CRIAVS-CENTRE
Centre Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles

Organisateur

Nous mettons à votre disposition dans cette rubrique à chaque nouvelle parution la lettre d’information de l’Espace romand de prévention  DIS NO pour éviter le premier passage à l’acte d’abus sexuels sur enfants.

Cette lettre fait suite aux travaux de l'association DISNO et du rapport que nous vous avions présenté dans ce sujet

Pour tout renseignement supplémentaire vous pouvez contacter

 

Espace romand de prévention DIS NO

 

+41 840 740 640

 www.espacedisno.ch

 

 https://www.facebook.com/associationdisno/

A partir de Décembre 2017, la lettre est désormais disponible sous format électronique, cliquez sur les liens:

N°6 Décembre 2017

N°7 Mars 2018

N°8 Novembre 2018

N°9 Mars 2019

N° 10 Mai 2019

 

 

mardi, 22 septembre 2015 00:00

Formations par le CRIAVS EPS Ville-Evrard

Inscriptions auprès de

Nelly Tennier Tonnerre

 

CRIAVS Ile de France Nord-Est 

 

 01 43 09 31 06

 

Une loi différente pour les femmes et les hommes en matière de viol ?

Éditorial par André Grépillat. Psychologue clinicien. Thérapeute familial.

Responsable adjoint de la délégation de Grenoble du CRIAVS-Rhône-Alpes

  

En mai dernier, nous apprenions par la presse régionale qu’une femme avait été condamnée à cinq ans d’emprisonnement pour avoir eu, à deux reprises, une relation sexuelle complète avec son fils. Revenons sur les faits, du moins tels qu’ils nous sont rapportés, entre autres, par un journaliste de la région de Belfort-Montbéliard. Dans un contexte familial décrit comme relevant d’une grande misère sociale, la mère d’un jeune garçon aurait eu avec lui, alors qu’il avait environ huit ans, des relations sexuelles allant « jusqu’à la pénétration », est-il écrit dans l’article. Notons que cette femme n’a pas reconnu les faits et que, même si la Justice l’a condamnée, nous devons nous imposer la prudence dans no s commentaires.

Pour la victime, qui arrive bientôt à la majorité civile, on ne peut évidemment pas se poser la question d’un consentement de sa part pour la relation en question, puisque la loi invalide cette possibilité dans une relation sexuelle entre un mineur et un adulte. Ce n’est donc pas l’idée d’un éventuel consentement qui peut expliquer le fait que cette affaire n’ait pas été jugée comme un viol, donc en tant que crime.

Ce qui nous interroge ici, c’est le commentaire du journaliste qui, après avoir cité le Procureur chargé de l’affaire disant que ces faits relèveraient de la Cour d’Assises, nous dit « qu’en droit français, une femme ne peut pas être auteure de viol ». Si nous revenons sur la définition actuelle du viol tel qu’il est décrit par le code pénal français, il est question de « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui… ». Pour parler crûment, dans l’histoire qui nous occupe, il n’est pas question de pénétration par la mère du corps de son fils et, par conséquent, il n’y aurait donc pas de viol commis sur l’enfant.

Nous serions alors en face d’un vide juridique : le législateur n’aurait pas imaginé qu’une femme puisse agir comme le font certains hommes. Cette hypothèse explicative nous parait hautement probable et en adéquation avec les représentations sociales encore dominantes dans notre société. Par exemple, dans les cas de violences intra-familiales, notamment sexuelles, commises par un homme (père ou beau-père, fratrie, autres membres de la famille) sur un ou plusieurs enfants, rarissimes sont les situations où la mère est également inquiétée au cours de l’enquête, que ce soit pour complicité active ou défaut de protection vis-à-vis des victimes (qu’il soit bien entendu que je ne plaide pas pour une condamnation systématique de deux parents, chaque cas est et reste particulier ; mais la question se pose à mon sens, dans certaines situations, d’une injonction de soin pour la famille). Citons aussi, autre exemple parmi tant d’autres du poids de ces représentations, le fait que lors d’une précédente journée d’étude que nous avions organisée sur le thème des « Violences sexuelles au féminin1 », un groupe de manifestants « féministes » avait tenté de forcer l’entrée de l’amphithéâtre pour y distribuer des tracts de protestation en pensant sans doute que nous allions écorner l’image de la femme qui serait pour eux toute bonté et générosité.

Pour autant, faut-il espérer du législateur qu’il prenne ces faits en considération pour redéfinir la notion de viol ? Peut-être bien. Mais en attendant, il nous aurait paru possible de prendre toute la mesure de la formulation actuelle du code pénal «…acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit… » pour y inclure un acte tel que celui dont il est question ici et de renvoyer l’auteure devant une Cour d’Assises.

Notre étonnement reste donc entier, pas seulement par rapport aux propos de ce journaliste. Peut-être la reconnaissance du caractère illicite de cet acte sera-t-elle néanmoins suffisante pour la victime dans son travail de reconstruction psychique.

 Lettre d´information du CRIAVS Rhône-Alpes N°49 - Septembre 2014

1 Actes de la journée d´étude du CRIAVS Rhône-Alpes, Grenoble, 2012, 117 p. - disponible en prêt au centre de documentation - Sommaire en ligne ici

Au sommaire de cette sélection documentaire:

 

EXECUTION DES PEINES

 Les acteurs méconnus de l’exécution des peines (dossier). AJ Pénal. Mai 2014

 

 

DENI

 

 VANDERDSTUKKEN Olivier, PHAM Thierry. Déni chez les auteurs d’agression sexuelle : perspectives théoriques et typologiques. AJ Pénal. Juin 2014

 

 

VIOLENCES FAMILIALES

 

 Les violences familiales : aide aux victimes et répression (dossier). AJ Pénal

 

 

HARCELEMENT SEXUEL

 

 

Harcèlement sexuel : premières applications de la loi du 6 août 2012.

Tribunal correctionnel de Versailles, 27 janvier 2014, n° 146/2014

 

 

PERVERS NARCISSIQUE

 

 Le pervers narcissique dans le couple (dossier). Santé mentale. Mai 2014

 

mardi, 08 juillet 2014 09:12

Bibliographie: La dangerosité

Une bibliographie thématique proposée par le CRIR AVS PACA accessible également sur leur site

mardi, 17 juin 2014 13:55

Le "qu'en dit-on ?"

« Le qu’en dit on » 

C’est un jeu qui permet d’explorer le champ des représentations et des attitudes sur le thème du lien social, en tant que lien à l’autre et à la loi.

Il s’utilise en groupe comme support d’expression avec des populations présentant des problèmes de violence (sexuelle ou non) et de réfléchir à leur mode de relation aux autres. Il peut servir de médiation dans un travail thérapeutique autour du lien interpersonnel.

 

Le jeu est constitué de cartes décrivant des situations ambiguës, et potentiellement conflictuelles, un joueur tire une carte au hasard, lit à haute voix la situation, il argumente sa position, après quoi le groupe débat.

 

IL permet l’exploration de la loi et de l’altérité sans implication directe (on discute autours d’une situation donnée) et permet à chacun de s’exprimer, de se positionner, et de débattre.

 

Il existe 3 versions :

 

- 1 version adulte qui date de 2003 et qui n’est plus disponible.

 

- 1 nouvelle version adulte élaborée en 2013.

 

- 1 version junior élaborée en 2010.

 

Ce jeu peut permettre :

 

  1. d’accéder à leur pensée, leurs émotions, leurs représentations
  2. acquérir une certaine sécurité interne
  3. solidifier leurs assises narcissiques
  4. créer du doute

 

CONSTITUTION DE L’OUTIL

 

Les 3 versions sont construites sur le même modèle

 

60 cartes décrivant chacune une situation relationnelle

 

     4 affichettes : →Acceptable

 

                        → Discutable

 

                        → Non acceptable

 

                        → Interdit par la loi   

 

1 dé avec 6 couleurs (1 par thème)

 

1 livret méthodologique

 

1 livret juridique

 

 

DÉROULEMENT DU JEU

 

A la première séance, avant de commencer le jeu

 

Les intervenants se présentent

 

Établir le cadre du groupe et ses règles (groupe fermé/ouvert ?, nombre et durée des séances, les règles de confidentialité du groupe et la possibilité d’exclusion en cas de non respect de ces règles….)

 

Présenter le jeu au groupe

 

Introduire le jeu

 

On vous propose de donner votre avis, argumenter, discuter entre nous…

 

 

 

 

Colloque 13/04/2012 Les comportements sexuels inappropriés et les agressions sexuelles Carole Boucher, Yves Claveau, Gäetan Tremblay, mise en page Christian Rotureau

 Les actes de ce colloque sont à télécharger gratuitement sur le site du comité franco-québécois (ils se situent environ en milieu de page)

http://www.comite-franco-quebecois.fr/france_quebec.php?cfqips=CFQIPS_les_colloques

 

vendredi, 21 novembre 2014 00:00

Conférence en vidéo: C.Rotureau

L’éducation à la Vie Affective, Amoureuse et Sexuelle chez les personnes ayant une déficience intellectuelle un outil de prévention aux agressions sexuelles et aux comportements sexuels inappropriés.

Conférence réalisée le 17/10/2014 à Tours

Enregistrement diffusé avec l'aimable autorisation de l'auteur, dont les propos constituent la propriété intellectuelle.

 

 

La sexualité, un besoin humain, un sujet parfois tabou, souvent délicat à traiter, et pourtant un droit fondamental.

L’éducation à la vie affective, amoureuse et sexuelle au delà de la connaissance de soi, des relations interpersonnelles, du respect de soi et des autres, etc… est également un moyen de prévention essentiel contre toutes formes d’agression sexuelle sur ou part les personnes présentant une déficience intellectuelle.

Au delà de la présentation touchant l’ensemble de ces aspects, sera présenté l’outil EVAAS québécois qui permet d’accompagner les personnes présentant une déficience intellectuelle modérée de 16 ans et plus dans tout ce cheminement.

 

Christian Rotureau est Directeur Général du CFQIPS : Comité Franco-Québécois pour l’Intégration et la Participation Sociale)

http://www.comite-franco-quebecois.fr 

 

 

lundi, 16 juin 2014 09:38

Fichier GENESIS

Création d'un nouveau fichier conceran les personnes détenues conteant également certaines informaions sur la santé.

Texte de loi en PJ