa monstruosité les consciences collectives. Cantonné dans la sphère du tabou et de l’infamie, nul ne peut le discuter, nul ne peut le pratiquer. Le phénomène existe pourtant sous différentes formes selon les sociétés dans lesquelles il est rencontré et pensé. En France, au XIXe siècle, l’inceste a une histoire. Lorsqu’en 1791 les Constituants décident de le décriminaliser, la société française voit s’ouvrir un siècle de débats qui conduit à une requalification profonde du phénomène et de son imaginaire. L’étude croisée des discours entretenus par les élites souligne les étapes qui ont présidé à la construction de l’inceste criminel. À la fin du siècle, il n’est plus l’apanage des aristocrates décriés par les Lumières mais bien celui d’hommes pauvres, devenus les symboles d’une nouvelle dangerosité. La justice, par l’entrelacement de ses échelles et de ses acteurs, contribue également à fabriquer et à imposer progressivement ce masque sur le phénomène incestueux. Mais l’inceste n’est pas qu’un crime au XIXe siècle. En tentant de pénétrer au cœur même des familles, cet ouvrage montre qu’il peut également être une sexualité consentie qui se pratique dans la clandestinité de certains foyers français. Réalité multiforme, interdit plus que tabou, l’inceste mérite en ce sens d’être replacé dans une histoire plus courte que l’intemporalité des anthropologues.(Résumé de l’éditeur).

 

 

MBANZOULOU Paul, HERZOG-EVANS Martine, COURTINE Sylvie. Insertion et Désistance des personnes placées sous main de justice. Paris : L’Harmattan, 2012 253 p. Mbanzoulou2012

 

La notion d’insertion est polysémique, elle produit à la fois du sens et de l’action. Elle recouvre un ensemble plus ou moins hétéroclite de pratiques, de procédures, de mesures et de dispositifs. Elle structure aujourd’hui la lecture de la question sociale dans une perspective de gestion de risques. Son ambigüité s’accentue lorsqu’elle se pose dans le cadre de l’exécution des peines. Positionnée dans la majeur partie des pays européens comme l’une des deux missions centrales des acteurs pénitentiaires, elle hérite non seulement des paradoxes de l’action sociale ordinaire, mais se complexifie considérablement dans ce contexte qui introduit d’autres questions majeures, comme la nécessité de permettre à la personne détenue de mener une vie responsable à l’issue de sa peine et de prévenir la commission de nouvelles infractions. Comment atteindre ces nouvelles finalités, sachant que les raisons qui conduisent une personne à abandonner l’agir criminel (Désistance) résultent à la fois d’un choix personnel, d’un accompagnement de qualité, d’un concours de circonstance et d’un parcours singulier ? Comment rendre compatible l’exécution d’une peine avec la mise en place d’une dynamique positive d’insertion ou de réinsertion ? Comment faire côtoyer harmonieusement et avec pertinence control et accompagnement social ? Quelles méthodes d’évolution et de suivi marchent ou ne marchent pas dans le cadre de la probation ? C’est à cette série de questions, non exhaustive que tentent de répondre les contributions réunies dans cet ouvrage bilingue issu des travaux des premières journées internationales de la recherche en milieu pénitentiaire organisées à l’ENAP par le centre interdisciplinaire de recherche appliqué au champ pénitentiaire (CIRAP). (Résumé de l’éditeur).

 

 

VAGINAY, Denis. Une sexualité pour les personnes handicapées. Réalité utopie ou projet ? Lyon : Chronique Sociale, 2014. 352 p. 

 Vaginay2014

Toutes les personnes en situation de handicap, mental ou physique, relèvent du droit commun. A ce titre et comme tout le monde, elles ont droit à une vie privée, à leur intimité et à la santé. Ce qui implique qu'elles ont librement accès aux pratiques sexuelles en cours dans la société, selon les règles qui y sont admises. Ce choix social, tout récent, fait l'unanimité tant qu'il reste théorique. Dans la réalité, les personnes en situation de handicap se heurtent à des réticences, à des réserves, voire à des interdictions dès qu'elles sont dépendantes. Devant l'idée qu'elles pourraient avoir des relations sexuelles ou des enfants, le discours social devient plus restrictif, prenant parfois la forme d'un paradoxe. Les personnes en situation de handicap sont présentées presque systématiquement comme des victimes d'une sexualité dangereuse. Ce qui implique de les protéger, de les surveiller et de choisir pour elles ce qui est bon et convenable. Leur intimité, qui n'en est plus une, et leurs comportements restent alors sous contrôle. Ce livre examine le contexte social et l'aspect juridique du sujet. Il propose des solutions pour que les personnes en situation de handicap et leurs accompagnateurs, parents et professionnels, dépassent les paradoxes que la société génère. En s'appuyant sur des situations concrètes, il suggère aussi des accompagnements adaptés pour les   personnes concernées en fonction du handicap qu'elles présentent, aussi important soit-il. (Résumé de l’éditeur

 

 

 

 

AUTEURS DE VIOLENCES SEXUELLES

AJP03.15

 

CIAVALDINI, André. La désistance dans la prise en charge des auteurs d’infractions à caractère sexuel. 

Actualité Juridique Pénal. Mars 2015, n° 3, mars 2015, pp. 109-164

 

 

Après avoir évoqué les connaissances actuelles sur les modes de fonctionnement psychique des auteurs de violences sexuelles, cet article décrit les facteurs de risque et de protection valides pour ces sujets dont un certain nombre sont en décalage avec ceux classiquement connus pour la délinquance autre que sexuelle. Cela mettra en avant la place nécessaire d’une évaluation en continu des besoins et des risques dans la prise en charge de ces auteurs tant du côté du soin que de l’accompagnement socio-judiciaire organisé par les SPIP. Sur ces bases sont ensuite abordées les conditions nécessaires à la construction de dispositifs mettant en lien les dimensions de la justice du soin et de l’accompagnement social. Parmi ceux –ci, est décrit le maillage santé-justice, avec ses qualités intrinsèques, dont les CRIAVS doivent être les porteurs et les garants. Ces dispositifs sont nécessaires pour rendre efficients les facteurs de protection enregistrés et les aides spécifiques à apporter permettant de potentialiser le cycle vertueux de la désistance. (résumé d’auteur)

 

 

ADDICTION SEXUELLE SM03.15

L’addiction sexuelle (dossier)

 

Santé mentale. N° 196, mars 2015, pp. 25 - 89

 

Si elle n’est pas nouvelle, l’addiction sexuelle questionne depuis quelques années à la fois les contours de l’addiction et de la sexualité « normale ». Hanté par une quête effrénée de jouissance, le sex-addict démultiplie le temps consacré à la recherche de situations sexuelles diverses. Cette préoccupation a des conséquences physiques, psychologiques et sociales négatives. Comment se construit cette sexualité compulsive ? Repères théoriques, cliniques et thérapeutiques.(résumé d’auteur)

 

Sommaire

 

Qu'est-ce que l'addiction sexuelle ?

 

Laurent Karila, psychiatre, praticien hospitalier, vice-présient de SOS addictions; François Deroche, psychiatre et Marie de Noailles, psychologue des addictions, psychothérapeute

 

Journal d'un sex-addict

 

Auteur Anonyme

 

Sexualité addictive et psychanalyse

 

Vincent Estellon, psychologue clinicien, psychanalyste

 

De la sexualité normale

 

Michelle Boiron, psychologue clinicienne, sexologue, thérapeute de couple

 

Représentations sociales de l'addiction sexuelle

 

Magali Croset-Calisto, sexologue clinicienne, thérapeute TCC et dépendances

 

Addictions sans drogue : repenser l'addiction ?

 

Marc Valleur, psychiatre

 

Un observatoire des comportements "hypersexués"

 

Arnaud Sevene, Médecin sexologue, praticien hospitalier

 

L'addiction à l'imagerie pornographique

 

Patrick Baudry, professeur de sociologie

 

Addicts à la cyberpornographie

 

Muriel Mehdaoui, sexothérapeute

 

Addictions sexuelles : une expérience de TCC

 

Marthylle Lagadec et François-Xavier Poudat et Marie Grall-Bronnec, psychiatres

 

Adrien, sex-addict, veut guérir...

 

Jean-Benoît Dumonteix, psychologue, psychanalyste, exercice libéral

 

Approche sexoanalytique des addictions sexuelles

 

Claude Esturgie, médexin, sexologue

 

Bibiographie réalisée par ASCODOCPSY

 

 

VICTIMES D’AGRESSIONS SEXUELLES

 

SALMONA Muriel. Impact des violences sexuelles de l’enfance à l’âge adulte. Déni de protection, de reconnaissance et de prise en charge : enquête nationale auprès des victimes (rapport). RapportimpactVS15

Association Mémoire traumatique et victimologie. Mars 2015, 368 p.

 http://memoiretraumatique.org

 

Les violences sexuelles subies dans l’enfance ont de très graves répercussions sur la vie et la santé des victimes, même très longtemps après. C’est ce que montrent les résultats d’une enquête menée par l’association Mémoire traumatique et victimologie auprès de 1 214 personnes. Une enquête inédite qui souligne les insuffisances de la prise en charge médicale et vise à mobiliser la société et les pouvoirs publics. Les auteurs pointent un important facteur de risque de développer « un état de stress post-traumatique, des pathologies psychiatriques, cardio-vasculaires, pulmonaires, endocriniennes, auto-immunes et neurologiques ainsi que des douleurs chroniques et des troubles du sommeil ». Plus les violences sexuelles ont eu lieu tôt dans la vie et plus les conséquences sur la santé sont lourdes. 42 % des victimes indiquent avoir déjà tenté de se suicider et 95 ù rapportent un réel impact des violences subies sur leur santé mentale. Par ailleurs, 78 % des répondants n’ont bénéficié d’aucune prise en charge rapide après les faits et les victimes mettent en moyenne 13 ans à trouver une aide satisfaisante. (résumé d’auteur).