CRIAVS-CENTRE
Centre Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles

Bulletin des références bibliographiques

Bulletin des références bibliographiques (46)

Une sélection tirée des dernières parutions. Ces documents sont consultables dans notre centre de documentation.

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vendredi, 19 février 2016 15:15

Références bibliographiques Février 2016

Février 2016

CENTRE DE DOCUMENTATION

Les références bibliographiques ci-dessous sont consultables au Centre de documentation du Criavs Centre-Val de Loire et peuvent vous être adressées sur demande ( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. , Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ) – 02 18 37 05 98

 

Certaines références sont également parues dans le bulletin hebdomadaire de février 2016 de la FFCRIAVS

 

 AJ PENAL – ACTUALITE JURIDIQUE PENAL

 

AJP02 16

 

Récidive : Trois ans après la conférence, pourquoi il n’y a toujours pas de consensus

 RAOULT Sacha. AJ Pénal, janvier, 2016/1, pp. 25-28

 

Des résistances s’élèvent toujours contre la « modernisation » des méthodes d’évaluation du risque de récidive en France. Ces résistances ne sont pas typiquement françaises, elles reflètent également une tension interne au débat scientifique anglophone. Derrière les aspects techniques, c’est une question fondamentale qui pose problème à de nombreux chercheurs. (Résumé d’auteur)

 

 

BULLETIN DE PSYCHOLOGIE

 

BP2015 5

L’élaboration d’un collectif de travail : un défi pour des professionnels confrontés aux enfants mineurs auteurs d’abus sexuels

 

MINARY, Jean-Pierre, ANSEL, Dominique, BOURG, Christian, et al. Bulletin de psychologie, n° 539, Tome 68, 2015/5, pp. 391-402

Les auteurs cherchent à mettre au jour les phases par lesquelles s’est constitué un collectif de travail réunissant des professionnels situés à des places différentes (service de pédo-psychiatrie, protection judiciaire de la jeunesse, magistrature), dans l’accompagnement des jeunes auteurs de violences sexuelles. Au départ, la coordination des activités entre magistrats, éducateurs justice et soignants, éducateurs justice et magistrats s’effectuait avec prudence, voire avec réticence et méfiance. Sont précisées la dynamique de construction du partenariat, les principales difficultés rencontrées, ainsi que les ressources et voies de dégagement mises progressivement en œuvre. (Résumé d’auteur)

 

JOURNAL DES PSYCHOLOGUES

JDP01 16

 

Le psychologue en unité hospitalière sécurisée interrégionale

ABDELKADER MARIE- Laure. Le journal des psychologues, n° 334, 2016/2, pp. 24-27

La posture du psychologue en unité de soins somatiques pour personnes détenues n’est pas toujours facile à trouver et à tenir, et ce, autant face à des équipes qui envisagent parfois le patient avant tout comme un détenu, que face à des patients spécifiques qui confrontent à une clinique de l’agir. Le psychologue peut alors être le seul garant de l’humanité du sujet. (Résumé d’auteur)

 

Existe-t-il une spécificité de la clinique en milieu carcéral ?

CHAUFER, Adeline. Le journal des psychologues, n° 334, 2016/2, pp. 28-31

Face à des personnes incarcérées présumées coupables ou condamnées pour des infractions à caractère sexuel qui peuvent nier les faits qui leur sont reprochés et adressent rarement de demandes de soins, les cliniciens ont à repenser leur pratique et les modalités de prise en charge classiques. Ces dispositifs de suivi singuliers en smpr sont une piste possible. Et la présentation du cas clinique de M. L., incarcéré pour des faits d’agression sexuelle sur sa fille, vient témoigner de ce travail de prise en charge spécifique au long cours, groupal et individuel, qui permet une mise en mouvement de la vie psychique et un cheminement autour des faits. (Résumé d’auteur)

 

De « J’ai trompé ma femme ! » à « J’ai violé ma fille... »

CHAUFER, Adeline. Le journal des psychologues, n° 334, 2016/2, pp. 32-37

M. L. est incarcéré le 1er décembre 2010 à l’issue de 48 heures de garde à vue. Il est mis en examen pour agression sexuelle et viol sur mineure de quinze ans par ascendant, en l’occurrence sa fille que nous appellerons Clara. Sous le choc de la révélation des faits et de l’incarcération, M. L. est décrit par les agents pénitentiaires comme « suicidaire » et reçu en urgence le lendemain par une infirmière. (Résumé d’auteur)

 

La prise en charge thérapeutique en centre pénitentiaire

GERMANI, Stéphanie. Le journal des psychologues, n° 334, 2016/2, pp. 38-41

Le milieu carcéral est un espace empreint de violence où l’agir remplace le discours. Cette ambiance induit un type de relations particulier entre patient et soignant. L’objectif de ce dernier est de permettre la mise en mots des éprouvés du patient, de faciliter l’élaboration de ses expériences, cet engagement s’accompagnant nécessairement d’un aménagement du cadre thérapeutique. (Résumé d’auteur)

 

 

REVUE SEXOLOGIES

 

 Sexologies24 4Sexualité et perturbation de la relation à l'autre : différenciation et complémentarité de soi

POTARD Catherine. Sexologies Vol. 24 - N° 4, octobre 2015, pp. 183-186

La sexualité n’est pas réductible à une somme de comportements et de savoirs, la relation à l’autre joue un rôle décisif dans la détermination des pratiques sexuelles. Il s’agit d’aborder l’accession à la sexualité génitale comme découlant d’une unification des fonctions de sexualité et d’intimité. Un des buts de ces fonctions est d’accepter les enjeux de la différence et de la complémentarité avec soi. Dans ce cadre, la sexualité peut convoquer les formes les plus archaïques d’angoisses (incorporation, intrusion, dévoration par l’autre…). Instrumentalisation du courant sensuel ou idéalisation du courant tendre sont alors les principales difficultés psychoaffectives rencontrées. (Résumé d’auteur)

 

Travaux de Recherche:

 Pornographie, comportements sexuels et conduites à risque en milieu universitaire

BULOT C, LEURENT B., COLLIER F. Sexologies Vol. 24 - N° 4, octobre 2015, pp. 187-193

L’industrie pornographique est omniprésente chez les adolescents qui sont pratiquement tous exposés via Internet, volontairement ou non, et à un âge plus ou moins précoce. Existe-t-il un lien entre l’exposition à la pornographie et certaines conduites à risque ?

Huit cent douze étudiants lillois ont répondu anonymement à un questionnaire proposé à l’occasion d’une consultation en centre de santé. L’analyse statistique a été menée à l’aide de régressions logistiques et linéaires.

L’exposition à la pornographie concerne pratiquement tous les hommes et 80 % des femmes. L’âge moyen de la première exposition est de 15,2 ans. La précocité d’exposition est liée à une activité sexuelle plus précoce, à une recherche de partenaires occasionnel(le)s plus fréquente et à une consommation de cannabis plus fréquente. L’âge d’exposition ne semble pas en revanche influencer le nombre de partenaires sexuel(le)s, le fait de pratiquer la pénétration anale, la consommation d’alcool ou de tabac, l’utilisation de contraceptifs et la prise de risque vis-à-vis des infections sexuellement transmissibles. Le fait de regarder fréquemment des images pornographiques est lié à une activité sexuelle plus précoce, à un plus grand nombre de partenaires sexuel(le)s, au fait de rechercher des partenaires occasionnel(le)s, à une pratique de la pénétration anale, à une moindre prévention des infections sexuellement transmissibles et des grossesses non désirées et enfin à une augmentation des consommations d’alcool et de cannabis. En conclusion, ces résultats doivent interpeller et amener tous les acteurs de santé sexuelle et d’éducation à la sexualité à renforcer l’information donnée aux adolescents. (Résumé d’auteur)

 

Motivations sexuelles et attachement : étude exploratoire dans une population de 143 étudiantes francophones

GOUVERNET B., COMBALUZIER S., CHAPILLON P., REZRAZI A. Sexologies Vol. 24 - N° 4, octobre 2015, pp. 194-201

L’objet de cet article est d’étudier les relations entre attachement et motivations sexuelles dans un échantillon d’étudiantes issues d’une université française.

Cent quarante-trois jeunes femmes (âge moyen : 20,3ans) ont participé à une recherche en ligne sur la sexualité.

Un inventaire visant à recenser les motivations sexuelles, inspiré par l’inventaire YSEX de Meston et Buss, a été proposé aux sujets. Ceux-ci ont également complété le questionnaire des styles d’attachement (ASQ).

Dans cet échantillon d’étudiantes issues d’une université française, nous trouvons qu’une pluralité de motivations peut conduire à la sexualité (nombre moyen de motivations différentes ayant conduit à la sexualité : 9,2/13, médiane=9). La variabilité de ces motivations peut être comprise partant de l’analyse des profils d’attachement : les analyses catégorielles conduisent à l’identification de 4 groupes de sujets sur la base de leurs profils d’attachement. Ces 4 groupes se distinguent par leurs profils de motivations à la sexualité : si les sécures témoignent d’une sexualité orientée de manière privilégiée vers le partenaire amoureux, cette orientation devient plus exclusive pour les anxieux. L’évitement conduit à une sexualité où l’autre est moins envisagé comme partenaire amoureux que comme objet fonctionnel offrant une plus-value personnelle. Lorsque anxiété et évitement se combinent, comme chez les craintifs, c’est l’ensemble de la vie sexuelle qui semble restreinte.

Une pleine compréhension de la sexualité implique une prise en compte de la variabilité des motivations qui y conduisent. Rendre compte de cette variabilité nécessite de rendre compte de l’histoire développementale telle qu’elle s’inscrit dans le psychisme de chacun. (Résumé auteur)

Janvier 2016

CENTRE DE DOCUMENTATION

Les références bibliographiques ci-dessous sont consultables au Centre de documentation

 

CYBERCRIMINALITE

  AJPsept15

 

 

Nouvelles réponses à la cybercriminalité (dossier).

Actualité Juridique Pénal. Septembre 2015, n° 9, pp. 395-406

 

 

 

DAOUD Emmanuelle, PERONNE Géraldine. Cyberattaques : la lutte s’intensifie.

 

LEPAGE Agathe. Pédopornographie et contenus nocifs pour les mineurs sur internet : même combat.

 

QUEMENEUR Myriam. Les techniques spéciales d’enquête en matière de lutte contre la cybercriminalité.

 

Les différentes facettes criminelles de la sphère internet – contenus nocifs, escroqueries, cyberattaques, pédopornographie – appellent sans cesse de nouvelles réponses du législateur. Elles se développent, classiquement, en termes d’extension ou de diversification des incriminations, d’aggravation des peines. Petit à petit, sont également conférés aux enquêteurs des outils plus adaptés à la recherche et à la conservation des preuves : infiltration numérique, gel de données informatiques, etc. Les nouvelles obligations des entreprises liées aux déclarations d’incidents, ou bien celles des fournisseurs d’accès et d’hébergement, constituent encore autant de ripostes. Par-delà ce fourmillement, la politique de cybersécurité se dessine. (Résumé auteurs)

 

 

PREVENTION

 europeanpsychiatry

 MOZAS Emmanuel, BERTSCH Ingrid. Prévention des violences sexuelles en France : un enjeu de santé publique ? (Poster)

www.sciencedirect.com

 

European Psychiatry, Volume 30, Issue 8, Supplement, November 2015, Page S137

 

En France, en matière de prise en charge des auteurs de violences sexuelles (AVS) l’accent est actuellement porté sur la prévention. Ce concept recouvre une réalité d’expérience vaste et multiple qui semble difficile à délimiter. Ce poster propose un modèle global des actions de prévention des agressions sexuelles menées en France

 auprès des AVS. Il aura la particularité d’organiser le champ de ces actions autour de 2 axes dans une perspective de santé publique :

 – l’articulation des principaux acteurs de prévention : la Justice, la Santé et la Société Civile ;

 – la trajectoire du patient au regard de la temporalité des comportements (étendus de l’avant premier passage à l’acte, jusqu’à la récidive).

 L’interaction de ces deux principes, nous permet de proposer trois niveaux d’actions de prévention auprès des AVS, en référence à la définition de l’OMS :

 – le niveau primaire : concerne les préoccupations et les recherches portant sur la survenue du premier passage à l’acte sexuel (la souffrance et l’écoute des AVS);

 – le niveau secondaire correspond aux actions sanitaires et judiciaires soutenues par l’évolution législative (psychothérapie, application des peines et lutte contre la désocialisation);

 – le niveau tertiaire dont la conception étend la prévention au domaine de la réadaptation en cherchant à favoriser la réinsertion professionnelle et sociale (rôle des centre ressources, accompagnement SPIP, étayage sur le réseau social).(Résumé auteurs)

 

RECIDIVE

 RICPTS62.2009

 

 

Récidive sexuelle (dossier)

Revue internationale de criminologie et de police technique et scientifique, volume 62, octobre-décembre 2009, pp. 262-353

 

 

MARCHAND Anouck, PROULX Jean. L’implication et la récidive des agresseurs sexuels adultes.

L’objectif de cette étude consiste à vérifier si la reconnaissance du délit (reconnaissance

des faits, de la responsabilité et des conséquences), la connaissance des stratégies de prévention de la récidive (connaissance du cycle de passage à l’acte, des situations à risque de récidive et des moyens alternatifs au passage à l’acte) et la collaboration/motivation en traitement permettent de prédire la récidive chez les agresseurs sexuels adultes.Trois types de récidives (sexuelle, violente et générale) ont été répertoriés après une période de suivi moyenne de 7 ans et 6 mois chez 401 agresseurs sexuels ayant purgé une sentence fédérale. Pour chacun des participants, des données relatives au traitement suivi en délinquance sexuelle ont été colligées à partir des données officielles figurant dans le Système de gestion des détenus du Service correctionnel du Canada (SGD). Les résultats indiquent que seule la qualité de la collaboration en traitement permet de prédire de façon statistiquement significative la récidive sexuelle et générale et ce, après avoir contrôlé pour les différences préexistantes entre les participants quant aux prédicteurs statiques de la récidive (STATIC- 99) et l’issue du traitement (programme réussi ou non complété / échec). Ainsi, aucun lien statistiquement significatif n’est observé entre les variables de reconnaissance des faits et de connaissance des stratégies de prévention de la récidive et les trois types de récidives. Ces résultats concordent partiellement avec ceux d’Hanson et Harris (2000), lesquels indiquent que la non collaboration en traitement est un des meilleurs prédicteurs de la récidive chez les agresseurs sexuels. (Résumé auteur)

 

ROSSI Catherine, CUSSON Maurice, PROULX Jean. Vers la non récidive : propos d’agresseurs sexuels sur leur cheminement.

Alors que la récidive sexuelle constitue un phénomène plutôt rare, la plupart des chercheurs ont persisté à tenter de la prédire. Les résultats présentés dans cet article permettent au contraire d’expliquer le phénomène dominant de la non-récidive, grâce à une série d’entrevues qualitatives conduites auprès de 15 agresseurs sexuels non-récidivistes. Les discours recueillis ont été par la suite comparés à ceux de 13 récidivistes sexuels. L’analyse présente le cheminement des non-récidivistes qui leur a permis d’éviter une nouvelle incarcération. Il montre que, à l’opposé, les récidivistes ne parviennent pas à poursuivre cette démarche jusqu’au bout. (Résumé auteur)

 

ROSSI Catherine, CUSSON Maurice, PROULX Jean. Cesse-t-on d’agresser sexuellement à cause du traitement ou de stratégies de compensation ? Approche qualitative et typologique

Il ressort d’entrevues auprès d’agresseurs sexuels ayant été incarcérés puis libérés que leur version des faits, leurs expériences vécues une fois libérés et leurs perceptions des

mesures thérapeutiques varient selon que les sujets appartiennent à l’un ou l’autre des

quatre types suivants: «repenti», «rancunier», «assumé» et «incertain». Les diverses attitudes de ces sujets à l’égard des traitements offerts pendant leur incarcération n’entretiennent que des liens ténus avec la non-récidive. Ce qui caractérise les non-récidivistes, ce n’est pas leur rapport au traitement, mais la mise en oeuvre de stratégies leur permettantde rester dans les limites de la loi. (Résumé auteur)

CORTONI Franca, HANSON Karl R., COACHE Marie-Eve. Les délinquantes sexuelles : prévalence et récidive.

Les visées de cette recherche étaient d’estimer le pourcentage de femmes parmi les délinquants sexuels et d’établir le taux de récidive sexuelle chez ces délinquantes. Un recensement des renseignements disponibles à ce sujet a été effectuée. La proportion des délinquants sexuels qui sont des femmes a été estimée en fonction de deux sources de renseignements : les rapports de police officiels et les dossiers judiciaires; puis, les sondages sur la victimisation. Les résultats démontrent une concordance de données entre ces deux sources de renseignements. Dans les deux cas, les résultats ont montré que les femmes sont responsables de 4% à 5% de toutes les infractions sexuelles. L’examen du taux de récidive portait sur un échantillon de 1’414 délinquantes sexuelles.

Les résultats démontrent des taux très faibles de récidive sexuelle chez les femmes alors que leurs taux de récidive pour tous types d’actes criminels sont beaucoup plus élevés. Malgré tout, en comparant les données sur les délinquantes sexuelles et celles sur les délinquants sexuels, une différence importante au niveau des taux de récidive est remarquée: les femmes ont des taux de récidive sexuelle, violente, et générale nettement plus faibles que ceux des hommes. (Résumé d’auteur)

 

CARPENTIER Julie, PROULX Jean. La récidive chez les adolescents auteurs d’abus sexuels : facteurs de risque et pistes d’interventions.

Notre étude vise à identifier les facteurs de risque associés à la récidive sexuelle et générale au sein d’un échantillon d’adolescents auteurs d’abus sexuels. Trois cent cinquante et un (351) adolescents ayant commis au moins un abus sexuel avec contact à l’endroit d’un enfant, d’un pair ou d’un adulte ont été inclus dans l’étude. Des données rétrospectives ont été recueillies à partir des dossiers archivés du Centre de psychiatrie légale de Montréal, qui contiennent notamment des rapports psychiatrique, psychologique, et pré-décisionnel. Les données sur la récidive à l’adolescence (avant 18 ans) et à l’âge adulte ont été recueillies jusqu’au 1er juin 2005 à partir des sources officielles d’information sur la criminalité au Canada (Tribunaux de la Jeunesse, DACCOR, FPS et Cours municipales). Après un temps moyen de suivi de huit (8) ans, un total de 45% (n=158) des sujets ont commis une nouvelle infraction criminelle, incluant 10% (n=36) qui ont commis une nouvelle infraction sexuelle. Les résultats des analyses de survie indiquent que différents facteurs individuels, psychosociaux et délictuels sont associés à la récidive sexuelle et générale. L’abandon paternel, la victimisation sexuelle, la fréquentation d’enfants significativement plus jeunes et le choix d’une victime inconnue sont associés à une augmentation de la probabilité d’une récidive sexuelle. Des antécédents de délinquance, un trouble déficitaire de l’attention, une victimisation sexuelle, un retard scolaire et la fréquentation de pairs délinquants sont associés à une augmentation du risque de récidive générale. Les implications théoriques et pratiques de ces résultats sont discutées.

(Résumé d’auteur)

 

SEXUALITE

 dedans90.2015

 Sexualité en prison, la grande hypocrisie (dossier)

GAILLARD Arnaud

 

Bulletin Dedans Dehors, décembre 2015, n° 90