CRIAVS-CENTRE
Centre Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles

Organisateur

 Janvier – Février – Mars 2015

AU CENTRE DE DOCUMENTATION

 

AUTEURS DE VIOLENCES SEXUELLES

 

HAJBI Mathieu, ROBIN Nadège. Approche psychothérapeutique groupale des majeurs déficients mentaux auteurs de violences sexuelles.

Annales médio-psychologiques. Vol. 173, n° 2, mars 2015, pp. 46-53

 

Les patients déficients mentaux légers, à l’instar des auteurs de violences sexuelles dits valides, sont accessibles aux changements sous réserve d’adaptation de nos outils thérapeutiques et communicationnels envers eux. Une double approche psychothérapeutique, psychodynamique et psychoéducative serait un atout majeur dans l’accompagnement de ces sujets pour réduire leur potentiel transgressif, en général, et en matière de passage à l’acte sexuel. Au-delà des représentations psychiques réduisant la sexualité de ces sujets aux seules démarches de contraception ou de prévention sanitaire, la question posée est essentiellement celle de l’expression de leur sexualité, de sa tolérance, de son ouverture vers l’autre et de la subjectivation du processus sexuel. (résumé d’auteur)

 

HUON Philippe, REBOURG-ROESLER Marie-Christine, LIGHEZZOLO-ALNOT Joëlle, TICHEY (de) Claude. La reconnaissance des émotions chez les auteurs de violence sexuelle : approche différentielle et mise en rapport avec le niveau de conscience de l’acte.

Annales médio-psychologiques. Vol. 173, n° 2, mars 2015, pp. 153-159

À travers une approche croisant les champs de la linguistique et de la psychologie clinique, cette étude vise à montrer le degré d’identification émotionnelle à autrui chez les auteurs de violence sexuelle. Nous faisons l’hypothèse d’un traitement différentiel du registre de l’émotion au sein de cette population. Secondairement, nous posons qu’il y a une correspondance entre le niveau d’identification à autrui et la qualité de l’appropriation subjective du passage à l’acte. Nous avions parlé de trois formes d’appropriation subjective : le geste immotivé, la manœuvre frauduleuse destinée à enclencher une illusion chez soi et chez autrui et la conduite intentionnelle finalisée.

Méthode - Une situation d’énonciation obtenue, dans une situation d’expertise psychologique, par un remaniement de la consigne du subtest Arrangement d’Images de la WAIS-R a été proposée : « raconter une histoire ». Cette procédure est appliquée à 40 sujets masculins, auteurs d’infraction sexuelle mis en examen pour passage à l’acte délictueux. La participation émotionnelle du personnage de l’histoire dans l’action des personnages a été appréhendée par la notion de « schème d’état émotionnel » avec sa traduction perceptivo-motrice en termes de mimique et de posture.

Résultats - Trois groupes de sujets ont été identifiés : absence de participation émotionnelle ou émotions inadéquates produisant des actions immotivées ; émotion orientée à des fins manipulatoires couplée à un comportement de leurre et de tricherie et enfin décodage émotionnel adéquat au service d’une conduite pleinement assumée. Le niveau de conscience émotionnelle de soi et la faculté d’empathie sont des qualités déterminantes dans la conscience qu’un sujet a de son acte délictuel : partielle, totale ou absente.(résumé d’auteur)

 

SMANIOTTO B., REVEILLAUD M., FELICIER M.. Parcours thérapeutique d’un adolescent auteur de violences sexuelles pris en charge dans un dispositif de soins spécifiques.

Neuropsychiatrie de l’enfance et de l’adolescence. Vol. 62, 6, octobre 2014, pp. 379-385

Cette contribution s’inscrit dans nos réflexions autour de la prise en charge des adolescents auteurs de violences sexuelles. En effet, qu’il s’agisse d’un comportement exploratoire de la sexualité ou de la manifestation d’une déviance déjà structurée, une réponse thérapeutique adaptée à ces actes apparaît indispensable. Le dispositif « Conduite Accompagnée » que nous avons élaboré est une psychothérapie de groupe destiné à des adolescents pubères et mineurs ayant commis des violences sexuelles. Chacune des 12 séances d’1 h 30 comporte deux phases : un temps d’échanges libres autour d’un thème ; un temps où la parole est médiatisée par un jeu spécifiquement conçu à cet effet. Les objectifs sont de prévenir la répétition des actes et d’inviter l’adolescent à un travail sur lui-même, sa sexualité, sa relation aux autres afin de contribuer à un mieux-être global. Nous suivrons le parcours de Mohamed, 15 ans, les circonstances de ses passages à l’acte, son placement judiciaire et son cheminement dans une session thérapeutique. Nous repérerons les fragilités liées à son histoire : absence du père, migration, traumatismes culturels dont une confrontation précoce à la pornographie. Nous montrerons comment ses ressources ont été mobilisées, d’une part, par son implication dans le groupe où il a pu faire l’expérience du lien à l’autre dans un cadre sécurisant et découvrir ses capacités d’empathie ; d’autre part, grâce au maillage, à l’intrication de différents niveaux d’enveloppes (« enveloppe partenariale » ; « enveloppe thérapique » ; « enveloppe groupale ») favorisant les possibilités de changement de ces adolescents.(résumé d’auteur)

 

 

EXPERTISE PSYCHIATRIQUE

 

PRAT Sébastien, JONAS Carol. Analyse qualitative de rapports, d’expertise psychiatrique concernant des faits de pornographie infantile.

Annales Médico-psychologiques. Vol. 173, n° 2, mars 2015, pp. 148-152

 

La pornographie infantile fait partie des infractions à caractère sexuel pour lesquelles le magistrat demande une expertise psychiatrique. Dans la littérature scientifique, il est mis en évidence différents profils psychopathologiques. L’expertise psychiatrique doit tenir compte de ces profils. Nous avons choisi d’étudier l’aspect qualitatif des rapports d’expertises sur le sujet. Nous proposons une grille de lecture permettant de guider l’analyse des sujets mis en examen pour la détention, la diffusion et/ou la production de matériel pornographique infantile, au vu des données recueillies dans la littérature scientifique. (résumé d’auteur)

 

PRISON

 

 AJP12.2014

CHOLET, Didier. Les nouvelles prisons : quel bilan ?

 

AJ Pénal (Actualité juridique pénal). N° 12, décembre 2014, pp. 567-569

 

  Un plan de constuction de 13 200 places de prison a été décidé en 2002 qui conduira à la construction de 33 nouveaux établissements pénitentiaires. Les premières prisons issues de ce plan sont entrées en fonction en 2007. Un bilan peut désormais être dressé. Il est plutôt mitigé. Ces nouvelles prisons sont-elles adaptées aux fonctions de la peine fixées par le législateur ?

 

 

Santeact430

Prison : quelle place pour la promotion de la santé ? (dossier)

 

 

La santé en action. N° 430, décembre 2014

 

 

 

 

Le dossier central de ce numéro dresse l’état des lieux de la santé en prison, décrypte les méthodes d’intervention des professionnels, en particulier pour la prise en charge et la prévention. Surtout, il s’attache à analyser comment concrètement les personnels et les établissements développent des actions de promotion de la santé pour les détenus. Une vingtaine d’experts font le point sur l’état des connaissances et des pratiques.

Introduction
Khadoudja Chemlal

La santé en milieu carcéral :
état des lieux en France et à l’étranger

Élodie Godin-Blandeau, Charlotte Verdot, Aude-Emmanuelle Develay

La prévention dans la prise en charge
sanitaire des personnes détenues

Benoît Vallet

Prison et éducation à la santé
Jean-Marie Delarue

Éléments de vie quotidienne en détention
Khadoudja Chemlal

La santé en milieu carcéral :
point de vue de l’administration pénitentiaire

Isabelle Gorce

Regard d’ethnologue sur la santé des détenus
Pierre-Jacques Dusseau

Santé et prison : paroles de l’intérieur
Pierre-Jacques Dusseau

« Nous privilégions une approche individuelle, basée sur la confiance »
Entretien avec François Cordonnier et Emmanuelle Laplanche

« La nurserie en milieu pénitentiaire contribue
à un meilleur accompagnement des mères et des enfants
»
Entretien avec Françoise Guinot

« L’activité physique, un levier pour l’estime de soi des mineurs détenus »
Entretien avec Bruno Benoist

« Le yoga peut être un outil d’éducation à la santé en prison »
Entretien avec André Weill

De la femme emprisonnée et son rapport au corps
Catherine Mercier

Formation et accompagnement :
des leviers pour la promotion de la santé en prison

Valérie Lemonnier, Christine Ferron

Pour en savoir plus
Laetitia Harountunian

 

SOINS PENALEMENT ORDONNES

BODIC (Le) Cédric, MICHELOT Mannaïg, ROBIN Didier. Les soins pénalement ordonnés. Cadre légal et revue de la littérature.

Annales Médico-psychologiques. Vol. 173. n° 2, mars 2015, pp. 197-202

 

L’objectif de l’article est de comprendre les enjeux liés à l’articulation entre la justice pénale et la psychiatrie. Plus précisément, il s’agit d’interroger les implications relatives aux soins pénalement ordonnés. Pour ce faire, l’article propose dans un premier temps une présentation des trois cadres légaux constituant l’ossature des soins pénalement ordonnés. Dans un deuxième temps, il revient sur les débats, tant des professionnels du droit que des professionnels du soin, faisant suite à la mise en place de ces dispositifs. En particulier celui né avec la loi du 17 juin 1998. Ces réactions portent aussi bien sur le dispositif lui-même que sur ses implications sur les acteurs concernés. Ainsi nous verrons que plusieurs points problématiques émergent de la loi, tels que le secret médical, le consentement du patient, l’absence d’une demande authentique, et enfin la transformation du crime en maladie. (résumé d’auteur)

BODIC (Le) Cédric, MICHELOT Mannaïg, ROBIN Didier. Les soins pénalement ordonnés. Mise en place. Mise en place d’un dispositif d’accueil de patients sous main de justice au sein d’un service de psychiatrie de secteur.

Annales Médico-psychologiques. Vol. 173. N° 2. Mars 2015, pp. 203-210

L’article traite des soins pénalement ordonnés et des difficultés qui leur sont liées du point de vue des soignants. Il débute par une présentation du dispositif d’accueil des patients sous main de justice mis en place au sein d’un service de psychiatrie de secteur. Puis il se poursuit par un état des lieux des situations reçues au sein du service, en ambulatoire et plus rarement en hospitalisation. Il aborde ensuite, à partir de ces mêmes situations, les difficultés concrètes de l’articulation entre santé et justice lors de la mise en place de la prise en charge. Celles-ci tiennent notamment à des problèmes de compréhension des attentes du juge par les soignants. Enfin, deux situations cliniques viennent illustrer, pour l’une la manière dont le dispositif a permis d’engager un suivi, pour l’autre la manière dont, malgré le dispositif, un certain nombre de difficultés ont mis le soin en péril. (résumé d’article)

 

 

VICTIMES D’AGRESSIONS SEXUELLES

 

VASSEUR Patricia. Annales médico Traumatisme psychique des victimes d’agressions sexuelles avec possible soumission chimique. Prise en charge aux UMJ

Annales médico-psychologiques. Vol. 173, n° 2. Mars 2015, pp. 168-173

Chaque année, de nombreuses personnes portent plainte pour agression sexuelle avec suspicion de soumission chimique. Les circonstances sont souvent les mêmes : un contexte festif avec une forte alcoolisation, puis une amnésie avec un réveil difficile et les stigmates d’une activité sexuelle. Les victimes attendent que l’examen effectué aux UMJ apporte la preuve de l’agression et de l’administration de produits à leur insu. Selon une étude menée aux UMJ de l’Hôtel-Dieu, dans la majorité des cas, seule l’alcoolisation massive est responsable des symptômes, ce qui entraîne un grand sentiment de culpabilité chez les plaignants. La plupart d’entre eux présentent une forte anxiété et des symptômes de psycho-traumatisme. La prise de conscience d’une certaine forme de responsabilité dans le déroulement des faits accroît leur désarroi. Chez les personnes rendues vulnérables par des antécédents traumatiques, le risque de passage à l’acte suicidaire peut être accru. Une prise en charge empathique et chaleureuse des soignants des UMJ, ainsi qu’une plus juste répartition des responsabilités peuvent aider à la reconstruction des personnes qui seront alors orientées vers les professionnels du réseau pour une prise en charge globale médico-psycho-sociale.(résumé d’auteur)

 

mercredi, 24 juin 2015 00:00

Sexes et Images

Le reportage photo signé Marie-Luise Pellmann proposé par Sébastien Duclocher de "La Jetée"

 https://www.flickr.com/photos/129537595@N02/sets/72157651395195337/

 Vidéos à venir...

 

Argument des journées

 

En ce qu’il les exprime, les figure, parfois les dénonce, l’Art est témoin des normes qui régissent la culture dans laquelle il émerge. La façon dont il est reçu et perçu par un public dans un contexte donné, la façon dont il est parfois contrôlé, censuré, interdit, nous informe aussi sur les codes sociaux qui nous encadrent parfois malgré nous. 

Force de création, l’Art est aussi prescripteur de normes. Libéré des carcans, il peut se révéler subversif, transgressif, et ainsi bousculer, déranger, questionner les règles sociales, religieuses…légales. 

Sexe et Art forment alors un couple explosif, parfois « trash ». Car si le sexe est intime, l’Art l’expose, le met en scène, crée le choc. Si le sexe est lieu privilégié d’expression de la transgression, l’Art l’exploite, lui fait écho, lui donne un support pour exister. Tel quel. 

Mais l’Art a aussi fonction de média. Il permet alors de dire l’indicible, d’illustrer l’imperceptible, de nommer ce dont personne ne parle et qui pourtant n’est pas obscène en soi. Si la sexualité est intime, elle ne doit pas pour autant être tue. L’Art ouvre alors les portes de l’expression, du sens critique. 

Car l’Art et le sexe ont ça de commun qu’ils peuvent prétendre à être des espaces de liberté… Des espaces toujours en conquête au sein d’un monde réglé. 

Des Venus aux mangas, que dit l’Art visuel de notre sexualité et des normes qui l’encadrent ? L’Art/le sexe est-il sujet à l’immoralité l’illégalité ou en est-il affranchi ? Quels deviennent dès lors sa fonction sociale, son/ses discours ? Dans une époque où prime le visuel, quel impact les images (sexuelles) ont-elles réellement sur nous ? Faut-il se préserver des images ?

lundi, 23 février 2015 10:11

Les violences sexuelles d'adolescents

Les Violences sexuelles d'adolescents - Fait de société ou histoire de famille ?

Recueil des actes des conférences plénières et de 2 ateliers tenus lors du colloque "Adolescents, violences sexuelles et famille" organisé par le CRIAVS Centre les 21 et 22 Novembre 2013 à Tours.

Sous la direction de Alain HARRAULT et Claude SAVINAUD

Co-Auteurs : Sylvie AYMONNIER - Jean BOITOUT - Christian BOURG - Jean-yves CHAGNON - Magali FELICIER - Thierry GOGUEL D-ALLONDANS - Florian HOUSSIER - Marie REVEILLAUD - Pascal ROMAN - Audrey SCHILLINGER - Barbara SMANIOTTO - Jean-jacques YVOREL

Enfances & PSY - la petite collection - collection dirigée par Jean-Louis Le Run

ISBN : 978-2-7492-4636-9 / EAN : 9782749246369 / 14.50 €

Le thème des adolescents abuseurs sexuels est ici abordé sous un angle à la fois anthropologique, historique, clinique, juridique... à l’initiative du Centre de ressources sur les auteurs de violences sexuelles (CRIAVS Centre).

Préface de François Marty

Dans les médias ainsi que dans les consultations, les adolescents auteurs de violence sexuelle sont de plus en plus nombreux. Ils viennent interroger les soignants dans leur clinique et leur pratique, à l'instar de la société qui a bien du mal à contenir l’émotion suscitée et à réagir au mieux en évitant la banalisation ou la précipitation.

À l’initiative du Centre ressource pour les intervenants auprès des auteurs de violence sexuelle (CRIAVS), cet ouvrage réunit des professionnels et des chercheurs venus d’horizons différents. Ils y abordent la problématique des adolescents abuseurs sexuels sous un angle à la fois anthropologique, historique, clinique, juridique, et ouvrent des perspectives soignantes sans simplification ni dogmatisme.

« Cet ouvrage tente de penser cette violence impensable pour leurs agresseurs et propose des pistes de réflexion concernant leur prise en charge dans l'espoir de les mettre sur le chemin de leur humanisation. Donner sens à ces conduites horribles pour que la sexualité ne soit pas une arme utilisée contre l'angoisse mais au contraire comme une forme de lien à l'autre et comme une des voies – pleine de plaisir dans la rencontre avec l’autre reconnu dans son altérité - de la subjectivation. »

François Marty

 

 

vendredi, 30 octobre 2015 00:00

Catalogue des formations CRIAVS MP

Vous trouverez ci-joint le catalogue des formations organisées par le CRIAVS Midi-Pyrénées.

Contact

Corinne HONORE
Secrétaire
 
C.R.I.A.V.S Midi-Pyrénées
Centre Ressources pour les Intervenants
auprès d'Auteurs de Violences Sexuelles
7,rue du Colonel Driant
31400 TOULOUSE
Tél . : 05 61 14 90 10 Fax : 05 62 17 61 22
Courriel :   Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
                 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
 
mercredi, 31 décembre 2014 10:36

Rapport ONDRP 2014

Voici le lien qui conduit vers le rapport annuel 2014 de l'Office National Des Réponses Pénales (ONDRP).

  http://www.inhesj.fr/ondrp/les-publications/rapports-annuels

Vous trouverez, également, en pièces jointes,  les deux plaquettes infographie réalisées pour la première fois à cette occasion et synthétisant les principaux résultats de l’enquête de victimation « Cadre de vie et sécurité » INSEE/ONDRP.

mercredi, 31 décembre 2014 10:28

Sexualité et handicap mental: levons les tabous

Article en PJ écrit par Béatrice Courtois publié par le magazine du CGOS et diffusé avec leur aimable autorisation.

"Pour libérer la parole des patients sur un sujet souvent tabou, l'établissement public de santé Alsace-Nord (EPSAN) a mis en place un "théâtre-forum" sur la vie amoureuse et la sexualité des personnes atteitnes de maladies mentales.

Source : C.G.O.S Magazine n°95, 3e trimestre 2014, Béatrice Courtois 

Une journée d'étude "Hypersexualisation, pornographie, prostitution et technologies de la communication" organisée par la DDCS et destinée aux professionnels a eu lieu le jeudi 22 janvier 20 à l'Université François Rabelais (salle Thélème). 
Elle est la continuité des travaux du groupe de travail partenarial "prostitution cachée", mis en place en 2008 qui avait pour objectif de réfléchir et de mettre en place des actions pour le public jeune âgé de 18 à 30 ans. Elle est, notamment, la suite de la conférence "sexualité et nouvelles technologies : quels dangers pour la jeunesse ?" qui avait eu lieu en novembre 2011 à la Pléiade et pour laquelle il a été demandé de la remettre en place, voire d'approfondir le contenu avec des experts. 
 
Les vidéo et diaporama des interventions sont disponibles en suivant ce lien vers le site de la préfecture 37:
vendredi, 09 août 2019 00:00

formations ERIOS -CRIAVS Grande Aquitaine

Vous trouverez, ci-dessous, le lien vers le Catalogue de formations 2020 d'ERIOS (CRIAVS Aquitaine).
L'édition PDF dispose d'un sommaire interactif, permettant d'accéder d'un simple clic à la fiche de la formation souhaitée.
Le Catalogue 2019 est toujours disponible à l'adresse :   https://www.ffcriavs.org/les-criavs/erios-criavs-aquitaine/
ERIOS (CRIAVS Aquitaine)
121 rue de la Béchade
CS 81285
33076 Bordeaux Cedex
Tél : 05 56 56 67 45
Fax : 05 56 56 67 25

Une sélection d'articles sur le thème de la Pédophilie

Risque de récidive des AVS

Focus sur l'usage des jeux comme médiateurs dans le dossier de Santé Mentale

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lundi, 23 mars 2015 00:00

Conférence en vidéo: J-C. Chanseau

L'effroi sans le sexe

 

Cette conférence s'est tenue le 23 Janvier 2015 aux Halles de Tours salle 121 de 14h à 16h.

La vidéo est diffusée avec l'aimable autorisation de l'auteur dont les propos constituent la propriété intellectuelle

Le Dr J-C Chansseau est ancien chef de service des hôpitaux, Psychiatre, psychanalyste,  et expert près la cour de cassation.

 

Le titre de ce propos est choisi en référence à la réflexion érudite de Pascal Quignard dans son ouvrage "le sexe et l'effroi".

Nous analyserons la situation d'interdit sexuel de fait infligé aux personnes handicapées.

Nous tenterons de préciser des conséquences spécifiques et méconnues de cet état de fait sur le fonctionnement des institutions accueillant ces persones handicapées.

Notre analyse, enrichie par les pertinents travaux de Maryline Barillet-Lepley, en particulier dans son ouvage "sexualité et handicap. Le paradoxe des modèles", affrontera trois défis face à la violence spécifique subie par les personnes handicapées dans la reconnaissance et le respect de leur sexualité.

  Défi 1 : Parvenir à penser l'antinomie de fait qui régit, par une violence spécifique, la sexualité des personnes handicapées.

  Défi 2 : Parvenir à discerner le paradoxe auquel est confronté l'éducateur en "mission impossible" de soutenir l'épanouissement du sujet handicapé face au déni du droit à la sexualité de ces personnes.

  Défi 3 :  Parvenir à spécifier et à dépasser les impasses qui figent l'espace institutionnel où s'affrontent le projet en risque d' "idéalité" de l'éducateur et son incontournable assignation au strict respect de l'éthique de responsabilité qui impose la pesanteur de la réalité du champs social.

Nous conduirons une réflexion sur l'effroi, non exprimable mais lourdement ressenti, des professionnels de l'éducaiton devant cette impossible élaboration du sexuel, sexuel assigné à ne pas faire lien possible, à susciter un sentiment de vide qui n'est pas le rien (rien entendu en référence aux données de la physique contemporaine qui établit que le "vide" est rempli de "corps", inactifs, imperceptibles et habituellement indétectables qu'une "excitation" adéquate peut "révéler", "animer" et rendre ainsi détectables).

L'éducateur est exposé soit à un sentiment d'inutilité soit à celui d'être assigné à une mission de censure pour masquer ce sexe qui menace celui qui le regarde, comme la Gorgone fige et pétrifie celui qui la regarde.

L'interdit de penser cette sexualité aux effets sidérants a effectivement sidéré la recherche et le cheminement culturel qui n'ont construit aucune références techniques professionnelles à l'usage des éducateurs dans ce registre. Ces professionnels ne disposent pas de méthodologie ou de protocoles d'action validés qui constitueraient une forme de jurisprudence de l'agir faisant référence pour justifier une "conduite à tenir". Ainsi, dans ces situations de confrontation au sexe dénié ou faisant effraction sans organisation possible, situations pluriquotidiennes qui assaillent les éducateurs, l'éducateur est en situation qui a effet de "l'obliger" à résoudre une situation insoluble. Cette obligation s'impose dans l'urgence de la compression du temps de l'ici et maintenant, sans ne posséder aucun des instruments organisant des initiatives validées.

Confronté à cet insoluble situation, l'éducateur est au coeur d'un paradoxe finement analysé par M. Barillet-Lepley. Cette impasse confronte à l'effroi. COnfronté à la violence induite par cette situation paradoxale que nous analyserons, l'éducateur est en état de totale solitude. Il doit inventer et créer ses actes-réponses dans l'effroi de la pensée sidérée, de l'agir sans la culture éthique qui conforte les actes techniques validés.

La nature spécifique de cet effroi impose qu'une réflexion pluridisciplinaire des et dans les institutionssoit repensée. Cet effroi infiltre et sidère les mouvements institutionnels qui en sont dénaturés en accumulant les conflits et impasses pour absorber la violence latente de l'irrésolu.

Nous avancerons quelques repères et réflexions pour soutenir la capacité de penser et d'analyser cet effroi qui dénie aux personnes handicapées leur droit imprescriptible à leur sexualité comme pour tous les êtres humains. Nous évaluerons des effets négatifs de ces situations sur la dynamique institutionnelle.

Jean-Claude Chanseau