CRIAVS-CENTRE
Centre Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles

Organisateur

mercredi, 22 novembre 2017 00:00

Archive: Colloque -Tours- 08/12/2017

MERCI à tous les intervenants pour la qualité de leur présentation et leur implication dans ces dispositifs de soin en milieu ouvert comme en milieu carcéral.

Cette journée a rappelé l'importance d'une pratique en lien avec les autres professionnels: co-thérapeutes et rencontres santé-justice.

Le CRIAVS peut soutenir les professionnels déjà engagés dans l'accom^pagnement des AVS comme ceux qui souhaiteraient s'y lancer.

Le  programme complet reste téléchargeable en bas de page

lundi, 31 juillet 2017 09:42

Lettre d'information du CRAVS Bretagne

Nous vous relayons (sous forme de lien hypertexte) la nouvelle mouture de la publication de nos collègues bretons qui paraît désormais tous les deux mois (à la place de l'ancienne lettre d'information et du bulletin de veille documentaire).
 
Juillet 2017
 
  • Les statistiques de la délinquance
  • La violence conçue et expliquée par des hommes
  • Violences conjugales et justice pénale
  • Prévention de la violence et de la maltraitance
  • L'agression sexuelle sur mineur

Les infirmières face à la sexualité des patients (dossier coordonné par Isabelle CLAVAGNIER). La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 17-31

Alors que de nombreux patients vivent en établissement ou y séjournent régulièrement, un pan entier de leur humanité est négligé : leur vie intime et sexuelle. Pourtant, elle existe et s’exprime tant bien que mal. L’on oublie trop vite que la chambre de la personne soignée est son unique espace privé. Les soignants « confrontés », bien plus qu’on ne le pense, aux questions, envies, besoins et pratiques sexuelles des patients se trouvent souvent démunis et gênés. Comment réagir dans de telles situations ? Comment parler de sexualité avec la personne soignée ? Avec l’équipe ? Comment allier vie en institution et sexualité ? Brisons le tabou.

 

GOMEZ Jean-François. La sexualité dans l’institution entre déni et prescription. La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 18-20

La sexualité est un sujet difficile à aborder, même au XXIe siècle, en Occident. Il demeure tout aussi complexe, sinon plus, d’en parler dans les établissements de soins, médico-sociaux ou sociaux. Prendre en compte la sexualité des personnes en institution requiert autant une prise en considération collective qu’un travail sur soi. Tour d’horizon de la situation aujourd’hui.

 

CLAVAGNIER Isabelle. Quand la sexualité des patients s’invite dans le quotidien des soins. La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 21-22

La vie intime et le désir sexuel des patients surgissent dans l’univers des soins de manières très diverses. Ces situations différentes ouvrent les débats, ébranlent des certitudes. Témoignages de soignants.

 

MICHON Florence, BOUMAIZA Leila, DESSIAUME Laetitia, MARTHELY Chantal, COTE Christelle, DARTIQUE Pascal, KOUCHLEF Agnès. Les jeunes handicapés moteurs face à leur sexualité. La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 23-24

En centre de soins et de rééducation, l’équipe soignantes en charge du suivi médical et paramédical de jeunes handicapés moteurs scolarisés en internat à Vaucresson (92) est régulièrement confrontée aux interrogations des adolescents sur le vie relationnelle et sexuelle. Un accompagnement global et individuel adapté a été mis en place. La clé de voûte est la relation de confiance.

 

CLAVAGNIER Isabelle. « La personne handicapée doit pouvoir déterminer sa vie intime ». La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 25-26

Diplômée en sexologie et santé publique, Sheila Warembourg exerce comme formatrice en formation initiale auprès des étudiants infirmiers et éducateurs et en formation continue auprès des équipes soignantes. Elle anime aussi des groupes de parole avec des personnes en situation de handicap et leur famille pour répondre aux problématiques en lien avec l’intimité et la sexualité. Entretien.

 

CEINOS Roser, FERNANDEZ Sandra. Prévention des comportements sexuels à risque en psychiatrie. La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 27-29

Les pratiques sexuelles en hôpital psychiatrique sont une réalité. Prévenir les comportements à risque est une responsabilité institutionnelle, longtemps « négligée ». Etablir un dialogue entre soignants et soignés autour de la vie sexuelle et affective doit favoriser des pratiques éclairées, consentantes et sans prises de risque. Partage de pratique avec une équipe hospitalière du Comité sida sexualités prévention.

 

OLLAGNIER Claire, CETOUT Evelyne, COUTINEAU Marylène. La sexualité de nos aînés en institution de soins. La revue de l’infirmière, n° 176, décembre 2011, pp. 30-31

Les évolutions sociétales influencent l’hôpital mais la place de la sexualité y reste marginale. Le sujet est tabou même au sein des familles et notamment si la personne hospitalisée est âgée. Pourtant l’expression de ce besoin naturel vient souvent se confronter au quotidien des soins. De quoi engager une réflexion en équipe pour inclure la sexualité dans le projet de soins et de vie de la personne âgée. Partage d’expérience.

 

Sexualité : handicaps et vulnérabilités. Sexologies, 2016, 25, pp. 93-121

 

GIAMI Alain. Sexualité et handicaps : de la stérilisation eugénique à la reconnaissance des droits sexuels (1980-2016). Sexologies, 2016, 25, pp. 93-99

Cet article présente les grandes étapes de la prise en charge de la sexualité des personnes désignées comme handicapées mentales depuis le début des années 1980. Il met en évidence les liens entre les représentations et les pratiques institutionnelles et sociales. L’étude mobilise des documents produits au cours de cette époque : publications, actes de congrès, avis administratifs et éthiques. Les analyses font bien apparaître une évolution des idées dans les attitudes et la prise en charge des personnes désignées comme handicapées mentales qui est marquée par une reconnaissance progressive de la sexualité de ces personnes. La prévention de l’infection à VIH – au début des années 1990 – a largement contribué à cette reconnaissance. Une nouvelle étape est franchie avec les propositions de mettre en place une forme d’assistance sexuelle visant à intervenir directement sur les comportements et les relations. La possibilité de parentalité reste considérée comme problématique. Les droits sexuels de ces personnes ne sont pas encore pleinement reconnus.

 

NAYAK Lucie. Les scripts de la sexualité des personnes désignées comme « handicapées mentales ». Sexologies, 2016, 25, pp. 100-106

A partir d’une enquête qualitative réalisée par entretiens avec des personnes considérées comme « handicapées mentales » et des éducateurs spécialisés en France et en Suisse, cet article présente une typologie des scripts sexuels développés par des personnes « handicapées mentales », dans le contexte de promotion du concept de « santé sexuelle » qui se diffuse actuellement dans le milieu de l’éducation spécialisée. Les résultats opèrent une rupture avec les représentations dominantes en déconstruisant les spécificités communément prêtées à la sexualité des personnes ainsi désignées. Alors que, de façon quasi systématique, leurs comportements sexuels sont expliqués par leur seul handicap, l’analyse montre que les différentes catégories de sexualité observées ne sont pas propres aux personnes « handicapées ». En revanche, elle met en évidence l’influence de la désignation en tant que personnes « handicapées mentales » sur la vie sexuelle de celles et ceux qui en ont fait l’objet, et donc le caractère socialement construit de cette sexualité.

BRASSEUR Pierre. De la mixité au droit : sexualité et intimité dans les institutions accueillant malades et handicapés depuis les années 1970. Sexologies, 2016, 25, pp. 107-113

Cet article revient sur la mise en place de la mixité et les réflexions politiques sur la sexualité élaborées au sein d’établissements français accueillant des malades et handicapés durant les années 1970. A partir d’un travail sur archives (essentiellement autour de la consultation des principales revues sur le handicap), il contribue à l’archéologie naissante de la question « handicap et sexualité » en France. Après avoir montré comment est introduite la question de la mixité et de la sexualité dans les institutions en France durant les années 1970, il propose une réflexion sur la situation la plus contemporaine. Il montre que la rhétorique de la mixité n’est plus du tout employée, au profit d’un discours sur les droits à la sexualité, pas toujours bien maîtrisé par les professionnels du champ du handicap.

 

DESHAYS Catherine. Sexualité en institution psychiatrique : commencer une réflexion éthique. Sexologies, 2016, 25, pp. 114-121

En institution psychiatrique, l’évolution des comportements et du droit entraînent des paradoxes : concomitante de la conception paternaliste du soin et de la conception contractuelle du soin, nécessité de protéger des personnes vulnérables et qu’elles puissent exercer leur autonomie. Chaque situation mérite une réflexion éthique approfondie pour interroger les représentations, les valeurs en tension entre la conception du soin et les besoins des patients. Lors de la préparation d’un colloque éthique interrogeant nos représentations et nos pratiques face à la sexualité. Dans les années 1980, parallèlement à la mixité imposée par la loi de secteur et à la libération sexuelle ont émergé des innovations audacieuses favorisant l’expression de la sexualité au sein de l’hôpital psychiatrique. Actuellement, le règlement intérieur de l’hôpital précise que « les relations sexuelles sont interdites dans les locaux hospitaliers ». Portons-nous la trace de l’organisation historique de notre hôpital psychiatrique ? Au milieu des discours qui définissent l’humain, ses droits, ses idéaux de santé et de bonheur, quelle éthique pour penser cette question de l’humain ? La manière dont nous nous comportons, dont nous sommes en relation parle de la manière dont nous pensons l’humain. La psychiatrie est particulièrement au cœur de ces questions concernant l’être atteint d’une pathologie ou non dans son rapport au monde et cela nous concerne tous : les patients, les soignants, dans notre manière d’être à la rencontre de notre humanité, la sienne et la nôtre.

 

Autres articles du site en lien avec la thématique

Bibliographie thématique 2013

Dossier 2014 (références légales, rapports, compte rendu de l'expérience suisse...)

Articles francophones

 

GUILLOT Magalie. Perversion/perversité, deux dénis de l’autre. Santé mentale, n° 216, mars 2017, p. 20

Une rubrique bimestrielle pour comprendre les concepts utilisés en psychiatrie… de la pratique vers la théorie et de la théorie vers la pratique. Un double mouvement.

 

BRIE Guillaume. Les délinquants sexuels et leur gestion par le risque : un déni du social (rapport). Les Chroniques du CIRAP, n° 20, janvier 2016, 4 p.

 http://www.enap.justice.fr/sites/default/files/edito/pdf/chroniques_cirap_20_septembre2015.pdf

Cette chronique analyse la prise en charge pénitentiaire des délinquants sexuels à l’aune du paradigme de la gestion des risques. Précisément, la prévention a pris un nouveau sens depuis qu’il est question de lutte contre la récidive : il s’agit moins d’agir sur les causes présumées de la délinquance que de déterminer des individus à risque au vu du renforcement de leur suivi. Dès lors, cette Chronique montre comment cette politique préventive produit une définition du risque et de ses facteurs pour agir ; au risque, pour les promoteurs de cette approche, de prendre la réalité du modèle pour le modèle de la réalité. (Résumé d'éditeur)

 

HOURS Armelle, MESRARI Joséphine. Un groupe conte pour des enfants placés. Santé mentale, n° 216, mars 2017, pp. 16-17

Malmenés par la vie, les enfants accueillis en Maison d’enfants à caractère social (MECS) sont souvent réticents vis-à-vis du soin. Un groupe conte leur propose un espace de créativité où ils peuvent inventer et s’approprier une issue plus favorable. (Résumé d’éditeur)

 

NDIAYE Ibrahima, BA Idrissa, FAYE Papa Lamine, et al. Aspects psychologiques et sociaux chez des mineures victimes d’abus sexuels : sept cas du service pédopsychiatrie, hôpital de Thiaroye, Sénégal. L’information psychiatrique, 2017/3, volume 93, pp. 243-249

Depuis son ouverture en 2006, le service pédopsychiatrie fait face chaque année à une demande de plus en plus croissante de prise en charge d’enfants ou de préadolescentes victimes d’abus sexuels. Il s’agit ici d’un travail original car très peu d’études sur les aspects psychologiques et sociaux des abus sexuels ont été menées dans notre pays. A partir de sept cas cliniques, les auteurs tentent de décrire les réalités psychosociales liées au contexte du viol chez des mineures et leurs familles suivies pour viol au service de pédopsychiatrie du CHNPT de juillet à décembre 2012. (Résumé d’éditeur)

 

ROQUES Marjorie, MAZOYER Anne-Valérie, HARRATI Sonia. L’infanticide maternel et l’inceste paternel à partir d’une analyse des films. A perdre la raison et Elle ne pleure pas, elle chante. Annales médico psychologiques, Avril 2017, volume 175, n° 4, pp. 358-362

A partir de deux situations de filicide maternel et d’inceste paternel – paradigmatiques de la folie parentale -, nous proposons d’éclairer les processus psychiques qui ont mené à ces formes de violence. Grâce à l’analyse d’un matériel cinématographique inspiré de faits divers, nous examinons en quoi ces agirs nous renseignent sur les avatars de la subjectivation parentale et dévoilent combien le lien parental attise et réactive des failles subjectives. Le premier fait divers que nous abordons est celui du quintuple infanticide commis en Belgique par Geneviève Lhermitte en février 2007, qui a servi de trame de fond au film A perdre la raison (2012) de Joachim Lafosse. Afin d’étudier ce cas clinique, nous nous concentrons sur le contexte affectif et la configuration relationnelle qui entourent l’acte meurtrier plutôt que sur le mode opératoire et le déroulement des assassinats. Notre seconde analyse porte sur l’inceste paternel et comment vivre avec et après ce traumatisme, illustré par le film de Philippe de Pierpont (2012), qui s’inspire de l’ouvrage du même du même nom écrit par Amélie Sarn : Elle ne pleure pas, elle chante. (Résumé d’éditeur)

 

SMANIOTTO Barbara, REVEILLAUD Marie. Une fiction, une réalité : réflexions autour de l’addiction à la pornographie. Annales médico psychologiques, Avril 2017, volume 175, n° 4, pp. 320-326

Dans cette contribution nous souhaitons interroger les processus au cœur de l’addiction à la pornographie. Nous appuierons notre réflexion sur le parallèle entre deux histoires, celles de Brandon le « héros » du film Shame ; et celle de Kévin, un homme accueilli en psychothérapie individuelle. Dans le parcours de chacun d’eux, nous repérerons des traumas (en particulier sexuels) faisant l’objet de fixation, ayant entravé, pour une part, leur développement psychique. La fragilité qui en découle contribuerait à l’instauration d’un clivage au sein du Moi. Ces motions clivées, sous l’effet de la contrainte de répétition , menacent constamment de faire retour dans la réalité. Elles trouveraient alors une voie de frayage dans le visionnage compulsif d’images pornographiques. Cette consommation extrême pourrait se comprendre à la fois comme une tentative de donner forme au traumatisme (en appui sur des images réelles) et comme une modalité de décharge de celui-ci. Au regard de cette empreinte traumatique, nous formulerons l’hypothèse que l’addiction à la pornographie s’apparente à une pratique d’incorporation du sexe génital et de la sexualité adulte, marquant l’échec de l’introjection de la génitalité. Enfin, nous montrerons comment la thérapie individuelle peut aider le patient à mettre en lumière les pans traumatiques de son histoire et contribuer à renforcer son narcissisme atteint dans son intégrité sous l’effet du clivage. Plus particulièrement à l’appui du processus de sublimation, la thérapie permettrait de sortir l’addiction à la pornographie du registre de la honte en la transformant en terrain d’exploration au service de la (re)construction du sujet.

 

 

Articles anglophones

 

Bulletin de la documentation de la FFCRIAVS (Fédération Française des Centres Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles) du 1er avril au 7 avril 2017

 

HARBERS Ellen, DESLAURIERS-VARIN Nadine, BEAUREGARD Eric, et al. Testing the Behavioural and Environmental Consistency of Serial Sex Offenders: A Signature Approach. Journal of Investigative Psychology and Offender Profiling, Vol.9 - N°3. October 2012, pp. 259-273

The present study examines consistency of crime behaviour among 347 sexual assaults committed by 69 serial sex offenders. This individual behaviour approach-the so-called signature approach-reveals which features of crime behaviour are consistent across a series and which features are not. The consistency scores were calculated using the Jaccard's coefficient. The results of this study indicate that there are some crime features of a serial sexual assault that can be useful for the purpose of linkage. Another important finding is that consistency scores for different variables within the same category can differ substantially. Moreover, serial sex offenders are more likely to be consistent in their environmental crime features when they are also consistent in their behavioural features, and vice versa. Serial sex offenders are also more likely to be consistent in the behavioural features of their assaults as the crime series gets longer. The implications of the results are discussed in relation to both research and practise. (Résumé d'éditeur)

 

 

CHAN Heng Choon Oliver, BEAUREGARD Eric. Choice of Weapon or Weapon of Choice ? Examining the Interactions between Victim Characteristics in Single-victim Male Sexual Homicide Offenders. Journal of Investigative Psychology and Offender Profiling, Vol.13, n° 1, January 2016, pp. 70-88

As most studies report that the majority of sexual homicide offenders (SHOs) prefer to kill with their own hands, research has largely neglected to examine the choice of weapon by these offenders. The US Supplementary Homicide Reports show that although a large number of SHOs murder their victim using personal weapons (e.g. bare hands and manual or ligature strangulation), the majority use an alternative weapon (e.g. edged weapons, contact weapons, and firearms). The present study hypothesises that the choice of weapon is in part influenced by victim characteristics. To identify specific combinations and interactions between victim characteristics and the choice of a personal or edged weapon during the commission of a sexual homicide, a combination of exhaustive chi-square automatic interaction detector and conjunctive analysis is used on a sample of 2,472 single-victim male SHOs from a 36-year period of Supplementary Homicide Report data (1976–2011). Findings show that SHOs choose their weapon according to some victim characteristics. Implications of the findings are discussed in light of police suspect prioritisation. (Résumé d'éditeur)

 

 

Bulletin de la documentation de la FFCRIAVS (Fédération Française des Centres Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles) du

13 au 19 mai 2017

 

 

LANGTON Calvin, MURAD Zuwaina, HUMBERT Bianca. Childhood sexual, abuse, attachments in childhood and adulthood, and coercive sexual behaviors in community males : main effects and a moderating function for attachment. Sexual abuse, vol. 29, n° 3, april 2017, pp. 207-238

Associations between self-reported coercive sexual behavior against adult females, childhood sexual abuse (CSA), and child–parent attachment styles, as well as attachment with adult romantic partners, were examined among 176 adult community males. Attachment style with each parent and with romantic partners was also investigated as a potential moderator. Using hierarchical multiple regression analysis, avoidant attachment with mothers in childhood (and also with fathers, in a second model) accounted for a significant amount of the variance in coercive sexual behavior controlling for scores on anxious ambivalent and disorganized/disoriented attachment scales, as predicted. Similarly, in a third model, avoidance attachment in adulthood was a significant predictor of coercive sexual behavior controlling for scores on the anxiety attachment in adulthood scale. These main effects for avoidant and avoidance attachment were not statistically significant when CSA and control variables (other types of childhood adversity, aggression, antisociality) were added in each of the models. But the interaction between scales for CSA and avoidance attachment in adulthood was significant, demonstrating incremental validity in a final step, consistent with a hypothesized moderating function for attachment in adulthood. The correlation between CSA and coercive sexual behavior was .60 for those with the highest third of avoidance attachment scores (i.e., the most insecurely attached on this scale), .24 for those with scores in the middle range on the scale, and .01 for those with the lowest third of avoidance attachment scores (i.e., the most securely attached). Implications for study design and theory were discussed. (Résumé d'éditeur)

« Dé-monstrer » : Comprendre et aider ceux qui sont traités de monstre

À la rencontre des auteurs de violences sexuelles

Dr Marie Réveillaud et Barbara Smaniotto

Résumé

Les discours médiatique, politique, voire psychiatrique concernant les auteurs de violences sexuelles véhiculent l’idée que ces sujets seraient des « monstres » ayant perdu toute humanité. Rien n’est plus humain au contraire. À la suite de Claude Balier, précurseur dans ce domaine, cet ouvrage souhaite sortir les auteurs de violences sexuelles de leur statut de monstre en les accueillant dans leur humanité. C’est dans cette restauration qu’ils pourront penser leurs victimes et cheminer dans la compréhension de leur acte pour éviter sa réitération.
L’objet de cet ouvrage est le partage de quinze ans d’élaboration et de pratiques cliniques auprès des auteurs de violences sexuelles. Il propose une réflexion à partir de dispositifs thérapeutiques spécifiques : sessions de groupes de parole pour les détenus, psychodrame psychanalytique de groupe pour les adultes et « Conduite Accompagnée », s’appuyant sur un média jeu élaboré par leur équipe, pour les adolescents. Toutes ces thérapies – illustrées par des cas cliniques – utilisent le groupe comme outil princeps du travail psychique des patients.
Ce livre répond ainsi à une demande sociétale de prise en charge de ces sujets, dont le parcours psychique et social doit passer par un processus de « ré-humanisation ». Un ouvrage engagé qui démontre qu’il est possible de « dé-monstrer » le « monstre ».

Plus d'infos szur le site de l'éditeur In Press: http://www.inpress.fr/project/de-monstrer/

vendredi, 31 mars 2017 13:50

Références bibliographiques Mars 2017

INJONCTION DE SOINS

 

A. RIVALLAN. Prévenir la dangerosité. Soins Psychiatrie, 2017, n°309, mars/avril, pp. 11

J.P. BOUCHARD, D. BRULIN-SOLIGNAC, C. LODETTI. L’injonction de soins, une mesure pour éviter la récidive. Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 12-16

 

En France, l’injonction de soins est une mesure applicable dans le cadre du suivi socio-judiciaire, créé par la loi du 17 juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles, ainsi qu’à la protection des mineurs. Depuis sa mise en place, ses indications ont été étendues à des infractions d’autres ordres que sexuel. En organisant une triangulation des relations entre les systèmes judiciaire et sanitaire (médecins et psychologues traitants) par l’intermédiaire du médecin coordonnateur, ce dispositif a pour objectif de lutter contre la récidive. (Résumé d’éditeur)

 

F. IRAGNES. L’interaction entre juge et médecins dans l’injonction de soins. Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 17-21

 

Face à l’accroissement des condamnations en matière d’infractions sexuelles, le législateur s’est interrogé dans les années 1990 sur la possibilité de suivre ces criminels et délinquants, présumés plus dangereux, à l’issue de leur peine d’emprisonnement ou de réclusion criminelle. Cette réflexion a abouti à la loi du 17 juin 1998, instaurant la peine de suivi socio-judiciaire (SSJ). Inspirées par quelques faits divers dramatiques, les évolutions législatives qui ont suivi ont renforcé l’arsenal judiciaire destiné à lutter contre la récidive des crimes et délits, les plus graves. Elles font notamment du SSJ la peine de référence pour le prononcé de certaines mesures de sûreté, et de l’injonction de soins la pierre angulaire en matière de prise en charge des condamnés les plus dangereux. Une analyse de l’articulation entre le juge et l’injonction de soins permet de mieux comprendre son rôle. (Résumé d’éditeur)

 

R. GOUMILLOUX. Le risque de récidive une préoccupation majeure du médecin coordonnateur. Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 22-24

Le médecin coordonnateur est nommé par le juge de l’application des peines dès la mise en place d’un suivi socio-judiciaire avec injonction de soins. Sa mission est de faciliter la mise en relation du sujet condamné avec le médecin traitant susceptible de l’accompagner au mieux sur le plan thérapeutique. L’expérience d’un médecin coordonnateur à Bordeaux (33) permet de décrire les conditions dans lesquelles s’exerce cette fonction. La prise en compte d’éléments pouvant être considérés comme prédicteurs de risque de récidive est, dans la pratique quotidienne, une préoccupation permanente de ce spécialiste. (Résumé d’éditeur)

 

E. FLORIS, A. DE JESUS, J.P. CANO, S. RAYMONDAUD, E. ROUVEYROL, J.P. BOUCHARD. Les approches thérapeutiques dans l’injonction de soins. Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 25-30

Comme dans les autres cadres de prise en charge en santé mentale, les approches thérapeutiques dans l’injonction de soins sont diverses. Elles reposent sur le principe de leur indication clinique et doivent être réalisées par des thérapeutes formés à leur exercice. Les grands axes thérapeutiques classiques sont utilisés : prise en charge médicamenteuse, psychanalyse et thérapies d’inspiration psychanalytique, thérapies cognitives et comportementales, thérapies de groupe, approche corporelle. (Résumé d’éditeur)

 

F. COCHEZ, M. LESUEUR, M. FAYET, J.P. BOUCHARD. Prendre en charge des sujets relevant de l’injonction de soins. Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 31-35

Des psychologues et un psychiatre témoignent de l’état, clinique de personnes condamnées à un suivi socio-judiciaire avec injonction de soins. Malgré l’extension de l’indication du dispositif, ces suivis complexes concernent souvent des auteurs de violences sexuelles intra-et/ou extra-familiales. Eviter la réitération des faits délictuels et criminels par une prise en charge globale du sujet est un souci majeur tant pour les médecins coordonnateurs que pour les médecins et psychologues traitants. (Résumé d’éditeur)

 

J.P. BOUCHARD, F. COCHEZ. « La meilleure des lois ne fera jamais l’économie d’une réflexion sur le terrain ». Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 36-39

Mis en place en 2006 par le Ministère de la Santé, les Centres Ressources pour les Intervenants auprès des auteurs de violences sexuelles (CRIAVS) agissent en appui auprès des personnes, professionnelles ou non, concernées par l’agir sexuel transgressif. Ils proposent en particulier des outils aux professionnels de justice, de santé et du milieu social pour faciliter le suivi des AVS. Florent Cochez, psychiatre et médecin légiste, responsable du CRIAVS d’Aquitaine évoque dans cet entretien les missions de ces structures régionales, leur lien avec l’injonction de soins et sa pratique. (Résumé d’éditeur)

 

M. JANSSENS. Injonction de soins, le cas des délinquants sexuels en Belgique. Soins Psychiatrie, 2017, n° 309, mars/avril, pp. 40-42

Suite à l’affaire Dutroux qui a secoué  la Belgique en 1996, le ministre de la Justice a signé des accords de coopération avec les trois régions qui composent le pays (Flandre, Wallonie et Bruxelles-Capitale), imposant aux auteurs d’infractions à caractère sexuel une guidance ou un traitement en alternative à la détention. Quel dispositif légal est désormais prévu pour leur prise en charge ? Expérience du centre d’appui bruxellois. (Résumé d’éditeur)

 

 

RECIDIVE

 

I. BERTSCH, T. PHAM, C. REVEILLERE, R. COURTOIS. Evaluation du risque de récidive des auteurs d’infraction à caractère sexuel. Annales Médico-Psychologiques, 175, 2017, pp. 294-296

L’évaluation du risque des auteurs d’infractionss à caractère sexuel (AICS) très développée dans certains pays (Belgique, Canada, Etats-Unis….) reste très controversée et peu utilisée en France. Nous proposons un protocole de recherche qui permettra d’évaluer la prédiction du risque de récidive d’AICS français ç l’aide d’outils standardisés récents et de comparer les résultats obtenus aux données internationales. (Résumé d’éditeur)

 

vendredi, 27 avril 2018 00:00

Catalogue formations URSAVS - Lille

Les formations se déroulent à l'URSAVS, 57 Boulevard de Metz, 59037 Lille cedex.
 
Restant bien entendu à votre disposition pour toute information.
 
Cordialement.
 
Cyril NOTTEBAERE
Assistant médico-administratif chargé des formations à l’URSAVS
Tél : 03 20 44 44 35
Fax : 03 20 44 44 36
Mail :   Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
vendredi, 03 mars 2017 15:14

Formations CRAVS Bretagne

Pour toute information, contactez le CRAVS au 02 99 28 99 04 ou   Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. .

mercredi, 01 février 2017 08:41

Références bibliographiques Janvier 2017

AUTEURS DE VIOLENCES SEXUELLES

 

C. HUGON, S. VILLAIN. La dimension corporelle, support pour assouplir le clivage dans les soins aux auteurs de violence sexuelle. Violence et psychiatrie, 2014, vol. 13, n°1

La clinique de la violence sexuelle nous confronte au registre du primaire voire de l’originaire. Le corporel, la représentation et le mouvement y sont encore intriqués. Les recours à l’acte prennent racines dans les achoppements de ces fondements identitaires, qui émanent du corporel. Les groupes thérapeutiques permettent l’émergence d’éléments non verbaux, qui peuvent y être contenus et transformés dans le sens d’une décorporation et d’une mise en représentation. Il y est donc question d’articulation entre le registre primaire et secondaire ainsi qu’entre la voie de l’affectif et la voie de l’idéal. (Résumé d’éditeur)

 

M. RAYMOND. Les auteurs de crimes sexuels sur internet. Violence et psychiatrie, 2015, vol. 14, n° 1, 14 p.

 

Cet article aborde la question des crimes sexuels sur internet (accès, possession, distribution de pornographie juvénile, leurre informatique) de même que la question souvent posée à savoir si les auteurs de tels crimes sont aussi des agresseurs sexuels actifs ou des agresseurs sexuels potentiels. Les caractéristiques distinguant les auteurs de crimes sexuels sur internet des auteurs d’agressions sexuelles avec contact seront précisées de même que les facteurs de risque associés aux abus sexuels avec contact. Les mécanismes par lesquels les consommateurs de pornographie juvénile peuvent en venir à commettre des agressions sexuelles avec contact seront présentés. Des pistes d’intervention s’adressant aux auteurs de crimes sexuels sur internet seront proposées. (Résumé d’éditeur)

 

 

INCESTE

 

K. HAINSWORTH. L’inceste « mis au secret ». Cahiers jungiens de psychanalyse, n° 114, 01/06/2005, pp. 21-31

 

La réflexion porte sur les enjeux complexes de l’analyse et du passage du réel au symbolique chez une patiente ayant subi un inceste de la part de sa mère. Le travail clinique qui a permis que les vécus traumatiques et les transactions incestueuses transgénérationnelles sortent du secret, s’est appuyé sur la symbolisation et la mise en forme par la peinture. (Résumé d’éditeur)

 

 

SUIVI SOCIOJUDICIAIRE

R. GOUMILLOUX. Prédicteurs de risque de récidive dans le cadre de suivis socio judiciaires avec injonction de soins. L’Information psychiatrique, août 2016, volume 92, pp. 642-648

 

Au cours de cinq années d’exercice de la fonction de médecin coordonnateur de suivis socio judiciaires, l’auteur a mis en évidence des facteurs pouvant être considérés comme prédictifs de risque de récidive. Il s’agit notamment des sujets sortant de détention, ayant des antécédents judiciaires, condamnés pour agressions sexuelles de femmes adultes, isolés. Aucune récidive n’a été observée ni chez les sujets sortant de détention, primo-délinquants, ni chez les sujets n’ayant pas été détenus. Les tableaux cliniques sont divers. Les modes des prises en charge, essentiellement par des psychiatres et des psychologues, en centres médico psychologiques ou en exercice libéral, étaient également divers. (Résumé d’éditeur)

 

 

SUICIDE ET TRAVAIL

 

COLLECTIF. Suicide et travail (dossier). Santé mentale, décembre 2016, n° 213, pp. 23-75

Depuis quelques années, les suicides sur le lieu de travail ou en lien avec les situations de travail interpellent. Les causes sont-elles à explorer dans le milieu du travail, la vie professionnelle ou des pathologies préexistantes ? Dans des établissements de soin sous tension, les soignants sont pour leur part exposés au risque spécifique de fatigue compassionnelle. Dans ce contexte, la prévention concerne directement la qualité du travail, les échanges dans le collectif et le rôle facilitateur de l’encadrement. (Résumé d’éditeur)

-      Peut-on établir un lien entre suicide et travail – D. Lhuilier

-      Santé au travail et rôle des encadrants – P. Sarnin

-      « Epidémie » de suicides chez les infirmiers ? – F. Vatin

-      Souffrance au travail et douleur morale – B. Miani

-      De la fatigue émotionnelle à la fatigue compassionnelle – P. Zawieja

-      Face au risque suicidaire des soignants – M. Charazac-Brunel

-      Qui est responsable et pourquoi est-il mort , - Louis Hecktor

-      Suicide des infirmiers : facteurs fragilisants et facteurs protecteurs – P. Delmas

-      Infirmières : à risque ... D. G. Tremblay

-      Bibliographie