CRIAVS-CENTRE
Centre Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles

jeudi, 09 juillet 2015 07:48

Références bibliographiques Juillet 2015

Écrit par 

CENTRE DE DOCUMENTATION

 

PEINES

 AJP2015 6

Les longues peines (dossier). 

Actualité Juridique Pénal. Juin 2015, n° 6, pp. 280-302

 

 

 

Les longues peines de prison semblent avoir été oubliées de la réforme pénale du 15 août 2014 malgré de grandes attentes des professionnels de l’exécution des peines. En effet, depuis plusieurs années, la politique pénale tend plus à multiplier les « obstacles » à l’aménagement des peines les plus longues plutôt qu’à se soucier de la sortie des personnes qui auront effectué vingt ou trente années de prison. La présentation de l’évolution des textes et de leur incidence concrète illustre parfaitement ce mouvement, de même que l’étude des statistiques de la direction de l’administration pénitentiaire qui permettent de constater une tendance à l’allongement des peines effectuées pour les personnes condamnées à plus de quinze ans de prison.

L’évaluation de l’avenir criminogène ou, au contraire, de la capacité de désistance de la personne est au cœur du processus d’aménagement qui est long. Des « outils » existent pour guider cette évaluation et des procédures ont été créées, comme le passage par la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté (CPMS) qui a des difficultés, toutefois, à trouver sa place dans ce système tel qu’il est conçu actuellement.

Dans cette procédure très longue, l’avocat a également un rôle à jouer dès le début de la peine, rôle qu’il ne doit pas hésiter à investir, y compris là où on ne l’attend pas nécessairement. (résumé d’auteur)

 

BOUVIER Jean-Claude. Le difficile aménagement des longues peines.

Actualité Juridique Pénal. Juin 2015, n° 6, pp. 280-284

 

BLANC Alain. Les longues peines, ou le risque de l’oubli.

Actualité Juridique Pénal. Juin 2015, n° 6, pp. 284-289

 

SENON Jean-Louis, JONAS Carol, VOYER Mélanie. Outils d’évaluation de la dangerosité des personnes condamnés ou plutôt outils d’évaluation des risques, besoins, réceptivité et facteurs pro-criminogènes et de désistance de la personne condamnée.

Actualité Juridique Pénal. Juin 2015, n° 6, pp. 289-293

 

JEANGEORGES Caroline, KENSEY Annie. Les condamnés à une longue peine. Données de cadrage sur les personnes exécutant une peine de 10 ans et plus.

Actualité Juridique Pénal. Juin 2015, n° 6, pp. 294-299

 

BIANCHI Virginie. La défense des personnes condamnées à de longues peines.

Actualité Juridique Pénal. Juin 2015, n° 6, pp. 299-302

 

PRISE EN CHARGE

 

PALARIC Ronan, LE BAS Pascal, MOULIN Valérie. De l’intérêt d’une intervention structurée dans le cadre santé/justice – Eléments de réflexion à partir de deux recherches empiriques.

Actualité Juridique Pénal. Juin 2015, n° 6, pp. 303-306AJP2015 6

 

 

 

 

 

Les interventions auprès de personnes placées sous main de justice structurées ou semi-structurées dans leur contenu et déroulement sont susceptibles de favoriser l’engagement et la mobilisation des participants et de professionnels dans un processus conjoint. Cet article décrit les bénéfices d’une structuration de l’intervention, tant du point de vue du participant, du professionnel que de l’institution en s’appuyant sur deux exemples : les groupes de parole de prévention de la récidive et le groupe thérapeutique structuré. (résumé d’auteur)

 

 

PSYCHIATRIE

 

La liberté d’aller et venir en psychiatrie (dossier) SM199

Santé mentale. N° 199, juin 2015, pp. 28-87

 

 

 

Entre éthique et droit, comment mettre en œuvre des soins qui nécessitent parfois de limiter la liberté d’aller et venir d’un patient ? Soigner sans fermer les portes est devenu au fil du temps une approche de plus en plus rare, dans un contexte administratif et organisationnel toujours plus tendu. Les usagers dénoncent des abus et les soignants eux-mêmes vivent mal ces situations. Il faut d’abord questionner les pratiques dans chaque unité de soin et pour chaque patient.

 

PECHILLON Eric, JONAS Carol. Liberté d’aller et venir : que dit le droit ?, pp. 28-34

 

HAZAN Adeline. « Certaines restrictions de liberté sont anormales », pp. 36-39

 

FRIARD Dominique. Brève histoire de l’enfermement, pp. 40-41

 

MAILLARD-DECHENANS Nicole. « Ils t’attrapent, ils t’attachent, te serrent fort…. », pp. 42-45

 

CARIA Aude, LETAILLEUR Céline, LOUBIERES Céline. Liberté et psychiatrie : les mots des usagers, pp. 46-49

 

WOELFFEL Christiane, SAVARIS Carol. Soigner « clés en main »en psychiatrie, pp. 50-55

 

GAUTIER Tatiana. Du côté de la recherche, pp. 56

 

FRIARD Dominique. Le soin portes ouvertes, une pratique honteuse ? pp. 58-64

 

VERDEAUX Thomas. Une liberté paradoxale en UMD, pp. 66-71

 

DORKEL Mélanie. « Attention voilà Nadia ! Fermez les portes ! », pp. 72-77

 

BANTMAN Patrick. « Aujourd’hui est-il pertinent de fermer l’unité ? », pp. 78-79

 

VON DER WEID Guillaume. Emprisonner la folie ?, pp. 80-85

 

Eléments de bibliographie, pp.86-87

 

 

INFRACTIONS SEXUELLES

 

PELLADEAU Elise, ROQUES Marjorie, POMMIER François. Infractions sexuelles à l’adolescence et psychopathologie. Comparaison entre les actes commis seul et les actes commis en groupe.

Psychothérapies. N° 35, février 2015, pp. 117-129

 

Cette recherche traite des infractions sexuelles commises à l’adolescence et se donnait pour double objectif d’analyser les différences et/ou les similitudes existant entre les infractions sexuelles commises en groupe et les infractions sexuelles commises seul, et de repérer l’organisation psychopathologique des adolescents incriminés. Treize jeunes de sexe masculin, incarcérés pour des faits de viols ou d’agressions sexuelles, seuls ou en groupe, ont été rencontrés en milieu carcéral. Il leur était proposé un entretien individuel de recherche et une passation d’épreuves projectives. Les résultats sont en faveur d’une correspondance entre les profils psychopathologiques des adolescents leaders incarcérés pour des infractions sexuelles commises en groupe et ceux des adolescents incarcérés pour infractions sexuelles commises seul. D’autre par, les tendances relevées sont en faveur de perversion transitoire, et relèguent l’hypothèse de tableaux de perversion transitoire, et relèguent l’hypothèse de tableaux de perversion installée. (résumé d’auteur)

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