CRIAVS-CENTRE
Centre Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles

vendredi, 31 mars 2017 13:50

Références bibliographiques Mars 2017

Écrit par 

INJONCTION DE SOINS

 

A. RIVALLAN. Prévenir la dangerosité. Soins Psychiatrie, 2017, n°309, mars/avril, pp. 11

J.P. BOUCHARD, D. BRULIN-SOLIGNAC, C. LODETTI. L’injonction de soins, une mesure pour éviter la récidive. Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 12-16

 

En France, l’injonction de soins est une mesure applicable dans le cadre du suivi socio-judiciaire, créé par la loi du 17 juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles, ainsi qu’à la protection des mineurs. Depuis sa mise en place, ses indications ont été étendues à des infractions d’autres ordres que sexuel. En organisant une triangulation des relations entre les systèmes judiciaire et sanitaire (médecins et psychologues traitants) par l’intermédiaire du médecin coordonnateur, ce dispositif a pour objectif de lutter contre la récidive. (Résumé d’éditeur)

 

F. IRAGNES. L’interaction entre juge et médecins dans l’injonction de soins. Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 17-21

 

Face à l’accroissement des condamnations en matière d’infractions sexuelles, le législateur s’est interrogé dans les années 1990 sur la possibilité de suivre ces criminels et délinquants, présumés plus dangereux, à l’issue de leur peine d’emprisonnement ou de réclusion criminelle. Cette réflexion a abouti à la loi du 17 juin 1998, instaurant la peine de suivi socio-judiciaire (SSJ). Inspirées par quelques faits divers dramatiques, les évolutions législatives qui ont suivi ont renforcé l’arsenal judiciaire destiné à lutter contre la récidive des crimes et délits, les plus graves. Elles font notamment du SSJ la peine de référence pour le prononcé de certaines mesures de sûreté, et de l’injonction de soins la pierre angulaire en matière de prise en charge des condamnés les plus dangereux. Une analyse de l’articulation entre le juge et l’injonction de soins permet de mieux comprendre son rôle. (Résumé d’éditeur)

 

R. GOUMILLOUX. Le risque de récidive une préoccupation majeure du médecin coordonnateur. Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 22-24

Le médecin coordonnateur est nommé par le juge de l’application des peines dès la mise en place d’un suivi socio-judiciaire avec injonction de soins. Sa mission est de faciliter la mise en relation du sujet condamné avec le médecin traitant susceptible de l’accompagner au mieux sur le plan thérapeutique. L’expérience d’un médecin coordonnateur à Bordeaux (33) permet de décrire les conditions dans lesquelles s’exerce cette fonction. La prise en compte d’éléments pouvant être considérés comme prédicteurs de risque de récidive est, dans la pratique quotidienne, une préoccupation permanente de ce spécialiste. (Résumé d’éditeur)

 

E. FLORIS, A. DE JESUS, J.P. CANO, S. RAYMONDAUD, E. ROUVEYROL, J.P. BOUCHARD. Les approches thérapeutiques dans l’injonction de soins. Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 25-30

Comme dans les autres cadres de prise en charge en santé mentale, les approches thérapeutiques dans l’injonction de soins sont diverses. Elles reposent sur le principe de leur indication clinique et doivent être réalisées par des thérapeutes formés à leur exercice. Les grands axes thérapeutiques classiques sont utilisés : prise en charge médicamenteuse, psychanalyse et thérapies d’inspiration psychanalytique, thérapies cognitives et comportementales, thérapies de groupe, approche corporelle. (Résumé d’éditeur)

 

F. COCHEZ, M. LESUEUR, M. FAYET, J.P. BOUCHARD. Prendre en charge des sujets relevant de l’injonction de soins. Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 31-35

Des psychologues et un psychiatre témoignent de l’état, clinique de personnes condamnées à un suivi socio-judiciaire avec injonction de soins. Malgré l’extension de l’indication du dispositif, ces suivis complexes concernent souvent des auteurs de violences sexuelles intra-et/ou extra-familiales. Eviter la réitération des faits délictuels et criminels par une prise en charge globale du sujet est un souci majeur tant pour les médecins coordonnateurs que pour les médecins et psychologues traitants. (Résumé d’éditeur)

 

J.P. BOUCHARD, F. COCHEZ. « La meilleure des lois ne fera jamais l’économie d’une réflexion sur le terrain ». Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 36-39

Mis en place en 2006 par le Ministère de la Santé, les Centres Ressources pour les Intervenants auprès des auteurs de violences sexuelles (CRIAVS) agissent en appui auprès des personnes, professionnelles ou non, concernées par l’agir sexuel transgressif. Ils proposent en particulier des outils aux professionnels de justice, de santé et du milieu social pour faciliter le suivi des AVS. Florent Cochez, psychiatre et médecin légiste, responsable du CRIAVS d’Aquitaine évoque dans cet entretien les missions de ces structures régionales, leur lien avec l’injonction de soins et sa pratique. (Résumé d’éditeur)

 

M. JANSSENS. Injonction de soins, le cas des délinquants sexuels en Belgique. Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 40-42

Suite à l’affaire Dutroux qui a secoué  la Belgique en 1996, le ministre de la Justice a signé des accords de coopération avec les trois régions qui composent le pays (Flandre, Wallonie et Bruxelles-Capitale), imposant aux auteurs d’infractions à caractère sexuel une guidance ou un traitement en alternative à la détention. Quel dispositif légal est désormais prévu pour leur prise en charge ? Expérience du centre d’appui bruxellois. (Résumé d’éditeur)

 

 

RECIDIVE

 

I. BERTSCH, T. PHAM, C. REVEILLERE, R. COURTOIS. Evaluation du risque de récidive des auteurs d’infraction à caractère sexuel. Annales Médico-Psychologiques, 175, 2017, pp. 294-296

L’évaluation du risque des auteurs d’infractionss à caractère sexuel (AICS) très développée dans certains pays (Belgique, Canada, Etats-Unis….) reste très controversée et peu utilisée en France. Nous proposons un protocole de recherche qui permettra d’évaluer la prédiction du risque de récidive d’AICS français ç l’aide d’outils standardisés récents et de comparer les résultats obtenus aux données internationales. (Résumé d’éditeur)

 

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