CRIAVS-CENTRE
Centre Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles

 

L'affaire du meurtre et du viol d'Angélique, 13 ans, a relancé le débat sur la prise en charge et le suivi des personnes souffrant de pédophilie. 

EXTRAITS :

" (...) Les Criavs, en partenariat avec le projet PedoHelp, rêvent de mettre en place un numéro vert à destination des pédophiles l'année prochaine. Problème : ni le ministère de la Santé ni celui de la Justice ne semblent s'intéresser au projet, notamment en ce qui concerne son financement. (...)"

" (...) Ce dernier argument résonne particulièrement chez David Soffer, le secrétaire général du syndicat des psychiatres français, en activité à Marseille. "Ça fout la trouille car il y a des enjeux de responsabilité. Depuis trois ans, je prends en charge un auteur d'agressions sexuelles sur mineurs condamné par la justice. Il a évolué de manière favorable mais une question ne me quitte jamais : et s'il récidive, qu'est-ce qui va m'arriver ? Est-ce que je vais devoir rendre des comptes à la justice ?", se demande-t-il. Et le praticien de citer cette histoire d'un psychiatre condamné à 18 mois d'emprisonnement avec sursis par la cour d'appel de Grenoble pour avoir autoris é des sorties non surveillées à un patient atteint de psychose délirante chronique. Ce dernier s'est échappé du centre de soins et a mortellement poignardé un étudiant.(...)

Publié dans A la une

ARTICLES FRANCOPHONES

 

AUTEURS DE VIOLENCES SEXUELLES

 

DUCRO C., PHAM T.H., CORTONI F. L’efficacité du traitement des agresseurs sexuels adultes. Revue francophone de clinique comportementale et cognitive, 2017, vol. XXII, n° 3, pp. 25-33

La décennie précédente a connu un renouveau des discussions et débats sur l’efficacité du traitement des Auteurs d’Agressions Sexuelles (ASA). Les modèles de « prévention des rechutes », « d’autorégulation », de « risque, besoin et réceptivité », et de « bonne vie » sont préconisés pour le traitement des délinquants sexuels, offrant aux cliniciens le choix parmi un éventail d’approches. En outre, les concepts de psychologie positive basés sur les forces et les approches humanistes sont décrits comme ayant un effet sur le traitement des délinquants sexuels. Cette revue de la littérature décrit ces modèles, à partir des données théoriques et une approche clarifiée et systématique pour le traitement des ASA. (Résumé d’éditeur).

 

DANGEROSITE

 

BENEZECH M. La législation actuelle face à l’évaluation des comportements violents : l’urgence d’une réforme. Annales médico-psychologiques, avril 2018, vol. 176, n° 4, pp. 404-409

L’examen clinique des malades mentaux, placés sans consentement dans les hôpitaux spécialisés, ainsi que la pratique de l’expertise psychiatrique pénale ne permettent pas, dans leurs conditions actuelles, une évaluation sérieuse de la dangerosité et du risque de récidive violente. L’utilisation de méthodes scientifiques diagnostiques et prédictives est devenue maintenant indispensable. Au pénal, l’expert doit, de plus, prendre en compte les données réelles de l’infraction : degré de préméditation, organisation de la scène de crime, dynamique et typologie des violences, contexte relationnel et environnemental, victimologie, informations du dossier judiciaire. L’expertise psychiatrique traditionnelle doit laisser la place à une analyse criminologique pluridisciplinaire, complète, intégrant l’ensemble des facteurs individuels et collectifs, subjectifs et objectifs. (Résumé d’éditeur).

 

PRISON

 

SOINS PSYCHIATRIQUES AUX PERSONNES DETENUES (dossier). Santé mentale, 227, avril 2018, pp. 25-91

Toutes les pathologies psychiatriques sont surreprésentées en prison, et un quart des détenus souffrant de troubles psychiatriques présentent une comorbidité addictive. Face à une pénalisation accrue de la folie, quels sont les enjeux éthiques et cliniques pour la psychiatrie ? Comment soigner et penser la rencontre avec l’autre dans des contraintes de temps et d’espaces maximales ? Comment établir des frontières claires avec le judiciaire pour négocier les conditions du soin psychique.

 

THOMAS P. Prison : l’enjeu majeur des soins psychiatrique, pp. 26-31

Les pays européens voient augmenter de façon inédite la prévalence des troubles mentaux en milieu pénitentiaire. La détention aggrave les troubles de ces populations précaires, augmente les ruptures de soin et majore le risque de récidive.

 

FOVET T., PLANCKE L., THOMAS P. Prévalence des troubles psychiatriques en prison, pp. 32-38

Les études soulignent la prévalence importante de tous les troubles psychiatriques en prison, avec une surreprésentation des dépressions, des troubles psychotiques et des comorbidités addictives.

 

HAZAN A. Soins psychiatriques aux détenus : les constats du CGLPL, pp. 40-45

Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) dresse un constat accablant de la prise en charge de la santé mentale des personnes incarcérées : pathologies lourdes aggravées par l’enfermement, risque de suicide accru ; Il réaffirme le principe d’une égalité réelle d’accès aux soins et de traitements entre patients détenus et population générale.

 

BODON-BRUZEL M., TOUITOU D.  Etre schizophrène en détention, pp. 46-51

En prison, l’expression clinique de la schizophrénie est fréquemment en lien avec le régime carcéral et sa valence pro-psychotique : risque important de déréalisation, interprétations délirantes se focalisant sur les surveillants ou les autres détenus.

GIRAVALLI P., SIRERE S. Clinique de l’espace et du temps en prison, pp. 52-56 

Comment apporter des soins psychiatriques aux personnes détenues, penser la clinique et rencontrer l’autre, dans un contexte où les contraintes de temps et d’espace sont maximales ?

TANVEZ G. Penser le soin psychique en prison, pp. 59-64

Le service de soins psychiatriques ambulatoires aux détenus (SPAD) est un dispositif de soins original indépendant des services judiciaires et pénitentiaires. Les 4 L (lieu, imites, lois, langage) servent de balises avec le détenu.

BURNET N., ESVAN M. Secret médical et éthique en prison, pp. 66-71

En milieu carcéral, les multiples interfaces santé/justice rendent particulièrement délicate la protection de la confidentialité. Pourtant, il n’y a pas de soins de qualité sans confidences de confidences sans confiance, de confiance sans secret.

 

ROUGIE F. Solides comme un roc ? pp. 72-73

Dans ce Travail de fin d’études (TFE), un étudiant en soins infirmiers s’interroge sur ses émotions dans le contexte d’une situation clinique complexe. Sa réflexion permet de décrire en creux le travail des soignants en Unités hospitalières spécialement aménagées (USHA).

BENSUSSAN P. La pénalisation de la folie, pp. 74-77

Pour se garder de l’arbitraire, le psychiatre expert doit s’appuyer sur la clinique et des arguments objectifs, et non pas sur des idéologies quant aux fonctions du procès et de la peine.

PROTAIS C. Irresponsabilité pénale : les enjeux de l’expertise, pp. 79-83

L’analyse des expertises psychiatriques depuis les années 1960 montre qu’elles concluent de plus en plus souvent à la responsabilité des malades mentaux criminels et donc à leur détention. Que traduit cette évolution ?

LANCELEVEE C. Les tensions morales de la « prison-asile », pp. 85-89

Aujourd’hui, la « prison-asile » accueille et exclut, soigne et surveille. Dans ce contexte, les imbrications entre les logiques d’assistance et de contrôle induisent des tensions morales pour les groupes professionnels qui exercent en milieu carcéral.

 

ARTICLES ANGLOPHONES

 

Bulletin documentaire du 2 au 8 juin 2018 de la Fédération Française des Criavs

 

Mixed Emotions: An Incentive Motivational Model of Sexual Deviance

4 juin 2018

SMID Wineke ; WEVER Edwin C [Article] Sexual Abuse: A Journal of Research and Treatment . In Press, Online First

Fantasy-Driven Versus Contact-Driven Users of Child Sexual Exploitation Material: Offender Classification and Implications for Their Risk Assessment

4 juin 2018

MERDIAN Hannah L. ; MOGHADDAM Nima ; BOER Dougals P. ; et al. [Article] Sexual Abuse: A Journal of Research and Treatment . Vol.30 - N°3, April 2018. pp. 230-253

The Role of Psychopathic Traits in the Development of the Therapeutic Alliance Among Sexual Offenders

4 juin 2018

WALTON Ashleigh ; JEGLIC Elizabeth ; BLASKO Brandy L. [Article] Sexual Abuse: A Journal of Research and Treatment . Vol.30 - N°3, April 2018. pp. 211-229

“Adding fuel to the fire”? Does exposure to non-consenting adult or to child pornography increase risk of sexual aggression?

4 juin 2018

MALAMUTH Neil [Article] Aggression and Violent Behavior . In Press (Articles en pré-publication ; seront publiés prochainement dans un numéro), 01/01/2099

Sexual assault interventions may be doing more harm than good with high-risk males

4 juin 2018

MALAMUTH Neil ; HUPPIN Mark ; LINZ Daniel [Article] Aggression and Violent Behavior . In Press (Articles en pré-publication ; seront publiés prochainement dans un numéro), 01/01/2099

 

Bulletin documentaire du 9 au 15 juin 2018 de la Fédération Française des Criavs

 

Some effects of EMDR on previously abused child molesters: Theoretical reviews and preliminary findings

11 juin 2018

RICCI Ronald J ; CLAYTON Cheryl A ; SHAPIRO Francine [Article] Journal of Forensic Psychiatry & Psychology . Vol.17 - N°4, December 2006. pp. 538-562

Sex Offender Supervision: Communication, Training, and Mutual Respect Are Necessary for Effective Collaboration Between Probation Officers and Therapists

11 juin 2018

NEWSTORM Nicholas P. ; MINER Michael ; HOEFER Chris ; et al. [Article] Sexual Abuse: A Journal of Research and Treatment . In Press, Online First

“This Time It’s Different” Preparing for Release Through a Prison-Model of CoSA: A Phenomenological and Repertory Grid Analysis

11 juin 2018

KITSON-BOYCE Rosie ; BLAGDEN Nicholas ; WINDER Belinda ; et al. [Article] Sexual Abuse: A Journal of Research and Treatment . In Press, Online First

The Virtuous Circle: A Grounded Theory Exploration of the Good Lives Model

11 juin 2018

RYAN Miriam ; McCAULEY Mathew ; WALSH Davina [Article] Sexual Abuse: A Journal of Research and Treatment . In Press, Online First

mercredi, 06 avril 2016 00:00

Références bibliographiques Mars 2016

Certaines références sont parues dans le bulletin hebdomadaire de février 2016 de la FFCRIAVS

 

 

AUTEUR DE VIOLENCES SEXUELLES

 

 SM02 16

MENOUD Elodie. Hormonothérapie et psychothérapie de l’abuseur sexuel. Santé mentale, février 2016, n° 205, pp. 14-18

 

Incarcéré pour des agressions sexuelles, Michel parvient, grâce à un traitement hormonal « qui laisse de l’espace », à entamer une psychothérapie. Un parcours de soin qui illustre l’intérêt d’associer ces deux axes thérapeutiques pour permettre au sujet d’accéder à son histoire et d’évoluer. (Résumé d’auteur)

 

 

PREVENTION DES RECIDIVES

 

Journées d’études internationales. La prévention des récidives : Évaluation, suivis, partenariats. Direction de l’administration pénitentiaire. Paris, 20-21 octobre 2014. Criminocorpus (en ligne). URL :  http://criminocorpus.revues.org/3168

SOULA M. Récidive et illusion rétrospective.

 

DUBOURG E. Les instruments d’évaluation des risques de récidive, du jugement professionnel non structuré aux outils actuariels.

 

HIRSCHELMANN A. Décloisonner les pratiques et connnaissances relatives aux personnes placées sous main de justice.

 

WATERVAL H. Former les acteurs à la prévention de la récidive : Quelles méthodes ? Quels outils ?

Une vision globale et intégrée pour augmenter l’efficacité des interventions des assistants de justice dans le cadre des missions confiées par les autorités mandantes

LE ROY P. De la mise à l’épreuve à la contrainte pénale. Quelle évolution vers quel contenu ?

 

HOFINGER V. Le développement actuel de la probation en Autriche.

GAUTRON V. Les mesures de sûreté et la question de la dangerosité : la place des soins pénalement ordonnés.

TANIFEANI F. La Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS).

LECHON L., MAHE N. Le champ de la prévention de la récidive dans sa dimension multipartenariale et interinstitutionnelle en Charente-Maritime : étude locale et perspectives comparatistes.

 

MILBURN P., JAMET L. La compétence professionnelle des conseillers d’insertion et de probation à l’épreuve de la prévention de la récidive.

 

 

SANTE & SEXUALITE DES JEUNES

 

AMSELLEM-MAINGUY Yaëlle, DUMOLLARD M., Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire INJEP. Santé et sexualité des jeunes pris en charge par la PJJ : entre priorité et évitement : Rapport d’étude . Paris : Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), 2015, 165 p.

 http://www.injep.fr/sites/default/files/documents/2015-05_pjjsante_yam-md.pdf

 

En résumé, l’objectif de cette enquête exploratoire est double :

- documenter la situation, les comportements et les représentations en matière de santé des jeunes pris en charge par la PJJ par une approche qualitative de compréhension des parcours individuels. Pour ce faire, la focale est mise sur la vie affective et sexuelle ;

- confronter les discours des jeunes à ceux des professionnels de la PJJ qui les suivent et les accompagnent afin de saisir les représentations et pratiques de ces derniers en matière de sexualité – et par extension de santé – du public dont ils ont la charge. (Résumé d’auteur)

 

 

AMSELLEM-MAINGUY Y ., CHEYNEL C., FOUET A. Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire INJEP. Entrée dans la sexualité des adolescent(e)s : la question du consentement. Enquête en milieu scolaire auprès des jeunes et des intervenantes en éducation à la sexualité : Rapport d’étude. Paris : Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), 2015, 102 p.

 http://www.injep.fr/sites/default/files/documents/rapport_sivs_def.pdf

 

 

L’objectif de cette enquête est double : comprendre comment les animateurs·trices appréhendent et abordent la question du consentement lors des séances d’éducation à la sexualité en milieu scolaire, mais également comprendre comment se joue le consentement dans les pratiques des adolescent·e·s lors de l’entrée dans la sexualité, et cela à la lumière du genre. Pour ce faire, l’étude s’intéresse aussi bien aux récits des professionnel(le)s qu’aux séances même d’éducation à la sexualité – qui ont été observées – et aux récits des adolescent(e)s.

 

 

RADICALISME

 

 Obs86 2015

Radicalisme violent.Comprendre, prévenir au-delà de l’urgence (dossier).

L’observatoire n° 86/2015, pp. 5-81

Longtemps, nous avons hésité à consacrer un numéro de l’Observatoire à la question du radicalisme violent. N’allions-nous pas encore alimenter la surmédiatisation d’un phénomène qui ne concerne, directement, qu’une petite minorité de jeunes ? N’allions-nous pas risquer d’encore attirer les regards inquiets sur une population musulmane déjà fortement stigmatisée ? Nous avons néanmoins fini par franchir le pas. Parce que, à diverses occasions, nous avons pu constater que les travailleurs sociaux se posent de nombreuses questions sur ce sujet complexe et sensible, tout en évitant de trop « s’en mêler » car craignant la maladresse, l’erreur d’interprétation, l’amalgame, … Parce que, aussi, la prévention du radicalisme, à condition qu’elle soit clairement dissociée de la répression et du contrôle - ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas -, implique d’en revenir à certains fondamentaux du travail social. Nous avons construit ce dossier en nous appuyant sur les rencontres co-organisées par le Centre Régional d’Intégration de Charleroi (CRIC) et le Centre Régional de Verviers pour l’Intégration (CRVI), en collaboration avec la Direction Générale Opérationnelle de l’Action sociale de la la Région wallonne (DGO5), « Prévention du radicalisme violent. Osons en parler », programmées en octobre et novembre 2015. Celles-ci nous ont servi de point de départ - vous retrouverez plusieurs orateurs conviés à ces journées dans nos contributeurs - mais nous avons aussi étoffé ce dossier, que nous avons conçu en deux parties, en nous appuyant notamment sur les avis pertinents de Thierry Tournoy, Directeur du CRIC et de Daniel Martin, Directeur du CRVI. La première partie pose cette terrible question : pourquoi des jeunes de chez nous se laissent-ils séduire par les discours de Daesh et partent-ils faire la guerre en Syrie ou se font-ils exploser dans des attentats suicides ici, en Europe ? Pour y répondre, nous avons sollicité une palette de contributeurs qui, par leur expertise, décortiquent ce qui se joue derrière cet embrigadement criminel des jeunes dans le radicalisme violent.

La seconde propose des pistes et des réflexions sur ce qu’il y a lieu de mener, d’inventer, de soutenir comme actions pour prévenir cette radicalisation. Si les travailleurs sociaux ne peuvent certes agir sur la variable géopolitique ni révolutionner notre contexte sociétal actuel, ils peuvent jouer un rôle important dans divers domaines : aider le jeune à se construire comme sujet et comme acteur de son devenir ; reconstruire le lien décousu entre celui-ci et la société, sa famille, l’école, … ; consolider son esprit critique et sa résistance morale face aux tentatives d’endoctrinement ; promouvoir l’interculturalité et le vivre-ensemble ; lutter contre les inégalités et les discriminations ; … Et, au-delà de l’urgence, participer par leurs convictions et leurs idéaux à une société davantage inclusive et porteuse de signes positifs, d’émancipation, d’espoir.(résumé éditeur)

 

AJP02 16DUMONT C. Radicalisation djihadiste, liberté religieuse et laïcité en prison.

AJ Pénal, février 2016, n° 2 pp. 70-73

Cet article est issu du mémoire professionnel intitulé « Repérer et prévenir la radicalisation djihadiste en prison. La conciliation entre respect des libertés de culte et de conscience des personnes détenues, principe de laïcité et lutte contre la radicalisation », rédigé par l’auteur à la suite d’un stage de six semaines en maison d’arrêt, dans le cadre du master 2 pénologie de l’université Jean Moulin Lyon 3. Il vise avant tout à présenter les points de vue des professionnels de terrain et des personnes détenues sur la mise en place d’une politique de lutte contre la radicalisation en prison. (résumé éditeur)