CRIAVS-CENTRE
Centre Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles

Bulletin des références bibliographiques

Bulletin des références bibliographiques (42)

Une sélection tirée des dernières parutions. Ces documents sont consultables dans notre centre de documentation.

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Articles francophones

 

GUILLOT Magalie. Perversion/perversité, deux dénis de l’autre. Santé mentale, n° 216, mars 2017, p. 20

Une rubrique bimestrielle pour comprendre les concepts utilisés en psychiatrie… de la pratique vers la théorie et de la théorie vers la pratique. Un double mouvement.

 

BRIE Guillaume. Les délinquants sexuels et leur gestion par le risque : un déni du social (rapport). Les Chroniques du CIRAP, n° 20, janvier 2016, 4 p.

 http://www.enap.justice.fr/sites/default/files/edito/pdf/chroniques_cirap_20_septembre2015.pdf

Cette chronique analyse la prise en charge pénitentiaire des délinquants sexuels à l’aune du paradigme de la gestion des risques. Précisément, la prévention a pris un nouveau sens depuis qu’il est question de lutte contre la récidive : il s’agit moins d’agir sur les causes présumées de la délinquance que de déterminer des individus à risque au vu du renforcement de leur suivi. Dès lors, cette Chronique montre comment cette politique préventive produit une définition du risque et de ses facteurs pour agir ; au risque, pour les promoteurs de cette approche, de prendre la réalité du modèle pour le modèle de la réalité. (Résumé d'éditeur)

 

HOURS Armelle, MESRARI Joséphine. Un groupe conte pour des enfants placés. Santé mentale, n° 216, mars 2017, pp. 16-17

Malmenés par la vie, les enfants accueillis en Maison d’enfants à caractère social (MECS) sont souvent réticents vis-à-vis du soin. Un groupe conte leur propose un espace de créativité où ils peuvent inventer et s’approprier une issue plus favorable. (Résumé d’éditeur)

 

NDIAYE Ibrahima, BA Idrissa, FAYE Papa Lamine, et al. Aspects psychologiques et sociaux chez des mineures victimes d’abus sexuels : sept cas du service pédopsychiatrie, hôpital de Thiaroye, Sénégal. L’information psychiatrique, 2017/3, volume 93, pp. 243-249

Depuis son ouverture en 2006, le service pédopsychiatrie fait face chaque année à une demande de plus en plus croissante de prise en charge d’enfants ou de préadolescentes victimes d’abus sexuels. Il s’agit ici d’un travail original car très peu d’études sur les aspects psychologiques et sociaux des abus sexuels ont été menées dans notre pays. A partir de sept cas cliniques, les auteurs tentent de décrire les réalités psychosociales liées au contexte du viol chez des mineures et leurs familles suivies pour viol au service de pédopsychiatrie du CHNPT de juillet à décembre 2012. (Résumé d’éditeur)

 

ROQUES Marjorie, MAZOYER Anne-Valérie, HARRATI Sonia. L’infanticide maternel et l’inceste paternel à partir d’une analyse des films. A perdre la raison et Elle ne pleure pas, elle chante. Annales médico psychologiques, Avril 2017, volume 175, n° 4, pp. 358-362

A partir de deux situations de filicide maternel et d’inceste paternel – paradigmatiques de la folie parentale -, nous proposons d’éclairer les processus psychiques qui ont mené à ces formes de violence. Grâce à l’analyse d’un matériel cinématographique inspiré de faits divers, nous examinons en quoi ces agirs nous renseignent sur les avatars de la subjectivation parentale et dévoilent combien le lien parental attise et réactive des failles subjectives. Le premier fait divers que nous abordons est celui du quintuple infanticide commis en Belgique par Geneviève Lhermitte en février 2007, qui a servi de trame de fond au film A perdre la raison (2012) de Joachim Lafosse. Afin d’étudier ce cas clinique, nous nous concentrons sur le contexte affectif et la configuration relationnelle qui entourent l’acte meurtrier plutôt que sur le mode opératoire et le déroulement des assassinats. Notre seconde analyse porte sur l’inceste paternel et comment vivre avec et après ce traumatisme, illustré par le film de Philippe de Pierpont (2012), qui s’inspire de l’ouvrage du même du même nom écrit par Amélie Sarn : Elle ne pleure pas, elle chante. (Résumé d’éditeur)

 

SMANIOTTO Barbara, REVEILLAUD Marie. Une fiction, une réalité : réflexions autour de l’addiction à la pornographie. Annales médico psychologiques, Avril 2017, volume 175, n° 4, pp. 320-326

Dans cette contribution nous souhaitons interroger les processus au cœur de l’addiction à la pornographie. Nous appuierons notre réflexion sur le parallèle entre deux histoires, celles de Brandon le « héros » du film Shame ; et celle de Kévin, un homme accueilli en psychothérapie individuelle. Dans le parcours de chacun d’eux, nous repérerons des traumas (en particulier sexuels) faisant l’objet de fixation, ayant entravé, pour une part, leur développement psychique. La fragilité qui en découle contribuerait à l’instauration d’un clivage au sein du Moi. Ces motions clivées, sous l’effet de la contrainte de répétition , menacent constamment de faire retour dans la réalité. Elles trouveraient alors une voie de frayage dans le visionnage compulsif d’images pornographiques. Cette consommation extrême pourrait se comprendre à la fois comme une tentative de donner forme au traumatisme (en appui sur des images réelles) et comme une modalité de décharge de celui-ci. Au regard de cette empreinte traumatique, nous formulerons l’hypothèse que l’addiction à la pornographie s’apparente à une pratique d’incorporation du sexe génital et de la sexualité adulte, marquant l’échec de l’introjection de la génitalité. Enfin, nous montrerons comment la thérapie individuelle peut aider le patient à mettre en lumière les pans traumatiques de son histoire et contribuer à renforcer son narcissisme atteint dans son intégrité sous l’effet du clivage. Plus particulièrement à l’appui du processus de sublimation, la thérapie permettrait de sortir l’addiction à la pornographie du registre de la honte en la transformant en terrain d’exploration au service de la (re)construction du sujet.

 

 

Articles anglophones

 

Bulletin de la documentation de la FFCRIAVS (Fédération Française des Centres Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles) du 1er avril au 7 avril 2017

 

HARBERS Ellen, DESLAURIERS-VARIN Nadine, BEAUREGARD Eric, et al. Testing the Behavioural and Environmental Consistency of Serial Sex Offenders: A Signature Approach. Journal of Investigative Psychology and Offender Profiling, Vol.9 - N°3. October 2012, pp. 259-273

The present study examines consistency of crime behaviour among 347 sexual assaults committed by 69 serial sex offenders. This individual behaviour approach-the so-called signature approach-reveals which features of crime behaviour are consistent across a series and which features are not. The consistency scores were calculated using the Jaccard's coefficient. The results of this study indicate that there are some crime features of a serial sexual assault that can be useful for the purpose of linkage. Another important finding is that consistency scores for different variables within the same category can differ substantially. Moreover, serial sex offenders are more likely to be consistent in their environmental crime features when they are also consistent in their behavioural features, and vice versa. Serial sex offenders are also more likely to be consistent in the behavioural features of their assaults as the crime series gets longer. The implications of the results are discussed in relation to both research and practise. (Résumé d'éditeur)

 

 

CHAN Heng Choon Oliver, BEAUREGARD Eric. Choice of Weapon or Weapon of Choice ? Examining the Interactions between Victim Characteristics in Single-victim Male Sexual Homicide Offenders. Journal of Investigative Psychology and Offender Profiling, Vol.13, n° 1, January 2016, pp. 70-88

As most studies report that the majority of sexual homicide offenders (SHOs) prefer to kill with their own hands, research has largely neglected to examine the choice of weapon by these offenders. The US Supplementary Homicide Reports show that although a large number of SHOs murder their victim using personal weapons (e.g. bare hands and manual or ligature strangulation), the majority use an alternative weapon (e.g. edged weapons, contact weapons, and firearms). The present study hypothesises that the choice of weapon is in part influenced by victim characteristics. To identify specific combinations and interactions between victim characteristics and the choice of a personal or edged weapon during the commission of a sexual homicide, a combination of exhaustive chi-square automatic interaction detector and conjunctive analysis is used on a sample of 2,472 single-victim male SHOs from a 36-year period of Supplementary Homicide Report data (1976–2011). Findings show that SHOs choose their weapon according to some victim characteristics. Implications of the findings are discussed in light of police suspect prioritisation. (Résumé d'éditeur)

 

 

Bulletin de la documentation de la FFCRIAVS (Fédération Française des Centres Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles) du

13 au 19 mai 2017

 

 

LANGTON Calvin, MURAD Zuwaina, HUMBERT Bianca. Childhood sexual, abuse, attachments in childhood and adulthood, and coercive sexual behaviors in community males : main effects and a moderating function for attachment. Sexual abuse, vol. 29, n° 3, april 2017, pp. 207-238

Associations between self-reported coercive sexual behavior against adult females, childhood sexual abuse (CSA), and child–parent attachment styles, as well as attachment with adult romantic partners, were examined among 176 adult community males. Attachment style with each parent and with romantic partners was also investigated as a potential moderator. Using hierarchical multiple regression analysis, avoidant attachment with mothers in childhood (and also with fathers, in a second model) accounted for a significant amount of the variance in coercive sexual behavior controlling for scores on anxious ambivalent and disorganized/disoriented attachment scales, as predicted. Similarly, in a third model, avoidance attachment in adulthood was a significant predictor of coercive sexual behavior controlling for scores on the anxiety attachment in adulthood scale. These main effects for avoidant and avoidance attachment were not statistically significant when CSA and control variables (other types of childhood adversity, aggression, antisociality) were added in each of the models. But the interaction between scales for CSA and avoidance attachment in adulthood was significant, demonstrating incremental validity in a final step, consistent with a hypothesized moderating function for attachment in adulthood. The correlation between CSA and coercive sexual behavior was .60 for those with the highest third of avoidance attachment scores (i.e., the most insecurely attached on this scale), .24 for those with scores in the middle range on the scale, and .01 for those with the lowest third of avoidance attachment scores (i.e., the most securely attached). Implications for study design and theory were discussed. (Résumé d'éditeur)

vendredi, 31 mars 2017 13:50

Références bibliographiques Mars 2017

INJONCTION DE SOINS

 

A. RIVALLAN. Prévenir la dangerosité. Soins Psychiatrie, 2017, n°309, mars/avril, pp. 11

J.P. BOUCHARD, D. BRULIN-SOLIGNAC, C. LODETTI. L’injonction de soins, une mesure pour éviter la récidive. Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 12-16

 

En France, l’injonction de soins est une mesure applicable dans le cadre du suivi socio-judiciaire, créé par la loi du 17 juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles, ainsi qu’à la protection des mineurs. Depuis sa mise en place, ses indications ont été étendues à des infractions d’autres ordres que sexuel. En organisant une triangulation des relations entre les systèmes judiciaire et sanitaire (médecins et psychologues traitants) par l’intermédiaire du médecin coordonnateur, ce dispositif a pour objectif de lutter contre la récidive. (Résumé d’éditeur)

 

F. IRAGNES. L’interaction entre juge et médecins dans l’injonction de soins. Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 17-21

 

Face à l’accroissement des condamnations en matière d’infractions sexuelles, le législateur s’est interrogé dans les années 1990 sur la possibilité de suivre ces criminels et délinquants, présumés plus dangereux, à l’issue de leur peine d’emprisonnement ou de réclusion criminelle. Cette réflexion a abouti à la loi du 17 juin 1998, instaurant la peine de suivi socio-judiciaire (SSJ). Inspirées par quelques faits divers dramatiques, les évolutions législatives qui ont suivi ont renforcé l’arsenal judiciaire destiné à lutter contre la récidive des crimes et délits, les plus graves. Elles font notamment du SSJ la peine de référence pour le prononcé de certaines mesures de sûreté, et de l’injonction de soins la pierre angulaire en matière de prise en charge des condamnés les plus dangereux. Une analyse de l’articulation entre le juge et l’injonction de soins permet de mieux comprendre son rôle. (Résumé d’éditeur)

 

R. GOUMILLOUX. Le risque de récidive une préoccupation majeure du médecin coordonnateur. Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 22-24

Le médecin coordonnateur est nommé par le juge de l’application des peines dès la mise en place d’un suivi socio-judiciaire avec injonction de soins. Sa mission est de faciliter la mise en relation du sujet condamné avec le médecin traitant susceptible de l’accompagner au mieux sur le plan thérapeutique. L’expérience d’un médecin coordonnateur à Bordeaux (33) permet de décrire les conditions dans lesquelles s’exerce cette fonction. La prise en compte d’éléments pouvant être considérés comme prédicteurs de risque de récidive est, dans la pratique quotidienne, une préoccupation permanente de ce spécialiste. (Résumé d’éditeur)

 

E. FLORIS, A. DE JESUS, J.P. CANO, S. RAYMONDAUD, E. ROUVEYROL, J.P. BOUCHARD. Les approches thérapeutiques dans l’injonction de soins. Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 25-30

Comme dans les autres cadres de prise en charge en santé mentale, les approches thérapeutiques dans l’injonction de soins sont diverses. Elles reposent sur le principe de leur indication clinique et doivent être réalisées par des thérapeutes formés à leur exercice. Les grands axes thérapeutiques classiques sont utilisés : prise en charge médicamenteuse, psychanalyse et thérapies d’inspiration psychanalytique, thérapies cognitives et comportementales, thérapies de groupe, approche corporelle. (Résumé d’éditeur)

 

F. COCHEZ, M. LESUEUR, M. FAYET, J.P. BOUCHARD. Prendre en charge des sujets relevant de l’injonction de soins. Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 31-35

Des psychologues et un psychiatre témoignent de l’état, clinique de personnes condamnées à un suivi socio-judiciaire avec injonction de soins. Malgré l’extension de l’indication du dispositif, ces suivis complexes concernent souvent des auteurs de violences sexuelles intra-et/ou extra-familiales. Eviter la réitération des faits délictuels et criminels par une prise en charge globale du sujet est un souci majeur tant pour les médecins coordonnateurs que pour les médecins et psychologues traitants. (Résumé d’éditeur)

 

J.P. BOUCHARD, F. COCHEZ. « La meilleure des lois ne fera jamais l’économie d’une réflexion sur le terrain ». Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 36-39

Mis en place en 2006 par le Ministère de la Santé, les Centres Ressources pour les Intervenants auprès des auteurs de violences sexuelles (CRIAVS) agissent en appui auprès des personnes, professionnelles ou non, concernées par l’agir sexuel transgressif. Ils proposent en particulier des outils aux professionnels de justice, de santé et du milieu social pour faciliter le suivi des AVS. Florent Cochez, psychiatre et médecin légiste, responsable du CRIAVS d’Aquitaine évoque dans cet entretien les missions de ces structures régionales, leur lien avec l’injonction de soins et sa pratique. (Résumé d’éditeur)

 

M. JANSSENS. Injonction de soins, le cas des délinquants sexuels en Belgique. Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 40-42

Suite à l’affaire Dutroux qui a secoué  la Belgique en 1996, le ministre de la Justice a signé des accords de coopération avec les trois régions qui composent le pays (Flandre, Wallonie et Bruxelles-Capitale), imposant aux auteurs d’infractions à caractère sexuel une guidance ou un traitement en alternative à la détention. Quel dispositif légal est désormais prévu pour leur prise en charge ? Expérience du centre d’appui bruxellois. (Résumé d’éditeur)

 

 

RECIDIVE

 

I. BERTSCH, T. PHAM, C. REVEILLERE, R. COURTOIS. Evaluation du risque de récidive des auteurs d’infraction à caractère sexuel. Annales Médico-Psychologiques, 175, 2017, pp. 294-296

L’évaluation du risque des auteurs d’infractionss à caractère sexuel (AICS) très développée dans certains pays (Belgique, Canada, Etats-Unis….) reste très controversée et peu utilisée en France. Nous proposons un protocole de recherche qui permettra d’évaluer la prédiction du risque de récidive d’AICS français ç l’aide d’outils standardisés récents et de comparer les résultats obtenus aux données internationales. (Résumé d’éditeur)

 

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