CRIAVS-CENTRE
Centre Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles

Bulletin des références bibliographiques

Bulletin des références bibliographiques (47)

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mercredi, 06 avril 2016 00:00

Références bibliographiques Mars 2016

Certaines références sont parues dans le bulletin hebdomadaire de février 2016 de la FFCRIAVS

 

 

AUTEUR DE VIOLENCES SEXUELLES

 

 SM02 16

MENOUD Elodie. Hormonothérapie et psychothérapie de l’abuseur sexuel. Santé mentale, février 2016, n° 205, pp. 14-18

 

Incarcéré pour des agressions sexuelles, Michel parvient, grâce à un traitement hormonal « qui laisse de l’espace », à entamer une psychothérapie. Un parcours de soin qui illustre l’intérêt d’associer ces deux axes thérapeutiques pour permettre au sujet d’accéder à son histoire et d’évoluer. (Résumé d’auteur)

 

 

PREVENTION DES RECIDIVES

 

Journées d’études internationales. La prévention des récidives : Évaluation, suivis, partenariats. Direction de l’administration pénitentiaire. Paris, 20-21 octobre 2014. Criminocorpus (en ligne). URL :  http://criminocorpus.revues.org/3168

SOULA M. Récidive et illusion rétrospective.

 

DUBOURG E. Les instruments d’évaluation des risques de récidive, du jugement professionnel non structuré aux outils actuariels.

 

HIRSCHELMANN A. Décloisonner les pratiques et connnaissances relatives aux personnes placées sous main de justice.

 

WATERVAL H. Former les acteurs à la prévention de la récidive : Quelles méthodes ? Quels outils ?

Une vision globale et intégrée pour augmenter l’efficacité des interventions des assistants de justice dans le cadre des missions confiées par les autorités mandantes

LE ROY P. De la mise à l’épreuve à la contrainte pénale. Quelle évolution vers quel contenu ?

 

HOFINGER V. Le développement actuel de la probation en Autriche.

GAUTRON V. Les mesures de sûreté et la question de la dangerosité : la place des soins pénalement ordonnés.

TANIFEANI F. La Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS).

LECHON L., MAHE N. Le champ de la prévention de la récidive dans sa dimension multipartenariale et interinstitutionnelle en Charente-Maritime : étude locale et perspectives comparatistes.

 

MILBURN P., JAMET L. La compétence professionnelle des conseillers d’insertion et de probation à l’épreuve de la prévention de la récidive.

 

 

SANTE & SEXUALITE DES JEUNES

 

AMSELLEM-MAINGUY Yaëlle, DUMOLLARD M., Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire INJEP. Santé et sexualité des jeunes pris en charge par la PJJ : entre priorité et évitement : Rapport d’étude . Paris : Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), 2015, 165 p.

 http://www.injep.fr/sites/default/files/documents/2015-05_pjjsante_yam-md.pdf

 

En résumé, l’objectif de cette enquête exploratoire est double :

- documenter la situation, les comportements et les représentations en matière de santé des jeunes pris en charge par la PJJ par une approche qualitative de compréhension des parcours individuels. Pour ce faire, la focale est mise sur la vie affective et sexuelle ;

- confronter les discours des jeunes à ceux des professionnels de la PJJ qui les suivent et les accompagnent afin de saisir les représentations et pratiques de ces derniers en matière de sexualité – et par extension de santé – du public dont ils ont la charge. (Résumé d’auteur)

 

 

AMSELLEM-MAINGUY Y ., CHEYNEL C., FOUET A. Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire INJEP. Entrée dans la sexualité des adolescent(e)s : la question du consentement. Enquête en milieu scolaire auprès des jeunes et des intervenantes en éducation à la sexualité : Rapport d’étude. Paris : Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), 2015, 102 p.

 http://www.injep.fr/sites/default/files/documents/rapport_sivs_def.pdf

 

 

L’objectif de cette enquête est double : comprendre comment les animateurs·trices appréhendent et abordent la question du consentement lors des séances d’éducation à la sexualité en milieu scolaire, mais également comprendre comment se joue le consentement dans les pratiques des adolescent·e·s lors de l’entrée dans la sexualité, et cela à la lumière du genre. Pour ce faire, l’étude s’intéresse aussi bien aux récits des professionnel(le)s qu’aux séances même d’éducation à la sexualité – qui ont été observées – et aux récits des adolescent(e)s.

 

 

RADICALISME

 

 Obs86 2015

Radicalisme violent.Comprendre, prévenir au-delà de l’urgence (dossier).

L’observatoire n° 86/2015, pp. 5-81

Longtemps, nous avons hésité à consacrer un numéro de l’Observatoire à la question du radicalisme violent. N’allions-nous pas encore alimenter la surmédiatisation d’un phénomène qui ne concerne, directement, qu’une petite minorité de jeunes ? N’allions-nous pas risquer d’encore attirer les regards inquiets sur une population musulmane déjà fortement stigmatisée ? Nous avons néanmoins fini par franchir le pas. Parce que, à diverses occasions, nous avons pu constater que les travailleurs sociaux se posent de nombreuses questions sur ce sujet complexe et sensible, tout en évitant de trop « s’en mêler » car craignant la maladresse, l’erreur d’interprétation, l’amalgame, … Parce que, aussi, la prévention du radicalisme, à condition qu’elle soit clairement dissociée de la répression et du contrôle - ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas -, implique d’en revenir à certains fondamentaux du travail social. Nous avons construit ce dossier en nous appuyant sur les rencontres co-organisées par le Centre Régional d’Intégration de Charleroi (CRIC) et le Centre Régional de Verviers pour l’Intégration (CRVI), en collaboration avec la Direction Générale Opérationnelle de l’Action sociale de la la Région wallonne (DGO5), « Prévention du radicalisme violent. Osons en parler », programmées en octobre et novembre 2015. Celles-ci nous ont servi de point de départ - vous retrouverez plusieurs orateurs conviés à ces journées dans nos contributeurs - mais nous avons aussi étoffé ce dossier, que nous avons conçu en deux parties, en nous appuyant notamment sur les avis pertinents de Thierry Tournoy, Directeur du CRIC et de Daniel Martin, Directeur du CRVI. La première partie pose cette terrible question : pourquoi des jeunes de chez nous se laissent-ils séduire par les discours de Daesh et partent-ils faire la guerre en Syrie ou se font-ils exploser dans des attentats suicides ici, en Europe ? Pour y répondre, nous avons sollicité une palette de contributeurs qui, par leur expertise, décortiquent ce qui se joue derrière cet embrigadement criminel des jeunes dans le radicalisme violent.

La seconde propose des pistes et des réflexions sur ce qu’il y a lieu de mener, d’inventer, de soutenir comme actions pour prévenir cette radicalisation. Si les travailleurs sociaux ne peuvent certes agir sur la variable géopolitique ni révolutionner notre contexte sociétal actuel, ils peuvent jouer un rôle important dans divers domaines : aider le jeune à se construire comme sujet et comme acteur de son devenir ; reconstruire le lien décousu entre celui-ci et la société, sa famille, l’école, … ; consolider son esprit critique et sa résistance morale face aux tentatives d’endoctrinement ; promouvoir l’interculturalité et le vivre-ensemble ; lutter contre les inégalités et les discriminations ; … Et, au-delà de l’urgence, participer par leurs convictions et leurs idéaux à une société davantage inclusive et porteuse de signes positifs, d’émancipation, d’espoir.(résumé éditeur)

 

AJP02 16DUMONT C. Radicalisation djihadiste, liberté religieuse et laïcité en prison.

AJ Pénal, février 2016, n° 2 pp. 70-73

Cet article est issu du mémoire professionnel intitulé « Repérer et prévenir la radicalisation djihadiste en prison. La conciliation entre respect des libertés de culte et de conscience des personnes détenues, principe de laïcité et lutte contre la radicalisation », rédigé par l’auteur à la suite d’un stage de six semaines en maison d’arrêt, dans le cadre du master 2 pénologie de l’université Jean Moulin Lyon 3. Il vise avant tout à présenter les points de vue des professionnels de terrain et des personnes détenues sur la mise en place d’une politique de lutte contre la radicalisation en prison. (résumé éditeur)

vendredi, 19 février 2016 15:15

Références bibliographiques Février 2016

Février 2016

CENTRE DE DOCUMENTATION

Les références bibliographiques ci-dessous sont consultables au Centre de documentation du Criavs Centre-Val de Loire et peuvent vous être adressées sur demande ( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. , Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ) – 02 18 37 05 98

 

Certaines références sont également parues dans le bulletin hebdomadaire de février 2016 de la FFCRIAVS

 

 AJ PENAL – ACTUALITE JURIDIQUE PENAL

 

AJP02 16

 

Récidive : Trois ans après la conférence, pourquoi il n’y a toujours pas de consensus

 RAOULT Sacha. AJ Pénal, janvier, 2016/1, pp. 25-28

 

Des résistances s’élèvent toujours contre la « modernisation » des méthodes d’évaluation du risque de récidive en France. Ces résistances ne sont pas typiquement françaises, elles reflètent également une tension interne au débat scientifique anglophone. Derrière les aspects techniques, c’est une question fondamentale qui pose problème à de nombreux chercheurs. (Résumé d’auteur)

 

 

BULLETIN DE PSYCHOLOGIE

 

BP2015 5

L’élaboration d’un collectif de travail : un défi pour des professionnels confrontés aux enfants mineurs auteurs d’abus sexuels

 

MINARY, Jean-Pierre, ANSEL, Dominique, BOURG, Christian, et al. Bulletin de psychologie, n° 539, Tome 68, 2015/5, pp. 391-402

Les auteurs cherchent à mettre au jour les phases par lesquelles s’est constitué un collectif de travail réunissant des professionnels situés à des places différentes (service de pédo-psychiatrie, protection judiciaire de la jeunesse, magistrature), dans l’accompagnement des jeunes auteurs de violences sexuelles. Au départ, la coordination des activités entre magistrats, éducateurs justice et soignants, éducateurs justice et magistrats s’effectuait avec prudence, voire avec réticence et méfiance. Sont précisées la dynamique de construction du partenariat, les principales difficultés rencontrées, ainsi que les ressources et voies de dégagement mises progressivement en œuvre. (Résumé d’auteur)

 

JOURNAL DES PSYCHOLOGUES

JDP01 16

 

Le psychologue en unité hospitalière sécurisée interrégionale

ABDELKADER MARIE- Laure. Le journal des psychologues, n° 334, 2016/2, pp. 24-27

La posture du psychologue en unité de soins somatiques pour personnes détenues n’est pas toujours facile à trouver et à tenir, et ce, autant face à des équipes qui envisagent parfois le patient avant tout comme un détenu, que face à des patients spécifiques qui confrontent à une clinique de l’agir. Le psychologue peut alors être le seul garant de l’humanité du sujet. (Résumé d’auteur)

 

Existe-t-il une spécificité de la clinique en milieu carcéral ?

CHAUFER, Adeline. Le journal des psychologues, n° 334, 2016/2, pp. 28-31

Face à des personnes incarcérées présumées coupables ou condamnées pour des infractions à caractère sexuel qui peuvent nier les faits qui leur sont reprochés et adressent rarement de demandes de soins, les cliniciens ont à repenser leur pratique et les modalités de prise en charge classiques. Ces dispositifs de suivi singuliers en smpr sont une piste possible. Et la présentation du cas clinique de M. L., incarcéré pour des faits d’agression sexuelle sur sa fille, vient témoigner de ce travail de prise en charge spécifique au long cours, groupal et individuel, qui permet une mise en mouvement de la vie psychique et un cheminement autour des faits. (Résumé d’auteur)

 

De « J’ai trompé ma femme ! » à « J’ai violé ma fille... »

CHAUFER, Adeline. Le journal des psychologues, n° 334, 2016/2, pp. 32-37

M. L. est incarcéré le 1er décembre 2010 à l’issue de 48 heures de garde à vue. Il est mis en examen pour agression sexuelle et viol sur mineure de quinze ans par ascendant, en l’occurrence sa fille que nous appellerons Clara. Sous le choc de la révélation des faits et de l’incarcération, M. L. est décrit par les agents pénitentiaires comme « suicidaire » et reçu en urgence le lendemain par une infirmière. (Résumé d’auteur)

 

La prise en charge thérapeutique en centre pénitentiaire

GERMANI, Stéphanie. Le journal des psychologues, n° 334, 2016/2, pp. 38-41

Le milieu carcéral est un espace empreint de violence où l’agir remplace le discours. Cette ambiance induit un type de relations particulier entre patient et soignant. L’objectif de ce dernier est de permettre la mise en mots des éprouvés du patient, de faciliter l’élaboration de ses expériences, cet engagement s’accompagnant nécessairement d’un aménagement du cadre thérapeutique. (Résumé d’auteur)

 

 

REVUE SEXOLOGIES

 

 Sexologies24 4Sexualité et perturbation de la relation à l'autre : différenciation et complémentarité de soi

POTARD Catherine. Sexologies Vol. 24 - N° 4, octobre 2015, pp. 183-186

La sexualité n’est pas réductible à une somme de comportements et de savoirs, la relation à l’autre joue un rôle décisif dans la détermination des pratiques sexuelles. Il s’agit d’aborder l’accession à la sexualité génitale comme découlant d’une unification des fonctions de sexualité et d’intimité. Un des buts de ces fonctions est d’accepter les enjeux de la différence et de la complémentarité avec soi. Dans ce cadre, la sexualité peut convoquer les formes les plus archaïques d’angoisses (incorporation, intrusion, dévoration par l’autre…). Instrumentalisation du courant sensuel ou idéalisation du courant tendre sont alors les principales difficultés psychoaffectives rencontrées. (Résumé d’auteur)

 

Travaux de Recherche:

 Pornographie, comportements sexuels et conduites à risque en milieu universitaire

BULOT C, LEURENT B., COLLIER F. Sexologies Vol. 24 - N° 4, octobre 2015, pp. 187-193

L’industrie pornographique est omniprésente chez les adolescents qui sont pratiquement tous exposés via Internet, volontairement ou non, et à un âge plus ou moins précoce. Existe-t-il un lien entre l’exposition à la pornographie et certaines conduites à risque ?

Huit cent douze étudiants lillois ont répondu anonymement à un questionnaire proposé à l’occasion d’une consultation en centre de santé. L’analyse statistique a été menée à l’aide de régressions logistiques et linéaires.

L’exposition à la pornographie concerne pratiquement tous les hommes et 80 % des femmes. L’âge moyen de la première exposition est de 15,2 ans. La précocité d’exposition est liée à une activité sexuelle plus précoce, à une recherche de partenaires occasionnel(le)s plus fréquente et à une consommation de cannabis plus fréquente. L’âge d’exposition ne semble pas en revanche influencer le nombre de partenaires sexuel(le)s, le fait de pratiquer la pénétration anale, la consommation d’alcool ou de tabac, l’utilisation de contraceptifs et la prise de risque vis-à-vis des infections sexuellement transmissibles. Le fait de regarder fréquemment des images pornographiques est lié à une activité sexuelle plus précoce, à un plus grand nombre de partenaires sexuel(le)s, au fait de rechercher des partenaires occasionnel(le)s, à une pratique de la pénétration anale, à une moindre prévention des infections sexuellement transmissibles et des grossesses non désirées et enfin à une augmentation des consommations d’alcool et de cannabis. En conclusion, ces résultats doivent interpeller et amener tous les acteurs de santé sexuelle et d’éducation à la sexualité à renforcer l’information donnée aux adolescents. (Résumé d’auteur)

 

Motivations sexuelles et attachement : étude exploratoire dans une population de 143 étudiantes francophones

GOUVERNET B., COMBALUZIER S., CHAPILLON P., REZRAZI A. Sexologies Vol. 24 - N° 4, octobre 2015, pp. 194-201

L’objet de cet article est d’étudier les relations entre attachement et motivations sexuelles dans un échantillon d’étudiantes issues d’une université française.

Cent quarante-trois jeunes femmes (âge moyen : 20,3ans) ont participé à une recherche en ligne sur la sexualité.

Un inventaire visant à recenser les motivations sexuelles, inspiré par l’inventaire YSEX de Meston et Buss, a été proposé aux sujets. Ceux-ci ont également complété le questionnaire des styles d’attachement (ASQ).

Dans cet échantillon d’étudiantes issues d’une université française, nous trouvons qu’une pluralité de motivations peut conduire à la sexualité (nombre moyen de motivations différentes ayant conduit à la sexualité : 9,2/13, médiane=9). La variabilité de ces motivations peut être comprise partant de l’analyse des profils d’attachement : les analyses catégorielles conduisent à l’identification de 4 groupes de sujets sur la base de leurs profils d’attachement. Ces 4 groupes se distinguent par leurs profils de motivations à la sexualité : si les sécures témoignent d’une sexualité orientée de manière privilégiée vers le partenaire amoureux, cette orientation devient plus exclusive pour les anxieux. L’évitement conduit à une sexualité où l’autre est moins envisagé comme partenaire amoureux que comme objet fonctionnel offrant une plus-value personnelle. Lorsque anxiété et évitement se combinent, comme chez les craintifs, c’est l’ensemble de la vie sexuelle qui semble restreinte.

Une pleine compréhension de la sexualité implique une prise en compte de la variabilité des motivations qui y conduisent. Rendre compte de cette variabilité nécessite de rendre compte de l’histoire développementale telle qu’elle s’inscrit dans le psychisme de chacun. (Résumé auteur)